RFF réduit la facture environnementale du projet de la ligne LGV Sud-Ouest

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Le train réduit les émissions de gaz à effet de serre. Mais l'impact de nouvelles infrastructures n'est pas neutre. RFF cherche à en minimiser les effets.

C'est une première en France. Le Grand Projet Ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) est le premier chantier de Réseau Ferré de France (RFF) à bénéficier d'un bilan carbone dès sa conception. Le chantier concerne plus de 400 kilomètres destinés à relier Bordeaux à Toulouse et Bordeaux à l'Espagne, ces deux branches ayant un tronc commun au début de leur tracé. La mise en service est prévue à l'horizon 2020. « Forts du bilan de la ligne à grande vitesse (LGV) Rhin-Rhône, nous sommes à même d'avoir des leviers plus importants sur l'empreinte carbone », indique le responsable des études économiques du GPSO, Jean Calio. Déjà, la consigne a été donnée aux équipes qui travaillent sur le projet au sein de RFF - près de 200 salariés - et chez les prestataires, de limiter leurs déplacements en ayant recours aux visioconférences et de ne pas imprimer systématiquement les documents échangés.

Trouver des alternatives

Mais le plus gros effort portera sur le chantier lui-même. Les matériaux comme le clinker (principal composant du ciment), la chaux, et l'acier ont un impact très important en termes d'émissions de gaz à effet de serre (GES). Jean Calio estime qu'on peut trouver des alternatives pour les réduire de façon significative. Par exemple, en ayant recours à de l'acier recyclé, il est possible de diviser par dix les 700 kg équivalent carbone à la tonne, précise-t-il. Pour inciter les entreprises à trouver des solutions performantes d'un point de vue technique et rejetant moins de GES, RFF pourrait constituer un fonds carbone afin de compenser les surcoûts engendrés par ces nouvelles approches.

Toutefois, le GPSO devrait avoir, à terme, un impact positif puisque les GES générés par sa construction et son exploitation seraient compensés au bout de sept ans d'exploitation, selon les projections de RFF. Ces dernières s'appuient sur les calculs suivants : sans solutions alternatives, l'impact du chantier est évalué à 850.000 tonnes équivalent carbone (TEC). L'exploitation de la ligne est chiffrée à 24.000 TEC/an mais générera, grâce au report modal (la substitution du train à la voiture), des économies de près de 150.000 TEC/an, soit un solde positif de 125.000 TEC/an. Jean Calio estime que ces perspectives sont très réalistes car le GPSO va faire gagner d'importantes parts de marché au train par rapport à l'avion et à la voiture sur des trajets longs, tels que Toulouse-Paris ou Bordeaux-Madrid. Il permettra en outre de faciliter les échanges au sein du grand Sud-Ouest, mettant, par exemple, Pau à 1 h 30 de Bordeaux.

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Commentaires
a écrit le 31/03/2011 à 14:30 :
et si RFF arrétait d'épendre a tour de bras des herbicides ? Les volumes sont concidérables ... alors le lessivage !?
a écrit le 27/03/2011 à 12:46 :
Tout ceci c'est du vent sur du papier.
Cela n'inclue sûrement pas les déplacements supplémentaires qui seront rendus obligatoires par cette satanée nouvelle ligne LGV qui va concentrer les emplois sur 2 métropoles et vider les petites villes.
Cela n'inclue pas la prolongation des contraintes de logement éloigné et de transport local et polluant qui pourraient être levées si tout le budget des collectivités n'était aspiré par ce projet ruineux.
Et bien d'autres effets induits sûrement.
Et comme par hasard, ça tombe à pic : juste au moment où on est face au mur des quelques collectivités encore rétives pour signer le chèque pour Tours-Bordeaux !
Une première ? ou juste une manipulation de plus ?
On ne veut pas de nouvelles lignes, on veut une modernisation des lignes existantes.
Réponse de le 02/04/2011 à 7:47 :
Oui mais l'electricité est a 80 pour cent nucleaire;;;;et les reserves d'uranium de 40 ans comme pour le petrole et en plus les sources d'approvisionement sont au Niger...et Canada

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