À Toulouse, la crainte d'une escale Air France "réduite à peau de chagrin"

Florine Galéron
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57 emplois sacrifiés par Air France à l'aéroport de Toulouse", pouvait-on lire sur le t-shirt de Laurent Bontemps le 9 juillet dernier dans le cortège de la manifestation organisée par la CGT pour défendre la filière aéronautique régionale.
Comme lui, beaucoup s'inquiètent pour leur avenir après qu'Air France a annoncé le 3 juillet un plan prévoyant plus de 7 500 suppressions de postes d'ici à fin 2022. Avec un effectif d'un millier de personnes, Toulouse est le deuxième bassin d'emplois de la compagnie aérienne dans l'Hexagone. Elle dispose de plusieurs sites dans la Ville rose : l'escale à l'aéroport, un centre de maintenance industrielle, des fonctions support (commercial, etc.), l'un des trois sites informatiques d'Air France, ainsi qu'une agence de voyages.
Avec ce nouveau plan de restructuration, "un lourd impact" est attendu sur le bassin toulousain d'après Christophe Malloggi, secrétaire général de FO chez Air France.
Le syndicaliste souligne que depuis une dizaine d'années, la compagnie enchaîne les plans sociaux. "C'est au moins le huitième". Le salarié de l'escale Laurent Bontemps abonde : "Au 1er avril, une trentaine de personnes sont parties dans le cadre du plan précédent. Et maintenant, on veut encore réduire de 25% l'effectif de l'escale".
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Même si les départs volontaires seront privilégiés, les syndicats craignent que des salariés soient poussés vers la sortie. "Nous nous opposerons à tout licenciement sec et aux mutations forcées qui pourraient être proposées vers la région parisienne. Beaucoup travaillent depuis 30 à 35 ans à Toulouse et donc n'ont pas envie de déménager. Nous demandons des reclassements dans le bassin d'emploi", ajoute Christophe Malloggi.
Florine Galéron