Le campus de l'IOT Valley à Labège dans l'incertitude

Florine Galéron

iot valley
Rémi Benoit

Florine Galéron

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Rémi Benoit
La tension était palpable jeudi 20 septembre entre le Sicoval et l'IOT Valley en évoquant le futur campus des objets connectés qui doit voir le jour à Labège. Depuis 2016, des négociations sont en cours entre l'écosystème de startups et de grands groupes et la communauté de communes du Sud-est toulousain afin de trouver les fonciers nécessaires pour créer une Silicon Valley de l'IoT à Labège.
À l'origine, le projet prévoyait de construire un immense campus sur les 8,5 hectares de l'ancien terrain de Sanofi, dont le Sicoval a fait l'acquisition. Mais la collectivité a depuis changé de braquet et le programme ne prévoit plus qu'un hectare de surface au sol. Pour le moment, un permis de construire a été déposé en février dernier pour un premier bâtiment de 20 000 m2 destiné à accueillir le nouveau siège social de Sigfox, des startups et des grands comptes partenaires. Un autre immeuble de 7200 m2 comprendra un parking de 310 places, un hôtel de 90 chambres et des commerces. Ces nouvelles constructions seraient livrées au plus tôt fin 2021. À terme, le programme occuperait 85 000 m2.
En effet, pour l'instant seule la Région Occitanie s'est engagée à investir pour la première tranche de 20 000 m2 (dont le budget total est estimé à 50 millions d'euros).
Reste donc encore à trouver une dizaine de millions d'euros. De même si Eiffage devrait devenir co-titulaire du bail pour le parking, les porteurs du projet sont toujours en quête de candidats pour l'hôtel et les commerces. "Nous recherchons un hôtel qui pratique des tarifs à la fois accessibles aux startups et aux grands groupes que nous allons accueillir", précise Nathalie Fabre, directrice du pôle immobilier de l'association l'IOT Valley.
Ludovic Le Moan, président de l'IOT Valley et CEO de Sigfox n'a pas caché son agacement devant la tournure prise par le projet :
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Sigfox est la tête de pont de l'IOT Valley depuis sa création mais comme le révélait La Tribune en février dernier, Ludovic Le Moan s'inquiète d'un éventuel rachat de l'entreprise. "Nous allons tout faire pour éviter le rachat même si les prédateurs existent", a indiqué l'entrepreneur.
Florine Galéron