Allemagne : la facture de sortie du nucléaire s'annonce salée

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Les opérateurs de réseaux électriques allemands ont présenté mercredi un plan à 10 ans pour permettre la transition énergétique allemande, notamment l'arrêt de tous les réacteurs nucléaires d'ici à 2022 et un développement accéléré des énergies renouvelables. La facture est chiffrée à 32 milliards d'euros, et ce n'est qu'une petite partie du coût total de cette transition.

Les opérateurs de réseaux électriques allemands (Tennet, Amprion, 50Hertz et TransnetBW) sont sur la sellette. Alors que le pays bat record sur record en matière de production d'énergies renouvelables et a passé sans encombre son premier hiver avec 50 % de nucléaire en moins, ce sont en effet les réseaux qui pourraient entraver la fameuse "transition énergétique" ( Energie Wende dans le texte) décidée par Angela Merkel suite à l'accident de Fukushima. La nécessité de transporter l'énergie qui sera produite par les parcs éoliens offshore du Nord-ouest vers la région de plus forte consommation au sud, et la capacité à absorber les énergies renouvelables intermittentes justifient de lourds investissements. Ceux-ci font l'objet de vifs débats entre Verts, industriels et gouvernement.

Selon l'étude présentée mercredi,  3.800 kilomètres supplémentaire seraient à ajouter aux 35.000 existants, pour un coût de 32 milliards d'euros, notamment affectés à la construction de quatre nouvelles lignes nord-sud. Mais il faut également moderniser et allonger les lignes à plus basse tension et raccorder les futurs parcs éoliens en mer. Sans compter la construction de nouvelles installations éoliennes et solaires, mais aussi ce nouvelles centrales à gaz, voire - même si ce point est régulièrement démenti - de nouvelles centrales au charbon. 

Un développement au point mort

Dans tous les cas, il faudrait changer rapidement de braquet. En effet, seuls 214 kilomètres ont été construits sur les 1.800 programmés en 2009. Une loi a  été votée en 2011 pour accélérer ce développement grâce à un système de planification et d'autorisation plus centralisé, mais sans résultats suffisants à ce jour. C'est en tout cas ce qu'a regretté publiquement le président de l'autorité de régulation des réseaux dans une interview à la presse mardi.

C'est en réaction à cette situation d'enlisement que a chancelière allemande Angela Merkel, mise en cause au sein même de son parti sur la faisabilité et le coût de cette transition énergétique, a décidé de se rendre mardi 29 mai à l'autorité de régulation, accompagnée de deux ministres. Elle en a profité pour réaffirmer "la transition est faisable telle que nous l'avons décidée il y a un an."

Le consommateur allemand paie déjà l'un des prix les plus élevés d'Europe : 25,3 cents le kilowattheure quand la moyenne est à 18,4 cents et la France à 14,2 cents, selon les dernières statistiques d'Eurostat. Et la fourchette de 200 à 400  milliards d'ueros évoquée par les opérateurs pour sortie définitivement du nucléaire risque d'être une pilule difficile à leur faire avaler. Surtout en période pré-électorale.

