Plongée dans l'Aveyron, une terre meurtrie par la transformation de l'automobile

Pierrick Merlet
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L'Aveyron traverse deux drames sociaux ces derniers mois, où 1000 emplois sont en jeu.
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L'Aveyron traverse deux drames sociaux ces derniers mois, où 1000 emplois sont en jeu.
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"#JeSuisSAM". Depuis quelques temps, ce hashtag a fait son apparition sur les réseaux sociaux. Si cette appellation rappelle sans aucun doute un effroyable attentat contre un média satirique en région parisienne, cette mutation reflète tout autant un drame, cette fois-ci d'ordre économique, 600 kilomètres plus au sud.
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Dans le département de l'Aveyron, une fonderie de Decazeville est dans toutes les têtes de cette commune de près de 6.000 âmes. Pour le comprendre, il suffit de compter les nombreuses banderoles, pancartes et affiches, dès l'entrée de la ville en faveur de SAM. Elles sont les vestiges de ces derniers jours, durant lesquels élus locaux, associations et habitants n'ont cessé de battre le pavé pour montrer leur soutien et leur attachement à cette entreprise, dédiée à l'industrie automobile. Rien que dimanche 25 avril, ils étaient plus de 3.000, selon les organisateurs, à manifester pour la cause de cette société qui emploie près de 350 personnes.

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