Engagé dès sa campagne électorale à la tête d'une liste citoyenne, Guillaume Desrues, a fait de la mobilité et du logement deux de ses grandes priorités. Et ce, dès l'année de son arrivée aux manettes de la commune, qui englobe la station des Arcs, où il a fait voter un moratoire sur la construction touristique. De quoi donner le ton de la mandature qu'il veut porter, avec un virage à 180 degrés : un projet immobilier pensé sur le long terme, avec une dimension sociale et environnementale qui soutiendra le logement à l'année et saisonnier.
Cette première décision entérinée, il poursuit aujourd'hui sa politique avec, comme ligne directrice : la volonté de proposer des logements à des prix accessibles aux ménages qui souhaiteraient s'installer et aux saisonniers. Il faut dire que la commune est tombée dans l'escarcelle des zones tendues, lors de la dernière cartographie de l'État, à l'automne 2023.
Ce qui traduit une réalité persistante :« Nous sommes dans une zone très tendue, avec très peu de vacance, 1% pour être précis et des prix très élevés. Le fruit d'une compétition entre le logement à l'année, le tourisme, la villégiature et Airbnb »,soulève le maire, qui donne l'exemple d'une salariée qui a dû aller habiter à Tignes pendant six mois et faire le trajet quotidiennement, face à la complexité du marché borain, pour continuer à travailler à Bourg-Saint-Maurice.
La concurrence et les prix sont portés par la station des Arcs, dont le panorama offre un terrain de jeu apprécié des touristes, été comme hiver. Ce qui s'est traduit, au fil des ans, par le déploiement de résidences de tourisme et secondaires. Résultat : plus de 70% du parc est aujourd'hui constitué de résidences secondaires.