À Toulouse, Sopra Steria contraint d'innover pour recruter

Florine Galéron
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Sopra steria a suivre a paris
Jacky Naegelen

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"Oui, il nous arrive de n'avoir aucune candidature pour certains postes en ingénierie logicielle ou dans la cybersécurité", confie Sébastien Leforestier, directeur adjoint régional de Sopra Steria. Le n°3 Français des services informatiques et numériques est en pleine croissance mais peine à recruter dans un secteur en tension.
En février dernier, une étude publiée par l'Apec révélait que sur la moitié des 16 000 à 17 700 embauches de cadres prévues en 2018 en Occitanie concerne des fonctions informatiques et les sociétés d'ingénierie. À Toulouse, à titre d'exemple, Alten prévoit 650 embauches, Assystem Technologies table sur 420 recrutements, CGI sur 225 postes...
Du côté de Sopra Steria (3000 collaborateurs en Occitanie), "nous prévoyons 400 à 500 embauches à Toulouse et 800 sur l'ensemble de la région si on inclut les sites de Montpellier et Montauban, informe Sébastien Leforestier. Le directeur observe : "le marché du travail est de plus en plus tendu. Ce secteur connaît une croissance exponentielle, nous faisons face à une pénurie de profils au niveau national mais particulièrement dans la région qui est celle qui emploie le plus dans les services numériques".
Pour recruter, le groupe doit multiplier des canaux. "Nous avons une trentaine de personnes en alternance et une soixantaine de stagiaires chaque année à Toulouse. Cela débouche dans 90% des cas sur une embauche en CDI", poursuit-il. Le groupe organise aussi des interventions dans les écoles d'ingénieurs pour attirer les candidats.
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Sopra Steria a surtout annoncé le 20 mars un partenariat avec l'Ipi, l'école informatique du groupe IGS pour créer une classe de 25 élèves dédiée à l'ingénierie logicielle. Les élèves seront en alternance pendant deux ans dans l'entreprise de services numériques et auront la garantie d'y être embauché en CDI à l'issue de leur formation (un bac+5 de chef de projet en ingénierie logicielle). Ils suivront des 120 heures de cours sur des technologies de pointe : IOT, big data, intelligence artificielle. "Les technologies connaissent des cycles de vie de plus en plus courts. Elles duraient 2-3 ans alors qu'aujourd'hui il y a une nouvelle technologie qui naît chaque trimestre ! Parfois les écoles ne sont pas à jour, par exemple il y a quelques année c'était le cas sur le cloud", note Sébastien Leforestier.
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