Reprise de l'institut de sondages BVA : les dessous d'un dossier hautement politique
Pierrick Merlet
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Près de 500 personnes travaillent au siège de BVA à Toulouse.
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Dans la justice commerciale, c'est un fait rare qui mérite une mise en lumière toute particulière. Placé en redressement judiciaire au début de l'été 2020, l'institut de sondages BVA installé à Toulouse devait atterrir dans les mains du fonds de dettes Alcentra, après un jugement rendu par le tribunal de commerces de Toulouse à la mi-septembre. Une décision sur laquelle a décidé de revenir la Cour d'appel de Toulouse, à travers un nouvel examen du dossier. Verdict ? Alcentra s'est vu cette fois-ci devancer par l'offre Xpage, portée par la direction historique de la société, selon son rendu datant du 13 janvier 2021.
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Au coeur du processus, et en ayant connaissance de ces paramètres, des centaines de salariés s'étaient mobilisés sur les lieux du siège social à Toulouse devant la crainte de voir leur emploi délocalisé hors de France, tout en réaffirmant leur soutien à l'offre Xpage. Ce que ne manque pas de souligner la Cour d'appel en évoquant "la crainte des salariés de BVA à une nouvelle gouvernance étrangère". La juridiction ajoute par ailleurs que l'offre Xpage présentait aussi "une offre mieux disante en ce qui concerne le prix de cession des actifs". Surtout, cette tentative d'acquisition de la part d'Alcentra intervient dans un contexte où le gouvernement français a décidé de protéger "ses" actifs et "son" savoir-faire entrepreneurial des fonds d'investissement étrangers voulant profiter de la crise sanitaire.
Pierrick Merlet