Enquête : Rodez redoute la fermeture de "La Bosch"

Pierrick Merlet
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Bosch Rodez, une ville, une usine. Ce titre en forme de slogan, est celui d'un livre paru en 2011 aux éditions Privat. Son auteur, Pierre-Marie Terral, y mettait en lumière les liens tissés entre le territoire aveyronnais et le site industriel spécialisé dans la fabrication d'injecteurs, de buses d'injecteurs et de bougies de préchauffage pour moteurs Diesel. L'usine compte tellement pour la ville de Rodez et son agglomération, que ses habitants la surnomment depuis toujours "La Bosch".
Le site a ouvert ses portes en 1962 au cœur de la zone d'activités de Cantaranne, à Onet-le-Château. Au fil des décennies, le groupe allemand en a fait la plus importante de toutes ses implantations industrielles en France, Bosch Rodez devenant le premier employeur du département. Ce statut perdure encore mais il est menacé. Car depuis plusieurs années, le marché des moteurs diesel en France, comme en Europe, connaît une chute brutale. Rien que dans l'Hexagone, le diesel équipait 40 % des véhicules vendus en 2018, selon les estimations du Comité des constructeurs français d'automobiles, contre 73 % en 2012. Une telle dégringolade n'est pas sans conséquences pour le site ruthénois.
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Cette estimation émane de l'accord de transition 2018-2021, signé l'été dernier entre les représentants du personnel et la direction de la multinationale allemande, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 77,9 milliards d'euros en 2018. En contrepartie de cet accord, l'entreprise s'est engagée à investir 14 millions d'euros afin de rénover l'une des deux lignes de production d'injecteurs que compte l'usine.
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