Aéronautique : grève chez Cauquil où un plan social prévoit une trentaine de licenciements

Florine Galéron
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Une trentaine de licenciements sont prévus à l'usine Cauquil, près de Toulouse.
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Une trentaine de licenciements sont prévus à l'usine Cauquil, près de Toulouse.
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Alors que chez Airbus, les syndicats pensent parvenir à solder le plan social sans licenciement, les sous-traitants sont plus pessimistes. Ce lundi 30 novembre, une vingtaine de salariés de Cauquil ont fait grève devant l'usine, à l'appel de la CGT Haute-Garonne. Cette société implantée à Mondouzil, près de Toulouse, fait partie du groupe aéronautique BT2i qui a annoncé début octobre une vaste réorganisation de ses filiales avec la suppression de 200 postes sur trois départements.
En Haute-Garonne, en plus de la fermeture de l'usine Simair de Colomiers, le plan social prévoit 34 suppressions d'emplois sur le site de Cauquil. Au terme des négociations, les délégués du personnel ont émis un avis défavorable vendredi 27 novembre sur le plan social qui devrait se solder par 32 licenciements secs sur un effectif de 75 salariés.
Juste à côté de lui, un autre ouvrier témoigne. "Avant d'entrer chez Cauquil, je bossais dans le bâtiment. J'ai suivi une formation de fraiseur à commande numérique pour me reconvertir dans l'aéronautique car c'est un secteur qui recrutait. Manque de pot, ce n'est plus le cas. Sur 14 postes de fraiseurs, 9 seraient supprimés", tient à faire remarquer Stéphane Dulon, en chômage partiel depuis le mois de mars.
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Labellisée "Industrie du futur", Cauquil fabrique notamment des trappes de réservoir de carburant pour l'Airbus 737 en titane, des portes d'issues de secours pour Bombardier, des crochets de porte du Boeing 737. Le PDG de Cauquil indiquait en juin à l'AFP, qu'il tablait avant la crise sur un chiffre d'affaires de 14 millions d'euros (contre 12,3 en 2019), mais qu'il s'attendait à atteindre les 7 millions d'euros désormais.
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