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Commentaires
a écrit le 15/11/2012 à 18:21 :
Sortir du nucléaire coûte cher? Sans blague, c'est pas comme s'ils n'avaient pas été prévenus... De ce côté là, c'est bien-fait pour eux: renouvelable=ruine, renouvelable-nucléaire=encore plus grosse ruine!
ET quand on voit que la France a le kW le moins cher d'Europe, je me demande pourquoi on veut quitter le nucléaire, seule énergie qui nous permet d'avoir une électricité bon marché!
a écrit le 07/06/2012 à 1:29 :
Article intéressant sur un accident nucléaire 25 ans après :
http://www.actu-environnement.com/ae/news/risques-externalites-nucleaire-cout-debat-energie-15823.php4
a écrit le 05/06/2012 à 23:42 :
@ Roberton : Dans le détail les données de votre site sont pleines d'erreurs et relèvent plus du texte de propagande pro-nucléaire sous apparence pseudo-scientifique que de la réalité. Par exemple le rendement de production d'hydrogène par voie protonique notamment est bien meilleur que les données affichées. Pour les stockage très peu de solutions sont évoquées par rapport aux avancées actuelles et aux coûts généralement faibles ou raisonnables et aux rendements élevés obtenus. Pour les chiffres extrêmes de l'intermittence ne sont pris que des parcs ponctuels et non des réseaux achevés d'une part. Et d'autre part le constat est différent si l'on analyse l'apport global par exemple de l'éolien sur 1 année ou plus et la réduction d'énergies fossiles qui en découle. On travaille sur par ailleurs sur des mix énergétiques. La météo française confirme de plus qu'il y a toujours eu du vent quelque part en France ou sinon le jour du soleil, alors qui plus est en Europe et +. Il n'y a pas lieu actuellement de passer à plus de nucléaire ni d'en sortir pour le moment puisque par exemple un Epr est en construction. Mais d'accroître la part des renouvelables qui est souvent moins chère que le nucléaire de type Epr actuel et qui ne pose pas les problèmes de risque élevés ni de déchets dangereux de plus de 100.000 ans...
Réponse de le 06/06/2012 à 17:41 :
L´hydrogène n´est pas une solution individuelle pour des raisons de sécurité, j´ai travaillé plus de 30 ans dans la navigation aérienne et j´ai vu le résultat d´une explosion d´un générateur d´hydrogène utilisé pour le lancement de ballons-sondes, j´imagine votre maison ou voiture avec un tel réservoir en cas d´accident. Le jour ou vous n´avez pas de vent, ce n´est pas une consolation de savoir que votre éolienne à un rendement de 20%, vous ne vivez pas dans une moyenne! Pour le reste, donnez des liens, nous aimerions en savoir plus.
Réponse de le 07/06/2012 à 1:05 :
Nous parlions de l'utilisation des mix d'énergies renouvelables et des solutions de stockage à grande échelle et non pas spécialement de la solution individuelle pour laquelle par exemple la thermochimie est adaptée (dans ce cas voir exemple maison prototype EDF ou les travaux du Mit et autres dans de multiples pays et pour le stockage d'hydrogène de manière individuelle etc plusieurs solutions existent que vous connaissez sans doute : http://www.mcphy.com/fr/stockage-hydrogene/solutions-existantes.php Encore une fois à grande échelle on ne travaille pas sur 1 seule énergie mais sur des mix d'énergies renouvelables combinées à différentes solutions de stockage à bas coûts ou coûts dans tous les cas raisonnables et rendements élevés. Sans compter que vous n'avez jamais eu absence totale de vent sur toute la France et encore moins l'Europe. Quand il y a anticyclone il y a souvent du soleil etc. Enfin on connaît le taux de charge moyen par pays etc et c'est ce qui importe. Le cas extrême dans un mix ne pose pas de problème. Le Danemark et beaucoup d'autres pays ou régions utilisent depuis plus 30 ans l'éolien entre autres et les absences de vent n'ont jamais entraîné des coupures du réseau alors que les technologies n'étaient pas aussi avancées que maintenant et les énergies r'enouvelables pas aussi développées et ce n'est qu'un début. Dans la pratique et dans l'histoire du nucléaire ou du gaz, on relève beaucoup de périodes de ruptures liées à de multiples problèmes, leur bilan sur ce plan est loin d'être exemplaire si vous vous penchez sur le sujet, ce qui a été fait et c'est plus édifiant qu'on ne le croit surtout dans les périodes critiques, canicules, tempêtes, froid etc. Les mix d'énergies renouvelables associées le cas échéant aux formes de stockages les plus adaptées selon les pays offrent plus de sécurité et de durabilité malgré que 2 d'entre-elles (éolien et solaire) soient intermittentes.
