Idée reçue #11 : "On ne pourra pas nourrir 9 milliards d'êtres humains sans recourir massivement aux pesticides et aux OGM"

D'autres pistes existent, qui impliquent de modifier notre alimentation de façon significative.

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Reuters (Crédits : Reuters)

Une friandise au criquet ? Pas sûr que ça séduise grand monde dans nos contrées. C'est pourtant l'une des pistes sérieusement envisagée par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) pour résoudre le défi démographique qui s'annonce. Pour nourrir les 9 milliards d'êtres humains attendus sur Terre en 2050, la production agricole (qui risque aussi d'être en concurrence avec la fabrication d'agrocarburants) devra croître d'au moins 70 %. La plupart des nouveaux Terriens vivront dans des pays en développement de plus en plus urbains et consommateurs de viande. Et le problème sera encore aggravé par le changement climatique : dans certaines régions, une hausse de température de + 1 °C peut entraîner une baisse du rendement de 10 %. Le recul des glaciers abaisse le niveau des grands fleuves asiatiques, des inondations de plus en plus fréquentes dévastent les cultures (au Bangladesh et au Vietnam par exemple).

Dans l'étude Agrimonde, l'Institut national de recherche agronomique (INRA) et le centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) établissent des pistes pour nourrir ces 9 milliards de personnes sans mettre en danger l'équilibre environnemental de la planète.
Aujourd'hui, quelque 15 milliards d'hectares, soit 10 % des terres émergées, sont cultivés. En théorie, environ 2,7 milliards d'hectares supplémentaires pourraient l'être aussi. Situées essentiellement en Afrique subsaharienne et en Amérique latine, ces terres présentent une topographie compliquée, une faible fertilité, manquent d'eau et soulèvent des problèmes liés au droit foncier. La principale piste consiste donc à améliorer la productivité des zones déjà cultivées et à réduire l'écart important qui existe aujourd'hui entre régions. Les initiatives foisonnent. En Colombie, la collaboration entre agriculteurs et scientifiques (entamée il y a quarante ans) a permis de fertiliser une immense plaine de 6 millions d'hectares autour de Puerto Lopez, qui pourra bientôt assurer la sécurité alimentaire du pays, l'autosuffisance de son secteur agro-industriel et la production d'agrocarburants. L'introduction de nouvelles variétés de plantes fourragères a aussi permis d'augmenter le nombre de têtes de bétail par hectare et la qualité des sols.

De leur côté, les semenciers spécialisés dans les OGM rivalisent d'inventivité pour élaborer des espèces adaptées aux conditions climatiques extrêmes. D'autres pistes plus respectueuses de l'environnement sont aussi à l'étude. En Inde, la SRI (System of Rice Intensification) accroît le rendement des rizières de 30 à 80 % tout en économisant 40 % d'eau et en utilisant moins de semences.
Mais réduire la pression sur l'agriculture nécessiterait surtout de diminuer la quantité de calories ingurgitées dans les pays du Nord, qui pourrait être ramenée de 4 000 à 3 000 ; certaines viandes comme le poulet mais aussi la chèvre (bien adaptée à la désertification) seraient privilégiées, ainsi que de nouvelles sources de protéines comme... les insectes. Présents sur toute la planète, chenilles, criquets et autres chrysalides de vers à soie sont adaptés à un élevage industriel et se reproduisent rapidement.
Une dernière piste permettrait de continuer de manger de la viande sans antibiotiques ni pâturages, sans polluer les nappes phréatiques ni abattre les animaux : la viande fabriquée en éprouvette à partir d'un échantillon de tissu musculaire... au prix de 4 millions de dollars le kilo aujourd'hui !

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Commentaires 4
à écrit le 13/04/2012 à 10:49
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A quand les orgasmes fabriqués en laboratoires, du grand n'importe quoi, l'homme et la femme qui voulaient se prendre pour Dieu. NaturalNews) Une étude récente publiée dans le Journal of Toxicology in vitro a démontré que, même à taux très bas, la f...

à écrit le 28/02/2012 à 8:21
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Cet article est ahurissant. Les pesticides ne vont pas de pair avec les OGM. Les OGM ont justement pour vocation d' éviter l'emploi des pesticides, en particulier des insecticides et fongicides. Et, oui il faudra des OGM dans les pays en voie de déve...

à écrit le 27/02/2012 à 20:31
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N'importe quoi ! La surpopulation est un problème terrible, il faut arrêter de faire des gosses. En pratique, c'est facile : Au delà de deux enfants, aucune allocation...et pour éviter cela, avortement gratuit.... et surtout jamais ne demander l'avi...

à écrit le 26/02/2012 à 8:06
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Bonjour,c'est une honte qu'on laisse faire de nos vies un poison c'est tres grave comme si on n'avais pas fait assez de degats on continue dans la serie horreur ,des illetrés le pognion toujours le fric c'est nous qui allons se nourrir de ces "ogm" m...

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