Il va falloir compter avec les énergies alternatives

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Plusieurs technologies vertes deviendront compétitives dans les dix prochaines années, parfois plus tôt que prévu. Gouvernements et entreprises doivent intégrer cette donnée.

A quelques semaines du sommet de Cancun, les attentes sont plus que modérées concernant un éventuel accord international sur le climat. Dans le même temps, les politiques gouvernementales de soutien aux énergies renouvelables sont mises à rude épreuve dans plusieurs pays européens et ont perdu de leur attrait auprès des investisseurs depuis le second semestre 2008.

En dépit de ce contexte, il faudra compter ces prochaines années avec les énergies renouvelables. C'est la conclusion de l'étude « What's next for alternative energy ? », rendue publique jeudi à San Francisco par le cabinet de conseil Boston Consulting Group (BCG). En effet, les technologies vertes ? à des rythmes variables, mais pour certaines d'entre elles plus rapidement qu'attendu jusqu'ici ? vont finir par devenir compétitives avec les technologies ou énergies plus traditionnelles, y compris sans soutien public.

Pour le BCG, si les énergies conventionnelles demeurent prédominantes dans le mix énergétique de 2020, le gaz naturel y jouant un rôle de premier plan, l'irruption plus ou moins massive d'énergies ou technologies alternatives aura une incidence significative dont les différentes parties prenantes, entreprises et gouvernements en tête, ont intérêt à tenir compte.

Succès du véhicule électrique

L'étude s'intéresse aux secteurs des transports et de l'énergie. Le développement du captage et du stockage de CO2, indispensable à terme pour réduire les émissions et limiter la hausse des températures, sera ralenti par leur coût. L'éolien offshore ? au contraire de l'éolien terrestre déjà compétitif dans certaines régions ? sera réservé à certaines zones. Le véhicule électrique pourrait attirer 5 % à 10 % des acheteurs d'ici à 2020, mais le rythme de renouvellement du parc automobile et de développement des infrastructures en limiteront les effets à moyen terme. En revanche, le solaire ? photovoltaïque et surtout à concentration ? devrait atteindre la parité réseau dans les cinq à dix prochaines années. « Les progrès technologiques et les effets d'échelle rendront l'électricité d'origine solaire compétitive avec les énergies traditionnelles, en coût complet, observe Emmanuel Nazarenko, associé en charge du bureau de Paris. Cela peut inciter les petites entreprises et les particuliers à s'équiper, accélérant encore le phénomène, alors que la parité était plutôt attendue pour 2020. »

Mais l'impact le plus important proviendrait des biocarburants de deuxième génération, issus de produits non alimentaires, qui deviendraient compétitifs avec les carburants traditionnels d'ici à 2020 ou 2025, même en tenant compte des coûts de développement des infrastructures. Une donnée que les pétroliers feraient bien d'intégrer à leurs décisions d'investissements. Ce sont eux dont le modèle économique risque d'être le plus affecté par l'évolution des énergies alternatives, la pression pour la substitution sur les marchés matures devenant globalement plus forte que la demande en pétrole conventionnel des pays en développement. A eux d'en tirer les enseignements en investissant dans les actifs critiques pour diversifier leur portefeuille. Les énergéticiens ont d'ores et déjà commencé à acquérir des parcs éoliens et solaires, une politique qu'ils devront poursuivre en tenant compte des prévisions d'évolution des différents secteurs.

Enfin, l'étude souligne les opportunités que représente pour de nombreux fournisseurs le développement de ces nouvelles technologies, des composants d'éoliennes aux technologies de l'information, sans compter les conglomérats spécialisés dans les infrastructures. A condition d'identifier les segments de marché et les maillons de la chaîne de valeur les plus intéressants.

 

Pour retrouvez l'étude du Boston Consulting Group, cliquez ici.

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Commentaires
a écrit le 16/01/2011 à 17:25 :
rien ne peut remplacer le pétrole RIEN ! si d'un coup tous les pays du monde se réunissent avec 10.000 milliards d'euro pour développer une Energie alternative et la créer massivement ,elle arriveras a 10% du marché mondial !reste a trouvez 90 % retomber sur terre les rêveurs et renseigner vous sur l?énergie !

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