Rester attractif et être en capacité de mettre un travailleur saisonnier derrière chaque poste durant la saison estivale, c’est considérer deux facteurs essentiels : leur permettre de se loger et de se déplacer. Dans l’Hérault, l’État et les collectivités locales se mobilisent pour cocher les deux cases.L'hébergement des travailleurs saisonniers est la bête noire des employeurs sur le littoral héraultais pendant la saison estivale, durant laquelle les loyers atteignent des hauteurs inaccessibles pour des salariés de l'été... Un deuxième sujet se pose : la mobilité des travailleurs, dont la journée peut commencer tôt ou finir tard, les laissant possiblement sans solution pour rejoindre un logement éloigné de leur lieu de travail.
Coutumières de ces deux problématiques clés pour maintenir l'attractivité du territoire et trouver un candidat pour chaque poste à pourvoir, les autorités locales et les collectivités territoriales concernées s'associent à l'Union des métiers de l'industrie hôtelière (UMIH) de l'Hérault pour déployer des conditions les plus favorables.
Dans l'Hérault, pour la deuxième année consécutive, l'État et ses partenaires réaffirment ainsi leur engagement à répondre à ces problématiques, à la différence près que l'État, s'il pilote le dispositif, n'a pas renouvelé son soutien financier accordé en 2024 pour les mobilités.
Une carence de 3 600 lits
Sur le volet hébergement, les collaborations avec le CROUS Occitanie, Action Logement et Habitat Jeunes, qui proposent des logements étudiants (libres l'été) ou des logements en foyers jeunes travailleurs, ont permis de renforcer l'offre de logements disponibles, accessible depuis la plateforme « Mes aides » sur le site internet de France Travail.
« L'hébergement est un gros souci dans les stations littorales où le loyer d'une semaine vaut celui d'un mois en temps normal,rappelle Stephan Rossignol, le maire de La Grande Motte et président du Pays de l'Or Agglomération, qui compte également les communes littorales de Mauguio-Carnon et Palavas-les-Flots. Chaque année, on compte environ 8 650 saisonniers sur l'agglomération du Pays de l'Or avec une carence de 3 600 lits, et 3 360 saisonniers sur la communauté de communes de Terre de Camargue (Aigues- Mortes, Le Grau du Roi et Saint-Laurent d'Aigouze, NDLR), au Grau-du-Roi essentiellement, avec une carence d'un millier de lits. »