Economie française : un retour douloureux à la situation des années 1980

 |  | 1331 mots
Jacques Delors a conduit la politique de rigueur, à partir de 1983 Copyright Reuters
Jacques Delors a conduit la politique de rigueur, à partir de 1983 Copyright Reuters (Crédits : AFP)
Les similitudes sont de plus en plus grandes entre la situation de l'économie française actuelle et celle du début des années 1980 : faible compétitivité, déficit extérieur, restrictions budgétaires, le tout couronné par une croissance poussive qui provoque l'aggravation du chômage. Or, les recettes utilisées trente ans auparavant, comme la dévaluation, ne sont malheureusement plus possibles, avec la zone euro.

Bien sûr, les différences sont nombreuses entre la politique économique du premier président socialiste de la cinquième République, François Mitterrand, et celle du second, François Hollande.
L'un avait beaucoup promis avant d'arriver au pouvoir, l'autre moins. Le premier a attendu près de deux ans avant de changer de cap économique, le second six mois, en optant, contrairement à ce qu'il avait défendu pendant sa campagne, pour une recherche de compétitivité via la baisse du coût du travail. Mais à voir la situation économique à laquelle tous deux ont été confrontés, et qui a motivé ce changement de cap, l'idée s'impose d'un parallélisme, de similitudes, entre l'économie française de 1983 et celle d'aujourd'hui. Des ressemblances qui ne devraient pas s'estomper de sitôt.

Une économie profondément transformée...
Entre 1983 et aujourd'hui, soit près de trente ans après le « tournant de la rigueur », l'économie française a évidemment changé. Même ceux qui ont vécu le début des années 80 l'ont souvent oublié, l'Etat jouait un rôle infiniment plus grand qu'aujourd'hui. Et visible au quotidien : qui se souvient que le prix de la baguette de pain comme celui de l'essence et beaucoup de biens courants étaient déterminés par la rue de Rivoli, autrement dit le ministère des Finances, dont c'était l'une des nombreuses missions ? L'économie a été beaucoup libéralisée, depuis, aussi bien par la droite - gouvernement Chirac (1986-88), qui a notamment libéralisé les prix - que par la gauche, avec Pierre Bérégovoy ministre des Finances, qui a largement ouvert la porte aux marchés financiers, en lieu et place du traditionnel financement purement bancaire.

... mais avec des invariants
Les conditions de fonctionnement des entreprises, notamment industrielles, n'ont pourtant pas été bouleversées. Le capitalisme a ses invariants. Avant d'investir, un entrepreneur se pose deux questions simples, mais déterminantes : vais-je pouvoir écouler mes produits ? Ai-je une chance de gagner de l'argent? Une réponse positive à ces deux interrogations est nécessaire avant de se lancer. Aussi bien en 1983 qu'en 2012.
Or, il y a trente ans comme aujourd'hui, la réponse est, trop souvent, doublement négative. Les entrepreneurs doutent du marché potentiel. Et leur profitabilité en baisse les conduit à renoncer à investir, de peur de perdre de l'argent.
Comme au début des années 80, les entreprises françaises sont aujourd'hui insuffisamment compétitives. Il y a trente ans, c'était parce que les salaires avaient continué d'augmenter malgré le deuxième choc pétrolier, de 1979, et avaient encore crû avec la revalorisation du smic décidée par le nouveau président Mitterrand. Aujourd'hui, les produits industriels français peinent à se vendre aussi en raison de la hausse des salaires du début des années 2000, notamment quand le ministre des Affaires sociales, François Fillon, a fortement revalorisé le smic en 2003, ce qui a accru les coûts de production. Mais aussi et surtout à cause de la concurrence acharnée venue de l'Est ou d'Asie, que les industriels français n'ont pas su éviter, faute de montée en gamme suffisante. Le résultat est le même : trop chers dans leur catégorie, les produits français ont du mal à se vendre, surtout à l'étranger.

Déficit commercial, profits en baisse, et croissance faible
Conséquence, un déficit commercial élevé, culminant à 2,6% du PIB en 1983, et à 3,5% du PIB en 2012. Et les industriels peinant à écouler leurs produits, ils serrent leurs prix, voire sont contraints de les baisser. D'où, un effet de ciseaux désastreux pour les profits, entre des prix de vente stagnants ou en baisse, et une hausse des salaires qui ne se dément pas, quelle que soit la situation (plus de 2% l'an). Voilà pourquoi le taux de marge (part des profits bruts dans la valeur ajoutée) a chuté sensiblement, de plus de trois points, entre 2008 et 2011, revenant à 28,6%, son plus faible niveau depuis... les années 80 (1985, exactement).
Autre similitude, non pas du côté de l'offre, cette fois, mais de la demande : restrictive, la politique budgétaire contribue à affaiblir l'activité économique. En 1983, face à la contrainte extérieure, au double déficit de la balance commerciale et du budget, le ministre de Finances Jaques Delors met en ?uvre une politique fiscale restrictive. Les prélèvements obligatoires passent de 41% du PIB en 1982 à 42,4% en 1984. C'est bien ce que fait François Hollande, qui les fait grimper de 45% en 2012 à 46,5% du PIB en 2013.

Une baisse du pouvoir d'achat en 2012, la plus forte depuis... 1984
La conséquence ? Un affaiblissement du pouvoir d'achat : celui-ci baissera dès cette année - les hausses d'impôt avaient commencé sous la présidence Sarkozy -, enregistrant une chute inconnue depuis... 1984. Tôt ou tard, la consommation s'en ressent, et avec elle l'activité des entreprises qui en dépendent, notamment dans les services. Les restaurateurs n'ont pas de problème de compétitivité à l'international, mais ils disent subir aujourd'hui une baisse de la fréquentation des restaurants, directement liée à la baisse du pouvoir d'achat.
Ce contexte économique est à l'origine, bien sûr, d'une croissance très faible. Elle serait de 0,4% en 2013, elle était de 1,2% en 1983. Ce deuxième chiffre paraît relativement élevé, aujourd'hui. François Hollande s'en contenterait. Mais on a oublié qu'à la fin des années 70, crise ou pas, le PIB augmentait chaque année de plus de 3%... Avec une expansion divisée par trois, les Français ressentaient bien une rupture de croissance.
Et ils apprenaient chaque mois que le nombre de chômeurs s'était envolé. Une autre similitude avec la période actuelle.