a écrit le 05/06/2012 à 17:35 :
Sans chiffrer le coût du remplacement du nucléaire, tout est possible. Le charbon est le seul substitut au nucléaire par son abondance. Aux USA le charbon a une teneur de 1 à 4 ppm de produits fissiles (Oak Ridge National Laboratory) résultat en cent ans (1940-2040) 800.000t d´uranium et 2 millions de tonnes de thorium libérées dans l´atmosphère, pire que le nucléaire, et chez nous? Les renouvelables (éolien et photovoltaïque) ne sont que des énergies d´appoints qui, en Europe, par grand froid produisent trois fois rien. Voir le lien sur le foisonnement.
Par exemple, à 17h30 le 7 Décembre 2010, lorsque le Royaume-Uni a enregistré sa 4ème plus forte consommation de 60 050 MW, les 5200 MW d´éolien n´ont produit que 300 MW (facteur de charge de 5,8%). Un des plus grands parcs éoliens au Royaume-Uni, la Ferme éolienne de Whitelee 322 MW la production a été d'environ 5 MW (facteur de charge de 1,6%). Le facteur de charge dans d'autres pays européens à la même époque était également faible. L´Irlandais a enregistré un facteur de charge d'environ 18% (261 MW / 1425 MW), l'Allemagne 3% (830 MW / 25777 MW), et le Danemark 4% (142 MW / 3500 MW).
Ces chiffres confirment les arguments théoriques, indépendamment de la taille de l´éolien, qu´on ne sera jamais en mesure de réduire le parc de production conventionnel. À moins de trouver un moyen viable et économique de stocker la production d´électricité.
Le pétrole ne sert qu´à la mobilité et la conséquence est que nous ne diminuerons pas nos importations, sauf à fabriquer seulement des 2cv modernes de 500KG et consommant 1,5l/100Km et consommer localement.
L´AIE chiffre une quantité croissante d´énergie nécessaire mais aussi un manque de 10Mb/jour de pétrole en 2020. Bien avant 2050 la production de pétrole sera dans un déclin accéléré, les minerais de fer, de bauxite, de cuivre, de nickel.... pour ne parler que des plus importants, nous viennent d´Amérique du sud, de l´Australie, de la Nouvelle Calédonie etc... Comment ferons nous pour les transporter et les transformer? N´oublions pas que les mines produisant l´antimoine, l´hafnium, l´indium, le platine, l´argent, le tantale et le zinc serons presque épuisées dans les 30/40 ans qui viennent.
Le monde consomme 180 millions de tonnes d´engrais basés sur le pétrole ou gaz (NPK et phytosanitaires), que l´agriculture a besoin pour planter, traiter et récolter de 100 à 150 litres par ha/an de diésel, que de 1900 à 2000 la production mondiale d´aliments a augmenté de 600% et la population de 1,7 à 7 milliards de personnes. Futur?
Ce qui me fait dire que 40 ans après le pic de production de pétrole nous serons en panne de transports et d´électricité.
Un bon conseil, achetez un terrain de 5 ha, plantez, faites votre biogaz, vous en aurez besoin plus vite que vous ne le pensez.
A nouveau, lien foisonnement des renouvelables:
http://www.sauvonsleclimat.org/production-denergie/energies-renouvelables/intermittence-et-foisonnement.html
Réponse de le 16/11/2012 à 9:03 :
c est faux la geothermie profonde est le seul moyen de se passer du nucleaire de plus la production d electricite et de chaufage peut etre locale production 365 jours sur 365 qu il y ai du soleil du vent ou pas,la newzeland est en train de realiser ce paris en debouchant les puits steril de petrole,en france 2000 forages ont ete effectues a la recherche de petrole donc les puits y sont deja et seul les lobby nucleaires s opposent a cette solution
a écrit le 04/06/2012 à 0:17 :
Le texte de Roberton est encore une fois partisan et ne tient absolument pas compte des avancées des énergies renouvelables actuelles ou à venir très prochainement (solaire plasmonique etc + stockage, gaz de synthèse, méthanation, hydrogène, batterie métal liquide, thermochimie, types et composants des câbles et réseaux, gestion du réseau, smart-grids, micro-grids etc) qui changent complètement la donne. Il se résume au débat stérile, binaire et sans intérêt pour ou contre. La réalité est à l'optimisation d'un mix énergétique avec l'objectivité sur toute énergie. La réalité du nucléaire actuel est qu'il est très (trop) cher (il ne s'exporte d'ailleurs