Nissan-Renault choisit le Portugal pour implanter sa nouvelle usine de batteries lithium-ion

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Le troisième site européen de batteries pour autos électriques de l'alliance vient d'être inauguré dans le nord du pays.

La troisième usine de batteries lithium-ion de Nissan Motor en Europe va être construite à Aveiro. L'alliance Nissan-Renault a choisi cette ville près de Porto en raison de ses avantages logistiques (trains, autoroutes, port et aéroport). Le site industriel de Cacia, dans la banlieue d'Aveiro où le groupe Renault possède déjà une usine de composants, a été retenu pour ce qui sera la plus petite mais la plus moderne des trois usines européennes de Nissan Motor. L'investissement prévu s'élève à 156 millions d'euros. L'usine sera opérationnelle à la fin de 2012. Le numéro deux de Nissan, le Japonais Toshiyuki Shiga, qui a fait le voyage d'Aveiro vendredi 11 février pour la pose de la première pierre de l'usine, a évoqué « d'autres opportunités pour le Portugal » sans apporter plus de précisions. Lisbonne a espéré un temps pouvoir accueillir l'une des usines de fabrication de véhicules électriques ou de moteurs du groupe franco-nippon, mais le projet n'a pas été retenu. Toutefois, le groupe et le Portugal sont liés par un accord pionnier de mobilité électrique.

mode de recharge au choix

Le Portugal, fortement dépendant des importations de pétrole pour son énergie, a mis en place une stratégie de développement des énergies propres au travers d'un « plan technologique » destiné à produire 43 % de l'énergie consommée dans le pays. La mobilité électrique, sous le vocable MOBI-e, en est l'un des axes principaux. Le Portugal teste actuellement un réseau intégré de bornes de recharge sous contrôle de l'État. Grâce à un accord avec 25 municipalités, 1.350 postes seront installés avant l'été 2011. Grâce à sa carte MOBI-e, l'automobiliste pourra choisir à tout moment son lieu et son mode de recharge : à domicile ou dans l'un de postes publics mis à disposition, par exemple dans les parkings de stationnement des véhicules. Le consommateur aura le choix entre le chargement lent ou rapide des batteries de son véhicule, mais pourra aussi utiliser le système de pose-dépose, notamment dans les stations services. La dernière phase du projet démarrera lorsque la demande des consommateurs l'exigera, à partir de 2012. Le gouvernement portugais a pris d'importantes initiatives pour développer la demande des véhicules électriques, notamment des primes à l'achat de 5.000 à 6.500 euros, ainsi que des réductions fiscales. Nissan mise sur une progression rapide de l'intérêt des consommateurs portugais pour la voiture électrique. À ce jour, seuls 27 exemplaires ont été vendus au Portugal par Nissan, Mitsubishi, Peugeot et Citroën.

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Commentaires
a écrit le 21/02/2011 à 10:24 :
Finalement M.Carlos G. n'est patron de pas grand chose, car Nissan, même en Europe, ne tient absolument pas compte de Renault, pour sa stratégie sur le VE et ses composants. Tout est baratin et discours fumeux de sa part! Je doute même quune usine de batteries voit le jour en France!
a écrit le 20/02/2011 à 15:07 :
Le Portugal (comme Israel, les Pays-Bas, Autriche, Suisse) de part sa taille constitue une excellent laboratoire pour le véhicule électrique.
Reste à savoir si les portugais en crise économques seront avides de nouvelles technologies. Il faut que avant tout que la solution portuguaise soit nettement gagnante pour le consommateur et les ventes suivront. Quitte à faire payer le contribuable, mais attention au déficit.

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