Dévaluation et restrictions salariales, la recette des années 80

Comment est-on sorti de cette situation pendant les années 80 ? Les recettes employées sont-elles encore de mise aujourd'hui ? A l'époque, la compétitivité des entreprises est rétablie par deux moyens : une dévaluation du franc vis-à-vis du deustch mark, de 20% entre 1983 et 1987, qui permet évidemment de baisser les prix des produits français à l'export, et de rétablir la balance commerciale. Et une rigueur salariale d'une ampleur inconnue. Après le blocage de prix de 1982, les entreprises publiques, qui donnent alors le « la » en matière salariale, continuent de peser fortement sur leur évolution. En 1984, le salaire moyen baisse, en francs constants. Dès 1984, les marges des entreprises recommencent à grimper, la profitabilité revient.
Le contre choc pétrolier, à savoir la chute des cours du pétrole fin 1985 début 1986 est comme une cerise sur le gâteau, permettant de redonner un peu de pouvoir d'achat aux salariés, sans augmenter leurs rémunérations, tout en contribuant largement au rétablissement des profits.

Le cumul de deux types de chômage
Et aujourd'hui ? La dévaluation est évidemment impossible. Et la baisse des salaires ne ferait qu'accentuer la chute de la demande. Quant à espérer un reflux soudain et massif du prix de l'énergie... Certains se prêtent à rêver à l'eldorado que pourraiten représenter les gaz de schiste. Mais de là à ce qu'il devienne réalité...
Le risque est donc que l'économie française connaisse, pendant plusieurs années, une croissance faible, et les deux types de chômage répertoriés par les économistes, comme ce fut le cas au début des années 1980: un sous-emploi dit « keynésien », lié à une insuffisance de la demande, et un chômage de type « classique », c'est-à-dire dû à une rentabilité des entreprises trop faible : même avec une perspective de débouché, les entreprises hésitent à embaucher, car le risque est élevé d'une production non rentable. La voie de sortie est bien sûr la recherche d'une compétitivité accrue. Mais, comme a pu le dire un Premier ministre, «la pente est rude.. .».
A compter du tournant de la rigueur, en 1983, les Français ont attendu quatre ans avant de retrouver une croissance forte. Nous risquons de devoir patienter encore plus longtemps...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 28/11/2012 à 1:45 :
Le grand changement entre 1980 et 2010, c'est l'informatisation et sa mondialisation.
Et oui Internet, les ordinateurs, les micros ordinateurs !!! Vous oubliiez déjà ?

Facile de produire à Honolulu avec une main d'oeuvre bon marché accompagnée d'hyper robots intelligents.
Pour une production identique (dans son temps) nous avons une réduction importante de la main d'oeuvre et des gains financiers avantagés (devise, paradis fiscaux et autres avantages).

Résultat : une société de plus en plus inégalitaire (chômage et autres), un besoin de plus en plus réduit de ressources humaines. (les chinois remplacent déjà leur main d'oeuvre par des robots car eux ne font pas grève et fonctionne 24/24, vous êtes informés non ?)

Attention, on a déjà certainement bientôt plus besoin de vous !!
A moins que vous jouez au casino mondial avec votre argent ou celui des autres, mais les ordinateurs seront bientôt là pour le faire mieux que vous.

