Numérique : les clusters de Toulouse et Montpellier se rapprochent en vue de la grande région
Sophie Arutunian
Sophie Arutunian
La convention entre Digital Place et French South Digital a été signée deux fois. La première fois mercredi 4 juin lors de l'assemblée générale de Digital Place à Toulouse, en présence de Nadia Pellefigue (Conseil régional), Bertrand Serp (Toulouse Métropole), Pierre Lattard (Sicoval), et Marc Chapuis (Préfecture).
Jeudi 5 juin, rebelote à Montpellier en présence des élus de Languedoc-Roussillon au premier rang desquels Damien Alary, président du Conseil régional et binôme de Carole Delga pour l'élection de décembre 2015.
Cette convention, qui a été rédigée assez rapidement, ("en trois réunions", selon le président de Digital Place Daniel Benchimol) doit permettre aux deux clusters de "mener une réflexion sur le numérique à l'échelle de la grande région" mais surtout de "mutualiser les gros événements".
Une journée comme l'Innovation IT Day, qui s'est tenue hier à Toulouse, aura désormais vocation à accueillir un large panel d'entreprises de Languedoc-Roussillon. Idem pour l'événement Connec' Sud à Montpellier.
Pour le président de Digital Place, la fusion avec French South Digital n'est pas à l'ordre du jour, notamment parce que les clusters n'ont pas le même degré de maturité : "Digital Place est très en avance avec 15 ans d'âge, des salariés permanents, des actions bien rodées. French South Digital est au début du début."
En effet, le cluster montpellierain est né en février dernier, du rapprochement entre Novae LR, Media Cloud Cluster et PixLR, et sa structure est encore fragile.
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Pour rappel, certains souhaitent la création d'un véritable pôle de compétitivité régional dédié au numérique, à l'instar de Jean-Louis Chauzy, président du Ceser Midi-Pyrénées. Réagissant à cette idée, Philippe Coste, directeur délégué de French Tech Toulouse, livrait dans nos colonnes en mars dernier une analyse différente. "Pour moi, les pôles de compétitivité, ça fait un peu 'vertical', confiait-t-il. Ce n'est pas très agile. Le numérique, lui, est transversal. Il adresse tous les métiers et tous les secteurs. Il est vecteur de transformation de l'ensemble de la société."
C'est à la lumière du rapprochement avec Montpellier que les rivalités au sein l'écosystème numérique toulousain apparaissent. Pour Philippe Coste, le cluster montpelliérain est le fruit "d'un travail collaboratif" qui pourrait "être une source d'inspiration" :
Pour Daniel Benchimol, Montpellier "n'a pas eu le choix" :
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Néanmoins, une réflexion devra se tenir, ne serait-ce que pour harmoniser les financements publics en vue de la future région. "Aujourd'hui, l'écosystème de Languedoc-Roussillon touche 5 fois plus de subventions qu'en Midi-Pyrénées", note le président de Digital Place.
Sophie Arutunian
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