Usine Bosch de Rodez : le site maintenu avec 700 emplois supprimés (sur 1.200)

Pierrick Merlet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'usine Bosch de Rodez va voir ses effectifs fondre de 68% d'ici 2025.
Pierrick Merlet

Pierrick Merlet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'usine Bosch de Rodez va voir ses effectifs fondre de 68% d'ici 2025.
Pierrick Merlet
Coup de tonnerre dans la capitale de l'Aveyron ! Le groupe Bosch, qui est le premier employeur privé du département par l'intermédiaire de son usine installée en périphérie de Rodez, va supprimer 700 emplois d'ici 2025 sur les 1.200 CDI dénombrés sur le site industriel. "Cela représente une baisse de 68% des effectifs", commente auprès de La Tribune, abasourdi, Pascal Raffanel, le délégué interne de la CFE-CGC.
L'annonce est intervenue au cours d'une réunion décisive organisée sur place, ce vendredi 5 mars, et dont La Tribune avait relevé la préparation il y a plusieurs semaines. Sans ministre et sans élu local, les représentants du personnel, comme ils le réclamaient depuis plusieurs mois, se sont retrouvés face à Heiko Carrie et Dominique Olivier, le DRH de Bosch France. Trois membres importants du board allemand ont également assisté à la réunion, mais en visioconférence en raison des contraintes sanitaires.
À lire également
Néanmoins, le pire est évité, à savoir la fermeture purement et simplement de ce site industriel, qui vit avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête depuis plusieurs années désormais. Dans un communiqué transmis en début d'après-midi, le groupe allemand s'engage à un maintien des 500 emplois et du site ruthénois jusqu'en 2027. Ce qui n'était pas gagné il y a encore quelques semaines. "Lors de la réunion, ils nous ont fait savoir qu'une étude a été menée quant à l'éventualité de fermer le site", raconte Pascal Raffanel. Joint par La Tribune en novembre dernier, Bosch avait d'ailleurs fait savoir que "des ajustements" seraient effectués sur ses capacités de production européennes.
Pierrick Merlet