Alors fuyez dans votre paradis fiscal si vous n?êtes pas un créateur et que le partage ne fait pas parti de vos valeurs.
Mais attention, un ordinateur vous retrouvera un jour. ;-)
a écrit le 27/11/2012 à 17:32 :
La compétition devient très dure sur les marchés, les BRIC produisent bien et moins cher que nous. Mais la France dispose encore de très bons atouts avec des entreprises performantes dans des domaines pointus. Une ou deux propositions qui pourraient améliorer la compétitivité des entreprises françaises : avoir une culture internationale et engager des cadres quadrilingues. Ca faciliterait déjà grandement les exportations... par rapport à la situation actuelle.
a écrit le 27/11/2012 à 15:39 :
Le déni de réalité des peuples et des nations est, je dois dire, assez fascinant pour nous les ultra riches. On pourrait incriminer les effets de loupe des médias, les politiques, les fameux leaders d'opinion etc. qui font qu'aux yeux des occidentaux, l'Etat providence et les systèmes de solidarité sont les ennemis à abattre. Que nenni ! Pour ma part, je pense que le déni de réalité chez nos contemporains s'explique par leur profonde inculture historique et la méconnaissance de l'évolution des structures anthropologiques en Occident. Dans une perspective historique large, il est étonnant de devoir rappeler que le pouvoir a régulièrement changé de "classes sociales", qu'au pouvoir féodal a succédé l'absolutisme monarchique, qu'à la monarchie absolue a succédé l'aristocratie d'épée, de robes ou d'église et qu'à cette même aristocratie a succédé la bourgeoisie en 1789 ? Qu'il est amusant de voir nos idiots utiles des classes bourgeoises nous soutenir, celles précisément que nous les ultra riches dominons à tous points de vue comme le socialiste Emmanuel Todd l'a relaté dans son ouvrage perspicace "après la démocratie". Ah, tous ces petits patrons, ces indépendants, ces commerçants, ces professions intellectuelles, tous pivots et piliers de la démocratie occidentale et tous partisans du libéralisme qui va sombrer... Comme il est touchant que notre avènement à nous ultra riches, par essence anti-libéraux, soit soutenu et même souhaité par ceux qui vont pâtir le plus de la fin de l'utopie fordiste...les fameuses classes moyennes qui s'éteignent à petits feux. Il me vient en tête l'allégorie de la Caverne de Platon : que notre époque est drôle ! Qu'il est cocasse que la bourgeoisie apeurée, petite ou grande, s'en remette à la croyance du moment : la science économique... Comme je l'ai maints et maints fois expliqué, nous les ultra riches n'avons qu'un dogme : la cupidité profondément inscrite dans l'esprit de l'Homme et qu'une seule idéologie : l'Argent. Nous ne sommes définitivement pas libéraux, nous voulons concentrer et monopoliser les richesses. Disant cela, je sais que je heurte nos idiots utiles de la bourgeoisie. Le libéralisme, c'est le corpus idéologique des bourgeois, pas du tout celui des ultra riches. Le libéralisme, c'est la liberté à tous points de vue, alors que nous les ultra riches, nous revendiquons la domination de la masse par une petite minorité d'ultra possédants : nous ! On me demande souvent pourquoi au fond, nous les ultra riches, les ploutocrates comme on nous nomme parfois, nous allons devenir la puissance dominante après la bourgeoisie libérale ? Tout simplement parce que comme les bourgeois français de 1789 et leurs homologues anglais du XVIIème siècle, nous avons conscience au XXI ème siècle, nous les ultra riches, de constituer une classe... ce que les bourgeois ont fini par oublier ! Vae victis. Pourquoi la bourgeoisie n'est plus une classe et pourquoi elle va disparaître rapidement ? Parce que ses fondations anthropologiques disparaissent les unes après les autres et parce que nos valeurs à nous la minent : opportunisme, agressivité, invasivité, cupidité.
a écrit le 27/11/2012 à 15:25 :
L'histoire n'a aucun sens. Contrairement à la vision de Hegel et de Fukushima, jamais la démocratie occidentale ne se généralisera. L'horizon de l'humanité n'est ni le communisme, il a failli totalement, ni le capitalisme, il s'effondre "faute de carburant", de notre fait, ni quelque idéologie. L'histoire va déboucher sur le règne de la cupidité absolue. Voici venu le temps notre avènement à nous, les ultra riches, ultra dominants.
En revanche l'histoire fait parfois preuve d'ironie : en 1789, la bourgeoisie libérale a su manipuler le tiers état, dont sa composante majoritaire à Paris, le petit peuple puis progressivement en province, la paysannerie, pour prendre le pouvoir au détriment de l'aristocratie. Le mouvement a été long : près de 60 ans. Bien entendu, ce mouvement historique n'est pas proprement français : sous des formules moins "éruptives", la bourgeoisie anglaise avait pris le pouvoir plus d'un siècle avant son homologue française. Les bourgeoisies allemandes, italiennes, espagnoles etc. ont suivi. Où est l'ironie de l'histoire ? Dans le fait que la classe populaire et progressivement la paysannerie, celle qui s'était jointes aux révoltes en 1789, 1830, 1848 puis avait finalement adhéré à l'idéal républicain sous la conduite des bourgeois, et bien cette classe a disparu ou presque d'Occident. Nous les ultra riches avons compris tout ceci car nous avons une conscience aigüe de notre classe et une connaissance des mouvements de l'histoire. Nous aussi, nous allons renverser la puissance dominante, la bourgeoisie libérale et démocratique en Occident, en manipulant cette fois-ci les classes moyennes. Lorsque notre temps sera venu, la démocratie sombrera avec l'Etat providence et bien entendu, les classes moyennes disparaîtront ! Quant aux bourgeois libéraux, après plus de deux siècles de domination, ils nous seront soumis, comme l'ont été les aristocrates vis à vis de la bourgeoisie entre 1789 et 1848... Qu'il est amusant de lire que les bourgeois nous considèrent comme leurs alliés, des libéraux partisans de l'économie de marché ! Nous sommes partisans du monopole et de la concentration car notre richesse ne doit connaître aucune borne...
Réponse de le 27/11/2012 à 15:44 :
@ Arnault : dites, regardez le monde autour de vous, c'est l'inverse de votre vision. Hegel et FUKUYAMA (pas fukushima, ridicule) même vision ???? dès la première phrase vous confondez l'historicisme d'Hegel et le libéralisme de fukuyama, ça ne sert à rien de lire plus loin ...
Pour info, le matérialisme historique, concept marxiste, c'est du bidon ...
Réponse de le 27/11/2012 à 16:02 :
@ John Galt
Alors que le libéralisme débridé c'est du solide !!!!!!
Qu'il est difficile d'être prisonnier de ses dogmes idéologiques.
Réponse de le 27/11/2012 à 16:26 :
@ François : c'est vrai que la croissance économique qu'à connu l'occident depuis 200 ans t le monde depuis 50 ans c'est bien moins solide que la croissance dans el bloc communiste.
Vous êtes contre le libéralisme débridé ? vosu êtes donc contre la Liberté et les Droits de l'homme ? et vosu en êtes fier ? c'est bien vrai que la liberté est un dogme idéologique, mais bien sûr ...
Réponse de le 27/11/2012 à 16:47 :
"vosu êtes donc contre la Liberté et les Droits de l'homme ?"
Mais quelle malhonneteté intellectuelle!! Vous etes libéral, vous etes donc pour l'esclavagisme? (ironique, je précise)
Réponse de le 27/11/2012 à 16:56 :
Il est marrant le libéral chancelant : la croissance captée par quelques centaines de millions d'occidentaux (je suis très large, le chômeur en fin de droit de Corrèze ou le retraité pauvre du Delaware, la croissance ininterrompue, c'est un concept lointain), c'est une généralité sur Terre (dans ta tête, ouais) . Aaaahhh l'horizon indépassable du capitalisme qui est en train de s'auto-détruire ... ah les quelques milliards de pauvres sur terre qui ne connaîtront jamais le niveau de vie de son pépère lili, tout simplement parce que si un paysan chinois se met à consommer comme un avocat ricain, et ben on est pas dans la m...e sur une planète finie et plus prosaïquement parce que personne n'a envie de partager naturellement ! Mais pépère lili qui à réponse à tout va nous expliquer en relisant ses vieux grimoires du 18ème siècle que sa scien-science libérale qui, je répète date du temps de la charrette à boeufs (Adam Smith : 1723- 1790 ) va sauver le monde et que les capitalisses chéris vont découvrir d'autres planètes habitables à quelques années lumière de voyage !
Réponse de le 27/11/2012 à 17:04 :
@ Loic : ben le libéralisme, c'est le (seul, et oui) courant de pensée qui défend la liberté et les droits de l'homme (qui sont un concept universel libéral par nature, lié aux droits naturels fondamentaux, dont la révélation est faite apr le courant libéral), et ce sont des libéraux et des réformes libérales qui ont mis fin à l'esclavagisme. Si vous ne savez pas cela, ce n'est pas de la malhonnêté intellectuelle, c'est simplement de l'ignorance ...
Réponse de le 27/11/2012 à 17:05 :
Le lapsus de Arnault est révélateur : Fukushima et la crise des Subprimes sont les deux conséquences et symptômes d'un même phénomène : l'auto dissolution du capitalisme fou.
A ce propos, personne n'en parle mais la situation au Japon/Fukushima est totalement hors de contrôle : des tonnes d'eau contaminées se déversent sans arrêt dans l'océan (si vous pensez être peinard à Brest : les courants trans-océaniques, vous connaissez ?) et la boite de crétins qui était à la tête de la centrale est incapable de trouver une solution réaliste au problème du corium et au confinement.
Ils en sont à imaginer des robots (qui n'existent même pas sur plans) pour intervenir sous les ex réacteurs, sauf que les robots ne résistent pas longtemps aux rayonnements monstrueux...
Mais John Galt va certainement nous expliquer que ce sont les droits de l'homme, de saccager sa planète et tuer son propre avenir !
Réponse de le 27/11/2012 à 17:24 :
