Green business : les 5 tendances qu'il ne fallait pas manquer en 2012
Dominique Pialot
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Plus léger que les chiffres des investissements dans les cleantechs ou les capacités installées dans l'éolien ou le solaire, voici quelques tendances de l'année 2012, glanées ici et là. Accentuation d'un glissement de la croissance verte vers l'Asie, partage et mutualisation des produits et services, ou encore ébauche d'une comptabilité d'un nouveau genre ont marqué l'année qui s'achève. Dans les énergies renouvelables, les innovations, encore dans la tête de professeurs Nimbus, au stade du laboratoire ou en phase de test de prototypes, se multiplient pour pallier les faiblesses qui entravent leur développement, à commencer par l'intermittence et l'emprise au sol.
? Le soleil se lève à l'Est
Ca n'est pas nouveau, mais le phénomène s'accroît chaque année un peu plus : en termes de fabrication d'équipement, d'installation annuelle de nouvelles capacités de production ou d'objectifs d'amélioration de l'efficacité énergétique, l'Asie occupe systématiquement la première place du podium. D'abord grâce à la Chine, à la fois plus gros pollueur au monde, premier fabricant de panneaux solaires et premier marché pour les énergies renouvelables. Mais aussi à la Corée, véritable laboratoire pour les projets de réseaux intelligents et les expérimentations de smart cities.
Un chiffre relevé par le site américain greenbiz.com suffit à illustrer ce glissement inéluctable du green business vers l'Asie : alors qu'il y a 20 ans les Etats-Unis produisaient 40% des équipements solaires vendus dans le monde et la Chine 5%, les proportions se sont quasiment inversées. En 2012, la Chine occupe 54% du marché mondial du solaire, et la part des Etats-Unis est tombée à 6%.
? Montée en puissance de l'économie collaborative et substitution du produit par l'usage
Le chiffre a été claironné sur tous les tons il y a quelques jours, alors qu'approchaient les congés de Noël : 500.000 Français s'apprêtaient à covoiturer pour rejoindre leurs lieux de réveillon. Ce partage des coûts entre plusieurs occupants effectuant un même trajet (à distinguer de l'autopartage qui permet à plusieurs automobilistes de se partager l'usage d'un même véhicule mais à des moments différents) bénéficie du contexte de crise économique. De façon générale, ce contexte contribue au développement de l'économie collaborative, qui repose justement sur le partage d'un objet entre plusieurs personnes grâce aux nouvelles technologies de l'information, et s'accompagne logiquement d'une substitution du produit (par exemple l'automobile, mais aussi l'appartement, la perceuse, voire la jardin potager) par le service rendu. Un chiffre illustre à lui seul le succès de cette économie qui se développe entre particuliers: en 7 ans, le site de location d'appartements entre particuliers AirBnB a créé une offre équivalente (en termes de lits) à celle du groupe hôtelier Hilton en 70 ans d'existence.
Dominique Pialot