À Toulouse, Coca-Cola réorganise sa production et supprime des postes
Jean-Christophe Magnenet
Jean-Christophe Magnenet
À Castanet-Tolosan, la boisson est aigre-douce. Le site de production et d'embouteillage de Coca-Cola European Partners (CCEP) de l'agglomération toulousaine est directement concerné par le plan de "modernisation de l'organisation" présenté ce mois-ci. Ici, le groupe annonce des volumes en hausse, mais des effectifs en baisse. "Le marché français est en profonde mutation", explique-t-on du côté de l'entreprise. Le consommateur se tourne en effet de plus en plus vers des boissons non-gazeuses, comme les thés glacés et les eaux, et délaisse les soft drink à bulles. "Nos volumes écoulés ont ainsi diminués de 4% en France depuis 2013", glisse-t-on du côté de Coca-Cola.
Conséquence directe : "l'outil de production se trouve aujourd'hui dans une situation de surcapacité", indique CCEP. Pour optimiser son parc à cette évolution de marché et "renouer avec la croissance", la suppression de 128 postes est envisagée dans l'Hexagone, répartie sur les cinq usines françaises du groupe, "qui ont des coûts de production supérieurs à ceux des autres pays européens", détaille le groupe Son site occitan va d'un côté voir son effectif, actuellement composé de 106 personnes selon la direction, diminuer de quatre postes, et de l'autre bénéficier d'une "réallocation des volumes". En clair, la production va diminuer sur certaines usines pour augmenter à Castanet-Tolosan.
"Une seconde ligne de production a en effet été créée en 2009 pour livrer le grand Sud de la France, et un investissement a été réalisé sur l'ancienne ligne, pour produire les formats demandés par les hard-discounter", précise Stéphane Ethève, délégué syndical CFDT de l'usine de Castanet-Tolosan.
Quant à la réduction annoncée des effectifs, Stéphane Ethève souligne que "quatre postes, cela peut paraître peu, mais dans une usine qui fonctionne aux 3x8, cela peut déséquilibrer l'organisation", rappelant que, selon lui, "en comptant les vacants, on va passer de 114 à 108 postes".
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"Sous couvert d'un marché en baisse, Coca-cola en profite pour diminuer l'effectif global, en faisant petit à petit des plans sociaux déguisés", juge-t-il. "CCEP a pour objectif de proposer un plan d'accompagnement social exemplaire afin que chaque salarié impacté puisse trouver une solution durable en terme d'emploi", souligne de son côté le groupe. Coca-cola compte privilégier, dans un premier temps, le redéploiement interne, les départs volontaires et un dispositif de pré-retraite.
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Jean-Christophe Magnenet