@ Glut : donc sous prétexte que nous soyons les seuls à être libre et donc à avoir de la croissance, nous la volons aux autres ? concept marxiste de base et faux... C'est le socialisme qui s'auto détruit, ce sont les états qui sont surendettés il me semble non ? c'est la première fois depuis 1900 qu'il y a moins d'1 milliards de gens qui ne mangent pas à leur faim sur Terre alors que la population a été multipliée par 7, merci qui ? le capitalisme libéral ... En 1800 Malthus disait que si les chinois vivaient comme les anglais, il faudrait 4 planetes, vous faites le même raisonnement intelligent que Malthus il y a 200 ans, et qui s'est bien trompé je crois, non ? Si vous ne connaissez que Adam Smith, il faut encore un peu vous cultiver (Friedman par ex, c'est un bon début). Le capitalisme libéral permet l'utilisation optimale des ressources rares, comment expliquez vous le développement des pays occidentaux alors ? les faits vous contredisent et me donnent raison (c'est bien normal, le libéralisme étant une philosophie pragmatique basée sur la Raison)
Réponse de le 27/11/2012 à 18:02 :
John Galt !
De l'art (sans talent) de renverser les faits : si les états occidentaux se sont surendettés, c'est parce qu'en face il y avait des prêteurs qui ont engrangé des fortunes démentielles en faisant circuler le pognon de plus en plus vite partout et sous des formes de moins en moins compréhensibles et donc contrôlables (produits dérivés...ah pour circuler vers les paradis fiscaux, ça circule ! ), sauf qu'à un moment à force de vampiriser la bête qui broute, ça coince et on y est !
Et puis vous oubliez de mentionner l'endettement privé : ben tiens comme c'est bizarre ! Vous savez pertinemment que les ricains sont endettés à hauteur de pas loin de 400% quand on cumule dette des ménages, dettes des entreprise et dettes publiques ? Comme par hasard, vous ne retenez que la dette publique qui en est une fraction (et l'Espagne, c'est la dette publique qui la met dans la mouise ? et mon hulk c'est du poulet ?)
Ah ben il est beau votre système qui produit de la croissance de plus en plus poussive par un endettement de plus en plus conséquent ! mais comme vous avez tel Lucien Jeunesse "réponse à tout", retournez donc consulter un de vos vieux grimoires poussiéreux pour me sortir un de vos auteurs favoris (ceux qui bouffent les pissenlits par la racine depuis 200 ans en moyenne)
Réponse de le 27/11/2012 à 18:11 :
Quand on est comme vous à court d'arguments éculés, ceux qui ont été écrits par des "auteurs" libéraux, morts et enterrés du temps de l'arrière arrière arrière grand mère de Sarah Bernard, qu'on ne trouve rien dans son vieux grimoire, on extirpe de sa besace le fameux coup du "cri qui tue " : " si vous n'êtes pas d'accord avec moi, c'est que vous êtes un vilain marxiste pasque d'abord les communissses c'est des vilains et moi j'aime les droits de l'homme, na et pis d'abord le capitalisse libéraaaal et ben il a sorti des chinois de la misère et toc "
A d'autres et pas avec moi ! (Les 800 millions de chinois qui croupissent dans la misère pendant que quelques milliers de corrompus maffieux se gavent sur leur dos, ça comme par hasard, on oublie d'en parler)
a écrit le 27/11/2012 à 15:18 :
En 1981 la gauche au pouvoir, en 2012 la gauche au pouvoir. Changement de siècle et d' économie mondiale, mais toujours la même politique socialiste bureaucratique. L' effondrement,.......c' est maintenant, merci Hollande.
Réponse de le 27/11/2012 à 16:10 :
1981, fin de mandat de la droite, 2012 fin de mandat de la droite. Toujours la meme politique pseudo-libérale destructrice. On peut faire dire ce qu'on veut a 2 chiffres jetés ici....
Réponse de le 27/11/2012 à 16:28 :
@ Loic : sauf que la politique de la droite a été exactement la même que celle de la gauche depuis VGE jusqu'à maintenant : du socialisme light (pardon, il faut dire social démocratie), qui n'a rien à voir avec le libéralisme. Manifestement, vous en savez autant sur le libéralisme, que la personne en football affirmat que le football (soccer) se joue en se passant le ballon ovale avec les mains ...
Réponse de le 27/11/2012 à 18:00 :
Manifestement vous avez le savoir-vivre et le gout du débat a la hauteur d'un dictateur.
a écrit le 27/11/2012 à 14:56 :
des années funeste pour la france par des politiques socialisantes excessives empechant la france de faire le virage de la mondialisation dans de bonne conditions.Le resultat a été le decrochage par rapport à l'allemagne , en particuliers pour les grosses pme.
a écrit le 27/11/2012 à 14:43 :
Oui et notre super endettement vient de cette époque ,bravo a tous ces messieurs.Peu de gens on compris que le vrai patron d'une entreprise n'est pas l'employeur mais les clients car plus de clients,plus d'entreprise, mais avec tous nos fonctionnaires au gouvernement ce n'est pas étonnant
Réponse de le 27/11/2012 à 16:01 :
l'endettement vient de cette époque ?????
Quand on est aveuglé par ses propres dogmes les commentaires n'ont plus aucun sens. Aucun gouvernement des 35 dernières année n'a eu de budget équilibré ..... et la dette de la France n'a diminué qu'en 1998, 1999 sous Jospin.
La réalité est toujours cruelle ......
a écrit le 27/11/2012 à 14:15 :
ce monsieur pere des 35 h est du meme niveau que sa fille ........ on paye la note
Réponse de le 27/11/2012 à 15:45 :
Les 35 heures c'est pour rire ... Ce que ce Mr a fait de grave contre la France c'est : 1) désindexation des salaires de l'inflation en 1983 (depuis les ouvriers n'ont cessé d'être plus productifs à un rythem de +/- 3% par an, mais leur niveau de salaire à stagné et souvent en-dessous de l'inflation), 2) c'est ce Mr qui a fait le marché unique européen en mettant d'abord l'Espagne et le Portugal en concurrence déloyale avec nos producteurs et industriels et juste après les 12 pays de l'Est où le SMIC tourne aux environs de 300 euros/mois et dans lesquels se délocalisent nos usines (et emplois), 3) l'Euro est aussi sa co-oeuvre où l'idée même de mettre des pays aux économies divergentes dans une meme monnaie était une hérésie économique complète. Ce Mr a trahis les intérêts suprêmes de son pays à plusieurs reprises, tout comme Attali qui sans vergogne déclare qu'ILS ont fait exprés de ne pas prévoir de porte de sortie de l'euro pour forcer les pays à y rester (merci pour nous qui supportons les couts à fonds perdus pour la Grèce). Tous ces gens devraient un jour être jugés pour s'expliquer publiquement de leur forfaiture ...
Réponse de le 27/11/2012 à 15:57 :
la note est salée après de gestion UMP dans notre pays.
Ceux qui pensaient que nous avions affaire à des pros se rendent compte que les pieds nickelés qui ont sévit ne sont même pas capable de décompter des votes !!!! Et aujourd'hui ils se battent pour prétendre être le futur calife ......
10 ans de clowns ........
a écrit le 27/11/2012 à 14:12 :
Retour aux sinistres annèes Mitterand....Mais comme personne ne bouge ...
a écrit le 27/11/2012 à 13:30 :
Je ne suis pas peu fier que nous, les ultra riches, dominions non seulement le destin des peuples mais aussi les esprits. Quel aveuglement des masses ! Pourtant, mêmes causes, mêmes effets : la 1ère globalisation au XIX ème siècle a permis la constitution d'immenses fortunes financières ou industrielles (les Rockfeller, les Krupp, les Rothschild...) mais a généré des déséquilibres et la 1ère guerre mondiale. Bien entendu, nous les ultra riches n'avons pas fait la guerre mais plutôt consolidé nos fortunes dans cette période trouble. Ensuite, la 1ère dérégulation financière de l'après 1918 nous a permis d'accroitre considérablement nos richesses en profitant, déjà, des écarts de revenus et de la haute spéculation. Ceci a abouti à la grande crise des années 30, à l'exacerbation des nationalismes et à la seconde guerre mondiale. Quelques uns d'entre nous y ont laissé de plumes, mais globalement nous les ultra riches avons continué de nous enrichir. Dans l'après 45, l'illusion fordiste a prévalu un certain temps (accords de Bretton Woods, développement des Etats providences...) car il fallait reconstruire l'Europe dévastée et donner des marchés à l'industrie US. Mais à partir des années 60 et 70, après la période dure du conflit capitalisme-communisme, nos écoles de pensées (des " économistes scientifiques" que nous appointions discrètement) ont miné toute tentative de contrôle de l'économie par le politique. Nous savions que l'Occident allait gagner la guerre froide, à partir de 1963 nous avons compris que les américains iraient sur la Lune avant les soviétiques, prélude à un formidable développement technologique dans l'Empire Occidental. Nous les ultra riches avons donc commencé de mettre en place la seconde globalisation puis la grande dérégulation financière. Nous avons depuis 40 ans fait en sorte que les états, les ménages et les entreprises s'endettent. Nous en avons tiré des profits énormes. Nous avons aussi mis en place des mécanismes de plus en plus sophistiqués et opaques au niveau financier, pour recréer de forts écarts de revenus et de patrimoines. Nous avons capté une part toujours croissante des richesses. La démocratie occidentale va mourir car les états providences vont disparaître. Pourquoi vont-ils disparaître ? Parce que les peuples et les politiques totalement désemparés et soigneusement culpabilisés par nos zélées représentants des "écoles de pensée" (et bon nombre d'idiots utiles de la middle class), vont réclamer eux-mêmes la fin de la démocratie, le repli identitaire et communautaire et donc la fin du "contrat social". Au final, nous les ultra riches, gagnons doublement : le combat économique en concentrant de plus en plus les richesses et les ressources indispensables à la vie et le combat des idées.
Réponse de le 27/11/2012 à 13:48 :
la lutte des classes est un concept fumeux qui n'existe pas mais qui flatte les jaloux et les paresseux ... En 2 lignes j'ai dit plus de vérités que votre post bien trop long ...
Réponse de le 27/11/2012 à 14:11 :
Aux ultra riches , nous les ultra pauvres ....
Réponse de le 27/11/2012 à 15:00 :
tout ce baratin ch.ant pour cracher la jalousie?? cette maladie la jalousie doit vous rendre bien malheureux, je vous plains plus que je ne vous blâme...
Réponse de le 27/11/2012 à 15:15 :
La roue tourne, d'accord avec John Galt ce concept ne sert aujourd'hui que les envieux les ratés, ceux qui ne pensent qu'à regarder ce qu'il se passe dans l'assiette du voisin.
a écrit le 27/11/2012 à 13:24 :
http://agefi.com/fileadmin/user_upload/documents/Hollande_en_Suisse/Agefi_Supplement_France_19.11.2012_PDF_light.pdf

