Pour un plan de relance personnel
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En cette rentrée, ne laissons pas l'apanage du plan de relance à nos gouvernants. Nous aussi, nous avons du pain sur la planche pour redonner à notre économie personnelle son lustre d'antan. Si j'en juge par les études que je reçois sur le moral des troupes. 89% des français s'accordent à dire que le marché du travail est défavorable à un changement de travail. Or les professionnels du recrutement affirment que certaines professions sont à l'abri de la crise, comme par exemple les commerciaux. Si l'annonce de licenciements nous impose la prudence, cela ne nous empêche pas de mettre en œuvre notre propre plan de relance personnel pour réguler nos brutales chutes de moral et peut-être aussi un peu l'économie mondiale, non ?
Premier axe, donc, l'investissement. En temps de crise rien de tel pour repartir du bon pied. Dressons donc la liste de nos qualités et investissons à fond sur les deux premières. C'est le « made in moi-même » pour faire repartir l'export et l'innovation. Ne comptons que sur nous sans pour autant en vouloir à la terre entière de nous sentir abandonné. Cessons de faire dépendre notre bonheur des conditions extérieures -vous voyez bien que l'on peut difficilement compter sur elles- et concentrons nous sur nos propres ressentis en les acceptant sans les juger. Ce sont nos attentes qui nous mettent la pression.
Deuxième point : octroyons-nous généreusement une prime à la casse des idées noires et une exonération des émotions négatives. Acceptons une fois pour toute qu'il puisse y avoir de la colère ou du désarroi en nous ne ce moment (quoi de plus normal ?), cela ne fait cependant pas de notre petite personne un(e) nerveux (se) ou un(e) dépressif (ve) patenté (e). C'est juste un moment à passer et ne change rien à notre personnalité profonde, laquelle demande d'être peut-être un peu dépoussiérée et de retrouver sa singularité enfouie sous des tonnes de bouquins psy. Nous avons une fâcheuse propension à mettre des étiquettes sur des symptômes et à nous livrer à de l'auto-diagnostic permanent. Quand ce n'est pas sur nos voisins de bureau…