Eolien offshore : Alstom avance ses pions outre-atlantique

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Ambitieux sur le marché éolien offshore européen, et notamment français, Alstom avance aussi ses pions aux Etats-Unis. Il vient de décrocher une subvention certes modeste (4,1 millions de dollars) mais symbolique du Département de l'Energie (DOE) pour un programme de R&D mené avec des centres de recherche prestigieux, dont le MIT et le National Renewable Energy Lab (NREL). L'objet de ce programme de cinq ans est de développer des systèmes de contrôle avancé et d'intégrer des capteurs innovants pour augmenter la production et surtout réduire le coût des turbines offshore, et notamment des turbines installées sur des plates-formes flottantes.

Cette subvention entre dans le cadre d'un programme plus large du DOE qui a annoncé la semaine dernière plus de 43 millions de dollars de subventions pour des projets de recherche dans l'éolien offshore. Les Etats-Unis sont ambitieux dans le secteur : ils visent le déploiement de 54 GW d'éolien offshore d'ici à 2030 à un coût de seulement 70 $ le MW (soit 50 ? le MW, alors qu'aujourd'hui le coût du MW d'éolien offshore se situe dans une fourchette large de 120-250 ? le MW).
Le programme piloté par Alstom vise à mettre au point un système innovant et fiable en matière de contrôle avancé pour des turbines de 6 MW reposant sur des structures flottantes adaptées aux zones d'eaux profondes, dans lesquelles il est très difficile et coûteux de poser des éoliennes au fond de la mer.
Un acteur ambitieux
Présent depuis plusieurs années dans l'éolien terrestre avec des turbines de 1,67 à 3 MW, Alstom n'est pas encore dans l'offshore : son prototype de 6 MW doit entrer en phase de test à partir de la fin de l'année en France et la commercialisation est prévue en 2014. Cette future turbine est à système d'entraînement direct, dit "direct drive", c'est à dire sans multiplicateur, ce qui réduit le nombre de pièces mécaniques et donc les coûts de maintenance même si le coût d'acquisition est, lui, un petit peu plus élevé. Le jeune marché des turbines offshore est pour l'instant dominé par l'allemand Siemens, qui a creusé l'écart sur son rival, le danois Vestas.
Sur le marché offshore, Alstom vise en priorité l'Europe, notamment le Royaume-Uni et bien sûr la France où il est allié à EDF EN dans le cadre du premier appel d'offres lancé par l'Etat pour l'installation de 3 GW au large des côtes de la Manche et de l'Atlantique. "Dans un second temps, nous voulons aussi nous intéresser aux marchés américain et chinois. Et devenir l'un des tout premiers fabricants d'éoliennes offshore dans le monde", avait indiqué Frédéric Hendrick, vice-président de l'activité éolien offshore d'Alstom Power, à GreenUnivers en mai dernier.

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