Et si nos amis suisses avaient raison ?
a écrit le 27/11/2012 à 13:06 :
Grâce à Copé tout va bien aller ; la COCOE va devenir responsable des statistiques économiques et le chômage aura disparu en 6 mois et le taux de croissance du PIB passera à 10 %
Merci JF Copé !
a écrit le 27/11/2012 à 12:27 :
Il y a une solution ! Supprimer les 35 heures et augmenter l'âge de la retraite à 65 ans. Ca revient à augmenter la productivité, sans toucher au pouvoir d'achat...C'est la seule solution qu'il nous reste à mon avis.
Réponse de le 27/11/2012 à 13:33 :
Solution inutile, vous n'avez pas besoin de produire plus lorsque les carnets de commande sont vides. De plus le taux de chomage chez les séniors est important, donc retraite a 65 ans inutile, d'une part parce que ca reviendra a donner le RSA plutot que des retraites a ceux qui ont perdu leur emploi, d'autre part parce que ca amplifiera le chomage des jeunes ou de moins jeunes. De plus les 35h (théoriques car ils n'existent pas en pratique) ont permis une hausse de la productivité et une légere baisse du chomage. Ce n'est absolument pas le moment pour faire ca.
Réponse de le 27/11/2012 à 13:50 :
@ Loic : les 35H ont mermis une hausse de la productivité ????, donc en travaillant 11 % de moins à salaire égal, soit une hausse du cout horaire de 11 %, on augmente la productivité ???? Ce sont les accords signés sur la flexibilité et autres, qui ont permis une petite hausse de la productivité, afin de compenser la baisse induite par les 35h ... voilçà pourquoi les 35h n'ont pas créée d'emplois (facilement démontrable) et que personne n'a copié les 35h ...
Réponse de le 27/11/2012 à 15:03 :
Oui car tout dépend de la valeur produite durant ces heures de travail, ce que vous ne prenez pas en compte afin de démontrer votre these. De plus, vous admettez vous-meme une hausse de la productivité. Le travail qui était fait en 39h est donc fait en 35h (encore une fois théorique bcp de domaines travaillant plus que ca), donc augmentation de la productivité horaire. Si c'est si facilement démontrable, expliquez donc en quoi ca n'a pas créé d'emplois... Les 35h ne sont qu'une excuse utilisée en permanence par l'UMP pour justifier leur politique catastrophique. (et pourtant je ne suis pas spécialement pour les 35h, c'est juste qu'une augmentation du temps de travail actuellement n'aurait aucun effet)
Réponse de le 27/11/2012 à 15:26 :
la productivite qui augmente cela ne veut pas toujours dire que l'employé travaille plus en moins d'heure. Cela veut surtout dire qu'avec toutes les contraintes du droit du travail (sans parler du cout), les employeurs regardent à 2 fois avant d'embaucher. Ils preferent se passer d'une femme de menage(tant pis pour la salete dans l'atelier), automatiser plus facilement certains postes( meme si c'est pas forcement rentable), ...,( histoire vécu)
Réponse de le 27/11/2012 à 15:34 :
@ loic : la hausse de la producitvité lié à l'obtention de plus de flexibilité est venu compenser la baisse de productivité lié aux 35h. Ce que l'onfaisait en 39 on le fait en 35, d'acord, mais où est la hausse de la production effective dans tous cela puisque l'on travaille 35 et non 39 ??? C'est bien simple, il suffit de comparer avec les pays européens de la même période. La France a connu une croissance légèrement supéieure à eux de 1997 à 2002, et malgré les 35h, elle a créée moins d'emploi et le chomage a moins reculé. C'est une preuvre irréfutable que les 35h n'ont pas créé d'emplois, voire même en ont détruit. Si la réduction du temps de travail créait des emplois, nous ne serions pas les seuls à l'appliquer. C'est la productivité qui crée l'emploi, payer des gens el même prix pour qu'ils travaillent moins c'est faire baisser leur productivité (un salarié produira pareil voire moins). C'est le travail qui crée le travail, allez donc étudier la loi des débouchés de JB Say svp.
Réponse de le 27/11/2012 à 16:08 :
Pour la réponse ci-dessus, je suis d'accord, la productivité n'est pas seulement liée au temps de travail, mais ce que vous dites n'est pas lié uniquement aux 35h ou 39h. Les contraintes du droit du travail sont un autre débat (mais le post risque d'etre long :-)

