Au terme de plus de trois mois de négociations, la direction d'Airbus et les syndicats doivent signer ce lundi 12 octobre un accord sur le PSE et un deuxième texte sur l'activité partielle de longue durée (APLD). Si dans le premier texte, il ne sera pas inscrit noir sur blanc l'absence de départs contraints, Force ouvrière annonce à La Tribune avoir obtenu de la direction de réétudier le reliquat de postes à supprimer fin mars pour trouver des solutions afin d'éviter tout licenciement. Des mesures compensatoires ont également été acceptées concernant l'APLD. Les précisions.C'est une étape cruciale dans les négociations sur le plan social d'Airbus. Les syndicats et la direction se retrouvent lundi 12 octobre pour étudier un accord sur le PSE et un deuxième texte sur l'activité partielle de longue durée (APLD). Dans La Tribune le 9 octobre, Dominique Delbouis, coordinateur Force Ouvrière d'Airbus Group s'était dit prêt à signer ces deux textes : "Nous sommes en train d'arriver au terme de la négociation. En ce qui concerne Force Ouvrière, elle est terminée". Le syndicat étant majoritaire au sein de l'avionneur européen (les deux autres syndicats qui participent aux négociations sont la CFE-CGC et la CFTC), cette annonce ouvre de fait la voie à la signature des textes.
Des gages pour éviter les licenciements
Mais que contiennent les deux accords ? Depuis l'annonce du plan social qui prévoit 4 248 suppressions de postes en France, dont 3 400 à Toulouse, le cheval de bataille des syndicats est de parvenir à "zéro licenciement sec". C'était d'ailleurs le mot d'ordre d'une manifestation organisée début juillet à Toulouse avec plusieurs milliers de salariés.
D'après les syndicats, les départs en retraite anticipés permettraient de sauvegarder plus d'un millier d'emplois. Le DRH d'Airbus, Thierry Baril, avait indiqué également début juillet que les fonds Corac prévus dans le cadre du plan de relance à la filière aéronautique pour développer des projets de R&D visant à accélérer l'avion décarboné pourraient "sauver 500 emplois". Sans compter d'autres dispositifs de mobilité interne, de création d'entreprise ou de congés pour convenance personnelle. Début septembre, les syndicats recensaient déjà 700 collaborateurs disposés ainsi à changer de voie. L'APLD permettrait quant à elle de sauvegarder 1 500 emplois.
Il resterait donc quelques centaines de postes menacés mais qui pourraient également être épargnés à terme. En effet, la date butoir pour les départs volontaires a été étendue jusqu'au 30 mars (contre fin décembre initialement) et de nouvelles discussions auront lieu dans le cas où il existe toujours un risque de licenciement à cette date.