Scopelec, en procédure de sauvegarde, montre les dents à Orange, qui l'appelle à "saisir toutes les perches tendues"

Pierrick Merlet
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À près de trois semaines du premier tour de l'élection présidentielle, c'est un dossier chaud sur le plan économique pour le gouvernement. Spécialisé sur les télécommunications et l'entretien des réseaux dédiées à celles-ci, le sous-traitant occitan Scopelec vient d'être placé en procédure de sauvegarde auprès du tribunal de commerce de Lyon (la maison mère Scopelec SA et Setelen sont concernées). "Cette mise sous protection de l'entreprise était une nécessité afin de protéger l'institution Scopelec", a expliqué l'entreprise dans un communiqué publié vendredi 18 mars, elle qui emploie 3.600 salariés dont une grande partie sont sociétaires de la SCOP et qui affiche un chiffre d'affaires de 470 millions d'euros.
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Pour mémoire, la "crise" évoquée par le dirigeant n'est, en l'occurence, pas la guerre en Ukraine, mais la décision officielle de son premier client, l'opérateur français Orange, d'attribuer récemment à des concurrents de Scopelec (suite à un appel d'offres) deux contrats majeurs détenus jusqu'à présent par Scopelec, pesant pour près de la moitié de son activité actuelle.
Pierrick Merlet