John Galt, C'est pour ca que j'ai parlé dans le dernier commentaire de productivité horaire. Mais donc si on produit autant en 39h qu'en 35, ou est la baisse de productivité dont vous parlez? Le gain en productivité effective, il s'est fait sur les heures supplementaires travaillées, bien que ce gain soit léger.
Ensuite vous comparez par rapport a quel pays européen? Des pays comme l'Espagne étaient en croissance en partant de bien plus bas, donc plus facile de créer des emplois, et ceci est vrai pour la plupart des pays du Sud. Mais les 35h qui ont détruit des emplois, c'est la encore un mensonge que vous souhaitez propager, mais vous n'avez aucune preuve. A votre raisonnement, j'opposerais le fait que les autres pays travaillent plus et n'ont pas moins de chomage, comme quoi. Mais vous semblez préférer lire JB Say et conforter vos propres idées ultra-libérales destructrices plutot que vous confrontez a d'autres idéologies, c'est votre choix. On sait jamais, peut-etre apprendriez-vous des choses qui vous perturberaient.
Réponse de le 27/11/2012 à 17:10 :
Si on arrive à produire autant en 35h qu'en 39, cela exclu du marché du travail tout ceux ne sont pas assez productifs. Pourquoi croyez vous que les frnaçais sont les travailleurs lesp lus productifs au monde ??? tout simplement parceque ce sont les français qui travaillent qui sont productifs, les contraintes sont tellement fortes que tout un pan de la population netravaille plus, ce qui fait diminuer la production totale, et donc la croissance.
Quelque soit le pays comparable, si on compare l'évolution de lacroissance et l'évolution du taux de chomage, la france est la plus mauvaise (le graphique sur le chomage sur wikipedia est à cet égard éclairant, nosu sommes le seul pays en choamge eprmanent depuis 30 ans, pourquoi ???) La preuve que les 35h ont détruit des emplois ? c'est qu'avec une croissance plus forte que nos voisins, notre chomage a moins diminué, alors que nous sommes les seuls à avoir les 35h, cela en vous suffit pas ? Les autres pays n'ont pas moins de chomage ? allez donc voir sur longue période, tous arrivent à des moments au quasi plein emploi, sauf la France ... ultra libéral ne veut rien dire ... Lisez JB Say ou au moins essayez de comprendre ce qu'il dit avec cette loi et on en reparle. Expliquez moi en quoi l'application de la liberté détruit quoi que ce soit ? le socialisme ne détruit rien lui par contre, mais bien sur ...apprenez moi, mais soyez équipé....
Réponse de le 27/11/2012 à 18:04 :
Je n'ai pas fait l'apologie du socialisme, j'ai essayé de remettre les choses dans des perspectives réelles et pas dans vos délires libéraux. Je vous laisse le soin de lire ma réponse ci-dessous, je vous laisse a vos reves fabriqués par JB Say.
a écrit le 27/11/2012 à 12:19 :
Jean-Pierre Chevènement : La France est-elle finie ? Editions Fayard.

