Chypre : gestion de la crise ou crise de la gestion en Europe

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La chronique quotidienne de la Tribune inspirée par l'actualité. Aujourd'hui, le cas de Chypre montre combien l'Europe a de plus en plus de difficultés à sortir d'une crise financière et politique en raison d'une crise profonde d'identité.

Dimanche soir, les responsables européens et du Fonds monétaire international (FMI) essayaient toujours de trouver un accord pour sauver Chypre de la faillite. La Banque centrale européenne (BCE) a en effet donné à Nicosie jusqu'à lundi, avant de fermer le robinet des liquidités vers les banques de l'île.

Cas d'école

Quelles leçons tirer de ce qu'il faut bien appeler le fiasco européen de la crise chypriote, une économie qui représente moins de 0,5% de celle de l'Union européenne, et qui sera amené à devenir dans les historiens de l'économieun cas d'école.

Après avoir laissé durant plusieurs semaines la situation de Chypre se dégrader, les Européens avaient trouvé « en urgence » dans la nuit du 15 au 16 mars un plan qui prévoyait, pour débloquer une aide de Bruxelles et du FMI de 10 milliards d'euros, la nécessité de taxer les dépôts bancaires (6,5% au-dessous de 100.000 euros et 9,9% au-dessus) pour lever les quelque 7 milliards d'euros supplémentaires nécessaires au sauvetage des deux banques chypriotes virtuellement en faillite.

Sur le papier, tout était parfait. Mais dans la réalité, les conditions de ce plan ont été dénoncées pour ce qu'elles étaient, une pure et simple...

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Commentaires
a écrit le 25/03/2013 à 11:40 :
C'est plus qu'une question de gestion ; vous le dites en parlant d'identité. C'est même une crise de civilisation puisque la démocratie est à un tel point bafouée, avec des valeurs morales d'Occident piétinées. Comment s'offusquer honnêtement de rejets entre Occident et Orient, entre des religions dont des clergés usent ou abusent de leur impérialisme. C'est navrant, mais c'est , puisque la raison du plus fort est toujours la meilleure.

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