Usine Bosch de Rodez : un accord a été signé entre syndicats et direction

Pierrick Merlet

Bosch Rodez
DR

Pierrick Merlet

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Est-ce la fin d'un long feuilleton ? En tout cas, c'est une étape de franchie. Après plusieurs mois de longues négociations, les syndicats et la direction du site ont signé l'accord de transition 2018-2021 pour l'usine Bosch de Rodez, située dans l'Aveyron (12).
Ce site du groupe allemand produit uniquement des injecteurs pour les moteurs diesel. Face au déclin du marché du diesel et aux nouvelles normes européennes concernant ces pièces mécaniques qui doivent rentrer en vigueur en 2020, l'avenir du site était incertain. Pour le maintenir en vie, la direction de Bosch s'était engagée à investir les 14 millions d'euros nécessaires au maintien de l'activité à Rodez et de ses emplois, mais uniquement en l'échange de la signature d'un accord de transition entre les syndicats et la direction du site. Ce qui a été chose faite mercredi 4 juillet.
"La signature de cet accord va pouvoir débloquer pour notre site, un investissement pour la modification d'une ligne d'injecteurs vers les nouvelles générations respectant les nouvelles normes de pollution", a souligné dans un communiqué le syndicat Sud de Bosch Rodez, le syndicat majoritaire sur le site.
"Une garantie de volume a minima de 8 % des quantités d'injecteurs vendus en Europe également été actée ce qui permettra d'occuper complètement cette ligne modifiée", a précisé quant à elle la CFE-CGC également dans un communiqué datant du 26 juin.
Cet accord permet de maintenir la totalité des emplois présents actuellement sur le site, soit 1 600 pour le moment. Néanmoins, le site industriel qui alimente économiquement toute l'agglomération voire le département par son activité, devrait voir celle-ci diminuer.
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Cette problématique a longtemps fait reculer les syndicats sur la possibilité d'aboutir à un accord. D'ailleurs, à la mi-juin, la CGT s'est retirée de la table des négociations refusant de signer "un tel accord déséquilibré".
Néanmoins, pour limiter le recours à cette activité partielle, des "mesures dites retardatrices seront imposées aux salariés" d'après le communiqué de la CFE -CGC, signataire de l'accord avec SUD et la CFDT. Deux -tiers de l'ensemble des congés seront imposés par la direction pour arrêter la production. Grâce à un accord annexe, les salariés de plus de 57 ans pourront aménager leur temps de travail et les salariés qui le souhaitent pourront convertir leur prime du 13ème mois en jours de congés supplémentaires.
Toutes ces mesures ne vont pas changer le problème de fond de ce site industriel historique : sa dépendance au marché du diesel. Et c'est l'autre engagement du côté du groupe allemand dans cet accord : "Bosch soutiendra la diversification industrielle de l'usine afin de lui permettre de se tourner vers divers secteurs tels que l'aéronautique, l'hydrogène et d'autres applications automobiles, ainsi que l'horlogerie", explique l'entreprise dans un récent communiqué.
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"Nous avons 10 personnes à temps plein sur le site et des supports externes pour mener à bien cette mission", assure de son coté Olivier Pasquesoone. En espérant qu'il ne soit pas trop tard pour les 1 600 salariés de "La" Bosch.
Pierrick Merlet