Pages 38, 39
Trois cents directives pour déréglementer

Le cap avait changé : on peut dire, pour résumer, que la politique mise en ?uvre par Jacques Delors, devenu président de la Commission européenne en 1984, et par son successeur au ministère de l économie et des Finances, Pierre Bérégovoy, mit la France à l heure du néo-libéralisme alors triomphant dans les pays anglo-saxons. Ce que Ronald Reagan faisait aux Etats-Unis et Margaret Thatcher en Grande-Bretagne - La libéralisation financière et la déréglementation des marchés des capitaux. Bérégovoy et Delors le firent en France et en Europe en vertu de « l Acte unique » , avec le soutien mais aussi sous la pression de Thatcher et d Helmut Kohl.
Réponse de le 27/11/2012 à 13:16 :
Alors la... c'est la meilleure! Rien ni personne n'as deregulé comme Tatcher ou Reagan en France... D'ailleurs, c'est bien ce qui nous manque aujourd'hui... Cela ne pourrais faire que du bien a notre economie!
Réponse de le 27/11/2012 à 13:35 :
Cest vrai que Tatcher a fait du bien.... a quelques uns devenus richissimes... pour le reste...
Réponse de le 27/11/2012 à 13:53 :
Thacher et reagan n'ont jamais dérégulé la finance et les marchés de capitaux ??? c''est n'importe quoi. Ils ont parcontre baissé les impots et cassés les syndicats. Et si vous vous renseigniez, vous verriez que la GB et les USA ont connu grace à ces personens politiques, lesp lus belels années de croissance depuis la 2eme GM ... Et ce n'est pas pour rien que ces 2 chefs d'état sont les chefs d'état préférés de leurs peuples respectifs ... Mais évidemment, vous savez mieux qu'eux ce que ces gens ont fait pour eux... Ah ces français ... @ M92 : + 1000 !!
Réponse de le 27/11/2012 à 15:13 :
Mais bien sur, Thatcher est populaire.... chez la droite conservatrice anglaise, uniquement la, les autres la détestent (je le sais je vis en Angleterre et eu l'occasion d'en parler avec pas mal de natifs ici). La croissance dont vous parlez (pas seulement liée a la dérégulation puisque tous les pays occidentaux étaient en croissance a cette époque), c'est une croissance dont les fruits se sont retrouvés dans les mains des plus riches uniquement, d'ou le ressentiment d'une grosse partie du peuple ici. Mais pour reprendre votre phrase, vous semblez savoir mieux qu'eux ce que ces gens ont fait. De plus, si le libéralisme est la solution idéale pour vous, pourquoi le Royaume-Uni n'est pas mieux loti que nous actuellement?? (j'ajoute que personne n'a dit qu'ils n'avaient pas dérégulé, donc vous pouvez vous calmer et dormir tranquille)
Réponse de le 27/11/2012 à 15:41 :
@Loic : et moi je suis allé au bistrot du coin et personne n'a voté hollande, donc hollande n'a pas pu être élu ... la belle démonstration ... Sauf que pour Thacher, c'est le seul homme politique a avoir une statue de son vivant, leseul avec churchill pour lequel on prévoit des funérailles nationales, le premeir dans tous les sondages etc etc etc et Reagan est le président préféré des américains devant lincoln, les faits les faits ...
Sauf qu'en 10 ans, la croissance a été bien plus forte chez eux. les américains et les anglais ont vu leur niveau de vie augmenter de 50 % plus vite que les français (cf les chiffres sur le site de l'ocde par ex) et ce sont toutes les couches de la population qui en ont profité, cf les chiffres de l'ocde encore. Pourquoi la GB n'est pas mieux loti que nous ? parceque : 1 eklle a été complétment détruite par le socialisme de 1945 à 1977 (faillite et prêt du fmi, puis élection de tchacher) et que le socialisme est revenu en 1997 avec Blair : en 10 ans (chiffres facilement vérifiables) il a embauché 1.5 millions de fonctionnaires, et a augmenté le poid de l'état dans le PIB de 12 %. Aujourd'hui (chiffre 2011) l'état en GB dépense 52 % du PIB, vous conviendrez que ce n'est pas vraiement du libéralisme (en dessopus de 35 %, on commence à avori du vrai libéralisme) ....
Réponse de le 27/11/2012 à 16:45 :
Décidément vous employez systématiquement un ton condescendant, quel est votre probleme? vous n'aimez pas etre contredit, comme un certain président en retraite il y a peu?
Blair socialiste? vous devez faire rire bien du monde avec ce genre de commentaire, le Royaume-Uni n'a jamais été socialiste de quelconque maniere, mais il semble que tout ce qui n'est pas ultra-libéral est socialiste pour vous. De plus, les sondages dont vous parlez, j'aimerais en avoir la trace, ils ont été fait dans les rangs du parti de Cameron certainement non? Les anglais ont eu leur niveau de vie augmenté sous Thatcher, la encore mensonge éhonté... Oui certains se sont enrichis, énormément a cette époque, quand la majorité de la population perdait pied. Thatcher c'est la généralisation du travailleur pauvre, la fin de l'industrie au Royaume-Uni qui a conduit a faire de ce pays un Etat uniquement financier avec des inégalités intolérables. Et pour en revenir au présent, 52% ce n'est effectivement pas libéral en tant que tel (meme si le mouvement choisi est libéral) car nécessite du temps, mais ca n'en fait pas un pays socialiste.
(j'ajoute que pour Thatcher, on parle de femme politique...)
Réponse de le 27/11/2012 à 17:19 :
@ loic : tiens, je rappelle des faits évidents que vous ne semblez pas connaitre, et je suis condescendant ? Contredisez moi avec de vrais arguments et des faits réels, et non des affabulations, et on en reparle. Blair est un travailliste, donc un social démocrate, donc un socialiste, il n'y a apparament que vous pour ne pas le savoir. La GB jamais socialiste ???? et de 1945 à 1977, il y avait quoi alors ? pour info, avec les travaillistes, en 74, la GB était arrivée à des taux d'imposition des salaires de 82 % et du capital de.... 98 %. !!!! c'est du libéralisme cela ??? vous pouvez aller même sur wikipedia, ils doivent y être. Mensonge éhonté ? tous les chiffres (ocde, reuters, bloomberg, etc etc) le prouve, mais bon, la réalité est un mensonge éhonté pour vous je présume.... La fin de l'industrie en GB est dû au socialisme travailliste regnant de 1945 à 1977, margareth a récupéré un pays en ruine, renseignez vous donc ... des inégalités intolérables mais un sort des pauvres plus enviable, pour vous, ce qui est intolérable, en bon socialiste, c'est qu'il y est des gens plus riches que vous. Vous préférez une misère affreuse également répartie qu'une richesse inégale, libre à vous, mais n'imposez pas la pauvreté aux autres ... vous reconnaissez enfin sur un fait (que vous êtes surement allés vérifier) que je dis la vérité en me basant sur les faits.... Cela en fait un pays social démocrate. Lisez la route de la servitude de Hayek pour apprendre que communisme, national socialisme, socialisme et social démocratie relèvent du même constructivisme socialiste qui détruit tout à terme (ce que nous voyons en europe, c'est ce qu'à vécu la GB de 45 à 77)...
a écrit le 27/11/2012 à 12:05 :
Pourquoi avoir mis Jean Marie Le Pen en photo de cet article ?
Réponse de le 27/11/2012 à 13:25 :
ne serait-ce Jacques Delors???
Pas tout-à-fait le même style...
Réponse de le 27/11/2012 à 13:48 :
C'est une blague? Rassurez moi, et dites moi que le nom de Jacques Delors ne vous est pas inconnu...
Réponse de le 27/11/2012 à 14:01 :
Non il ne m'est pas inconnu et dommage qu'il ne soit plus là pour relever le débat.
Ca manque cruellement dans le paysage actuel d'avoir qqun de pondéré, intelligent et avec une vision à long terme...
Réponse de le 27/11/2012 à 14:27 :
