Entrepreneuriat : la prime de 3.000 € bientôt victime de son succès à l’Adie Occitanie
Melvin Gardet
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"Sur les trois premiers mois de l'année, il y a eu beaucoup plus de créations d'entreprises par les moins de trente ans grâce à la 'Prime Jeune'. Sur les 3.212 primes disponibles avec l'Adie Occitanie, nous en avons déjà distribué une majorité », s'enthousiasme Christophe Nicaud, directeur de l'Adie Occitanie.
Alors que les faillites d'entreprises repartent à la hausse et que les créations d'entreprises baissent légèrement en France en ce début d'année 2022, l'Association pour le droit à l'initiative économique (Adie) se réjouit de l'engouement suscité par la "Prime Jeune".
Cette aide ponctuelle mise en place par l'Etat vise à donner un coup de pouce financier aux 18-30 ans pour qu'ils concrétisent leur projet de création d'entreprise. Celle-ci avait été annoncée par le Ministère du Travail à l'automne 2021 dans le cadre du programme "Inclusion par le travail indépendant". Pour en bénéficier, il faut (en fonction de critères d'éligibilité) s'adresser à France Active, le réseau Initiatives ou à l'Adie. Les trois organismes se sont effectivement vus confier par le gouvernement la distribution d'une enveloppe de 25 millions d'euros provenant d'un fonds public.
Ainsi, pour tout financement d'un montant minimum de 1.000 euros effectué auprès de l'Adie, l'association est chargée de livrer la 'Prime Jeune' de 3.000 €. Pour rappel, l'association au logo rouge et jaune oeuvre à permettre à ceux qui n'ont ni les diplômes, ni le réseau, ni les fonds financiers nécessaires pour la création d'une entreprise... de pouvoir quand même s'y aventurer en passant par des micro-crédits. Une alternative aux banques traditionnelles, en somme.
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À Toulouse, Leoka compte désormais parmi les entreprises qui ont vu le jour grâce à ce dispositif. Il s'agit d'une maison d'édition et d'un atelier d'impression en risographie fondé par une jeune diplômée. Installée dans les locaux de l'Atelier des Bricoleurs, tiers-lieu toulousain dédié aux savoirs-faire manuels, l'entrepreuneuse a ainsi pu acheter le matériel nécessaire à l'exercice de son activité en bénéficiant de la fameuse prime.
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