Trade School Toulouse mise sur le troc de connaissances en entreprise

Florine Galéron

Florine Galéron
Le principe du troc de connaissances n'est pas nouveau. Les premiers réseaux d'échange de compétences sont apparus dans les années 70 au travers des RERS (Réseau d'échanges réciproques de savoirs) ou des SEL (Système d'échange local). Mais une nouvelle vague d'initiatives est née avec l'arrivée des outils numériques à l'image de Skilltroc ou Mytroc.
Dans la Ville rose, Mundhi-ling Gunawan et Amel Miaoulis ont lancé il y a deux ans Trade School Toulouse. "Le réseau Trade School existe depuis 2010 aux États-Unis et s'est développé depuis dans 50 villes à travers le monde", explique Mundhi-ling Gunawan. Après plusieurs années passées comme chargée de projet en développement durable, cette trentenaire cherchait une nouvelle activité "avec du sens et être davantage en contact avec les autres". Le concept est simple : un bénévole vient partager sa passion ou une compétence et en échange les participants lui donnent un bien ou rendent un service.
À l'heure de la prolifération sur le marché de la connaissance de tutoriels sur Youtube et des MOOCs, Trade School Toulouse se positionne comme "un réseau social physique" : "Au-delà des compétences, les participants viennent pour nouer des relations avec les autres. Beaucoup se sentent isolés même s'ils ont une vie de famille et des amis".
À ce jour, Trade School Toulouse a déjà organisé 80 ateliers d'échange de connaissances entre particuliers et compte un réseau de 1 000 personnes actives. Hébergée pendant six mois au sein de l'accélérateur Momentum, l'association s'apprête désormais à décliner le concept de troc de connaissances dans les entreprises.
Un site dédié à l'activité des entreprises sera lancé en septembre ainsi qu'une SAS (société par actions simplifiées). Trade School Toulouse compte facturer aux entreprises l'accompagnement pour la mise en place des ateliers.
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Par ailleurs, grâce aux 5 000 euros récoltés via une campagne de crowdfunding fin juin, Trade School Toulouse a prévu de lancer une plateforme qui facilitera l'inscription des particuliers aux ateliers et permettra par le biais d'un algorithme de faire remonter les compétences les plus demandées par le réseau.
Florine Galéron