Ironie de la concomittence de nos commentaires, ma question ne vous était pas adressée cher ami, mais bel et bien à notre bien peu physionomiste ami commun qui l'avait confondu avec M. Le Pen....Pour le reste, je suis bien d'accord avec vous
Réponse de le 27/11/2012 à 16:37 :
mouais intelligent pondéré c est sûr... lâche aussi ...Quand on lui a demandé de se présenter à la présidence pour mettre en application ses idées il a joué sa diva pendant un bon moment avant de décliner Pas trés courageux tout ça
a écrit le 27/11/2012 à 11:56 :
1983 : Mitterand capitule sans se battre face au libéralisme en adoptant la rigueur et face à l'Allemagne en en ne rééquilibrant pas par une nouvelle dévaluation le franc au sein du SME. Après la chute du mur et avec Maastricht, la réalisation de l'Euro institutionnalisera ce différentiel (-20% au profit de l'Allemagne). Delors commence à "déréglementer" (fin indexation des salaires) et convertit de l'Europe au néo-libéralisme. La France, dont le taux de croissance était supérieur à l'Allemagne passe en dessous, Schröder rajoute une louche avec ses réformes. C'est la course au moins disant social. Maintenant : ou vous préservez la société (ce qu'il en reste) ou vous favorisez l'économie ( c.à.d : remplissez d'abord les poches des riches, le capital ne capitalise jamais assez en économie libérale).
Réponse de le 27/11/2012 à 15:46 :
le néo libéralisme en europe depuis 1983 ? quelle blague !! le socialisme plutôt. Et bien sûr, avec le socialisme, c'est toujours les poches des puissants dela nomenklatura qui se remplissent. Seul le libéralisme enrichit les pauvres. pouvez vous me rappeler la différence de niveau de vie entre les pauvres des pays occidentaux (tous libéraux un minimum) et ceux des pays totalitaires (tous socialistes actuellement) ? "la vérité en cotnredit pas une définition vraie" Aristote. C'est le libéralisme qui est une définition vraie...
a écrit le 27/11/2012 à 11:42 :
Ainsi donc on va faire un bond en arrière ....et avec l'immigration-invasion un bond au Moyen-Age !
a écrit le 27/11/2012 à 11:13 :
Merci Delors de rappeler avec force que la croissance est le fait des entreprises et ne peut avoir lieu que si elles gagnent durablement de l'argent: taux de marge en hausse et profits. L'entreprise est le principal moteur de l'économie, non l'état tout puissant. N'en déplaise aux fonctionnaires comme FH et consors.
a écrit le 27/11/2012 à 10:58 :
La similitude avec les années 80 qui saute le plus aux yeux : c'est le retour des socialistes au pouvoir (aux pleins pouvoirs). La raison devrait l'emporter sur l'idéologie ... Pas si sur, car il n'y a plus de personnage comme Mitterand qui avait, malgré tout, la conscience de ce qui était essentiel pour le pays.
a écrit le 26/11/2012 à 8:41 :
Je dirais même plus.... retour à la misère d'après-guerre ! Les restos du coeur pourront certifier à ceux qui doutent encore.
a écrit le 26/11/2012 à 8:22 :
Les nouvelles stars Delors et Rocard on avance c'est sûr. Les dents dans l'verre et au lit.
a écrit le 25/11/2012 à 22:59 :
Tout ce qui est associé au socialisme est coupable d'un vaste crime contre l'humanité. Notre devoir est dans la justice. Que ceux qui en doutent voient les ravages en Europe. Socialisme ou national socialisme, c'est un crime répréhensible, nous le savons depuis l'histoire. Rien dans ce qu'ils font n'est humaniste. Demain un monde meilleur est possible... mais pas sur les mensonges des bureaucrates.
Réponse de le 27/11/2012 à 13:37 :
Ah oui le libéralisme est humaniste, bien-sur.... superbe commentaire, vraiment, j'en ris encore.
Réponse de le 27/11/2012 à 17:27 :
@Loic : mais, par nature, le libéralisme est humaniste, l'humanisme est un courant principalement libéral (cad l'homme en tant qu'individu et fin en soi-même), les lumières du 18ième siècle sont en majorité des libéraux. Vous n'êtes pas allé à l'école ?
Vous riez de votre ignorance ?!?!? ce serait risible si ce n'était aussi dramatique et révélateur de l'inculture générale des français. Merci la (ré) éducation nationale socialiste !!!
a écrit le 25/11/2012 à 22:25 :
Recette pour faire un journal économique dynamique:
1. Céder d'interviewer ou de parler de tous ceux qui n'ont plus l'âge de lire Tintin,
2.S'intéresser davantage à tous ceux qui ont su montrer dans leurs études, ou dans leur vie professionnelle du succès,
3. Cesser de faire croire que le politique est au centre du Monde et va résoudre tous les problèmes: depuis la nuit des temps, et dans tous les cas depuis 1945, on sait que c'est faux..
a écrit le 25/11/2012 à 20:37 :
Une démocratie c'est quoi? Des citoyens sur le forum qui se parlent et quelques uns qui veulent faire office de tyran. Seulement voila depuis que les citoyens se parlent Moubarak est condamné pour DETOURNEMENT DE DEMOCRATIE et APAUVRISSEMENT GENERAL! N'oublions pas la TORTURE CONTRE LE PEUPLE FRANCAIS.
Réponse de le 25/11/2012 à 21:02 :
Ne pensez vous pas qu'en étant excessif dans vos propos vous risquez de décrédibiliser votre combat ?
a écrit le 25/11/2012 à 20:28 :
Delors devrait lire la bible, le livre le plus vendu au monde: Deutéronome. 8.12. Lorsque tu mangeras à satiété, lorsque tu construiras et habiteras de belles maisons, 13 lorsque tu verras ton bétail se multiplier, ton argent et ton or augmenter, et tout ce qui est à toi se développer, 14 attention, le laisse pas ton c?ur s?enorgueillir et n?oublie pas l?Eternel. Qui a dit qu'il fallait faire le plus de pauvres possibles? Qui a dit que le bureaucrate pourrait parresser sur le dos des autres? Qu'on leur fasse bouffer leur pantoufle!
Réponse de le 25/11/2012 à 21:00 :
Insinuez vous qu'ils y auraient des personnes qui auraient dit qu'il fallait faire le plus de pauvres possibles ? Que le bureaucrate pourrait paresser sur le dos des autres ?
Qui avez vous vu dire cela ? Ou avez vous lu cela ?
Réponse de le 26/11/2012 à 2:23 :
Jules la lit dans la bible.
a écrit le 25/11/2012 à 20:23 :
Comme quoi; entre la pratique et la théorie, il existe un fossé, mais la théorie a un avantage, c'est que l'on lui accorde du temps!
a écrit le 25/11/2012 à 20:18 :
Tout va bien! on revient au niveau zéro de la construction européenne! Comme quoi, tout le dogmatisme béat devait nous rendre heureux et richissime...!
a écrit le 25/11/2012 à 20:14 :
Nos ingénieurs sont payés comme les pousseurs feuilles, une fois le déficit réglé nous serons dans la réalité. Cette république pue la pisse à l'image du métro.
a écrit le 25/11/2012 à 20:06 :
Doit-on dire père de l'Europe ou bien bourreau de l'Europe?
a écrit le 25/11/2012 à 20:05 :
Quand on va dans l'hémicycle, il faut mettre une pince à linge!
a écrit le 25/11/2012 à 19:29 :
c'est pas vrai, tt va bien, la france c'est le centre de l'univers et tt le monde reve de lui ressembler; le reste, comme on dit ' c'est la faute a sarkozy et c'est la faute du medef' .... hey, si deja on est dans le deni, faut s'assumer jusqu'au bout !
a écrit le 25/11/2012 à 18:55 :
La Fille Delors semble moins bien inspiree que son papa.
a écrit le 25/11/2012 à 18:43 :
Ce qui serait vraiement douloureux, c'est d'en avoir un aussi incompétent que Delors. Lui et toute sa clique de soit disant sages et experts nous ont amenés là où ils voulaient, et certainement pas là où l'intérpet de la France devait nous conduire. Alors le voir encore en illustration me fait penser que soit l'auteur de l'article partage secrètement ce point de vue, soit il s'est lui-même aveuglé.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :