Bien habillés mais visages fermés pour certains, ils étaient nombreux à se présenter au Musée Aéroscopia de Blagnac (Haute-Garonne). Mais leur marche en avant vers l'entrée était pour beaucoup d'entre eux perturbée par des "ne vous faites pas avoir" ou "n'y allez pas c'est une arnaque". Devant ce lieu culturel qui retrace l'histoire de l'aéronautique dans la ville qui abrite Airbus et une grande majorité de sous-traitants de la filière, deux "camps" se sont ainsi rencontrés dans l'après-midi du mercredi 9 février.
Cette date, le sous-traitant aéronautique de rang 1, Derichebourg Aeronautics Services l'a marquée d'une croix blanche depuis plusieurs semaines. En difficulté dans ses recrutements, la société a organisé à cette date un job dating pour lequel 250 postes étaient à pouvoir sur ses sites de Toulouse, où opèrent la majorité de ses effectifs (1.100 personnes sur 1.400 en France). Face à une activité qui repart, "nous avons de gros besoins notamment sur des inspecteurs qualité, de l'ingénierie, mais nous recherchons également des compagnons sur des profils de techniciens aéronautiques, mécaniciens, câbleurs, électriciens et intégrateurs cabine", détaillait quelques jours plutôt auprès de La Tribune Karine Alibert, responsable du pôle talents et compétences au sein de Derichebourg Aeronautics Services.