Aéronautique : à Toulouse, la bataille des talents fait rage pour la remontée des cadences

Florine Galéron
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Safran
Rémi Benoit

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« Les cadences dans l'aéronautique vont devenir de plus en plus fortes dans les prochains mois et si nous n'arrivons pas à recruter rapidement du personnel qualifié cela va bloquer notre production », alerte Alexia Albert, responsable des ressources humaines chez Kep Technologies. Cette entreprise familiale de 130 salariés installée à Montauban est un sous-traitant aéronautique de rang 2 qui produit notamment des ensembles métalliques pour Liebherr ou Safran sur les principaux programmes d'Airbus. Comme une vingtaine d'entreprises de la région, elle est venue participer le 8 novembre à un job-dating organisé à Toulouse. « Nous recherchons notamment des régleurs sur presse, un savoir-faire qui tend à disparaître. Or si nos machines ne sont pas bien réglées, cela créé de la non-qualité », explique-t-elle.
Une situation observée sur l'ensemble de la région toulousaine. Après avoir perdu près de 5.000 emplois sur l'année 2020 rien qu'en Haute-Garonne, la filière aéronautique se remet à recruter massivement pour préparer la remontée des cadences.
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Pôle emploi relève des tensions très fortes sur le recrutement par exemple de peintres aéronautiques, d'ajusteurs-monteurs, d'opérateurs de commande numérique, de profils dans la qualité ... « Pour recruter, il faut soit convaincre les salariés qui ont quitté le secteur pour X raisons d'y revenir, soit attirer de nouveaux profils », ajoute Olivier Jalbert. « L'attractivité naturelle de la filière ne suffit plus. Il faut aller chercher des profils à l'extérieur », abonde Olivier Dubreucq, directeur de l'agence d'intérim Manpower sur le secteur de Toulouse.
Florine Galéron