Cegelec réalisera la première ferme éolienne en Algérie

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DR (Crédits : Bloomberg)
Cette première expérience s'inscrit dans une politique gouvernementale visant à répondre aux besoins en électricité des populations locales dans les régions sahariennes.

L'Algérie veut développer l'éolien pour réduire sa dépendance vis-à-vis du gaz naturel dans la production d'électricité. Le projet de réalisation de la première ferme éolienne du pays, d'une capacité de 10 mégawatts (MW), a franchi lundi une étape décisive avec l'attribution du contrat au groupe français Cegelec pour près de 23 millions d'euros. Cegelec était en concurrence avec l'espagnol Comsa Emte (Espagne), le consortium chinois CECIC/CGC et la société française Vergnet.

D'une superficie de 30 hectares, le site d'implantation de la ferme éolienne est situé à Kabertene, à 73 km au nord de la ville d'Adrar, dans le Sahara algérien. La ferme devrait voir jour dans un délai vingt à vingt-cinq mois, selon Sonelgaz, le groupe public qui détient le monopole de la distribution de l'électricité et du gaz en Algérie.

Expérimentation

"À travers le projet de réalisation de la première ferme éolienne en Algérie, nous visons à développer une technologie éolienne et à tester le comportement de ce type d'équipements en milieu saharien, caractérisé par de fortes variations de températures et par des vents de sable pouvant influer sur leur fonctionnement", a précisé un porte-parole. Si Sonelgaz veut développer l'éolien dans certaines régions, notamment au sud du pays, c'est pour alimenter en électricité des villes et des villages enclavés.

Le projet s'inscrit dans un vaste plan de développement des régions sahariennes, initié par le gouvernement pour fixer les populations locales et avant tout satisfaire leurs demandes en électricité. Le gouvernement a également décidé de diviser par deux le prix de l'électricité dans le sud du pays par rapport au nord. L'alimentation en énergie électrique dans le sud algérien, où il fait très chaud en été, connaît souvent des coupures en raison d'un réseau insuffisant et d'une demande en forte hausse ces dernières années, conséquence d'une utilisation massive de climatiseurs par les administrations et les ménages.

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