guère pour çà) et de 3e génération seulement donc avec toujours les problèmes d' insécurité très importants et les déchets d'hyper longue durée de vie dont les coûts réels reviennent toujours au public. Il n'a pas vocation à être l'unique énergie et heureusement vue sa dangerosité incontournable. C'est de plus une énergie gérée de manière centralisée alors que les renouvelables peuvent comme on le constate dans tous les pays impliqués ou par ailleurs communes en Bretagne etc concerner des régions, communes et particuliers qui accèdent à l'indépendance partielle ou totale donc meilleure maîtrise locale. Vous parlez des éoliennes, le béton des socles peut durer très longtemps, au pire être recyclé, pas celui des centrales pour sa plus grande part. Les éoliennes aussi se recyclent à près de 100%. Quant aux quantités de matières premières elles sont également énormes dans un EPR mais pour beaucoup ne peuvent plus être recyclées ensuite vues les contaminations très longue durée. L'évocation du gaz que l'on importe est une absence de connaissance du sujet. Le gaz n'est qu'une transition dans le système mis par exemple en place par les allemands, ce n'est pas la situations qui prévaudra à moyen terme si vous analysez un peu les rapports du Fraunhofer Institute qui compte pas moins de 2000 chercheurs dans le domaine de l'énergie et qui depuis les années 90 ont fait un excellent travail. En France le réseau actuel pourtant ancien accepte 38% d'énergies renouvelables intermittentes comme l'a souligné Erdf il n'y a donc pas nécessité de créer à chaque quantité d'énergies renouvelables intermittentes son complément en fossile. Le nucléaire est une énergie monopolistique dont le secteur n'est pas transparent, qui fait un lobbying très important auprès de l'Etat, cherche des arrangements pour les prix, les coûts (voir les négociations quasi chaque année), dont les données ont souvent été cachées et manipulées, c'est la raison pour laquelle des chercheurs ont prit leur indépendance en créant la Criirad etc. On le constate également au Japon ou aux Etats-Unis. Le coût réel total de toute la filière depuis l'origine est également caché mais ressort avec le temps ou par comparaisons avec des pays voisins (démantèlement en Angleterre et Allemagne, stockage etc). Si la majorité des pays du monde choisissent les énergies renouvelables et peu du nucléaire ce n'est pas sans raison. Avoir un monopole et peu de gens indépendants sur une technologie est une très mauvaise chose, de même qu'en matière de coûts. Ce problème n'existe quasiment pas dans les renouvelables où l'on peut faire des appels d'offres et où l'on ne dépend pas d'un seul opérateur ni d'une seule technologie qui est par ailleurs plus accessible à une majorité. Le nucléaire est trop omniprésent en France et a retardé les économies d'énergies, l'efficience énergétique, la cogénération, le biogaz etc de même que l'arrivée des renouvelables et les avantages économiques qui auraient pu également profiter à la France (exportations, savoir-faire, innovations etc) et qui auraient pu favoriser plus rapidement son indépendance énergétique puisqu'elles sont le fait de nombreux acteurs qui peuvent agir rapidement contrairement au nucléaire. On dépense actuellement près de 62 milliards d'euros d'importations d'energies fossiles alors qu'en agissant comme l'a fait par exemple la Suède sur d'autres leviers que le nucléaire en favorisant aussi les énergies renouvelables, on aurait pu comme cette dernière réduire fortement des importations qui vont nous coûter de plus en plus.
a écrit le 03/06/2012 à 5:29 :
Les renouvelables voilà ce que ça donne :
http://www.sauvonsleclimat.org/production-denergie/energies-renouvelables/intermittence-et-foisonnement.html
Il vaut mieux ne pas détruire un patrimoine (centrales nucléaires) de 75 Milliards d´euros, Nous importons par an 8000 t de minerai d´uranium à un coût de 600 Millions d´euros. Le remplacement par de l´éolien + gaz ou charbon, augmenterait nos importations en 20 milliards d´euros en produits fossiles, sans parler de l´investissement initial. Regardez le surcoût des énergies fossiles en Espagne avec ses 20.000MW d´éoliens ainsi que le déficit de la balance commercial dû à l´importation de gaz au Japon après Fukushima. L´Allemagne remplace le nucléaire par du charbon et lignite (350 ans de réserve) en saccageant un territoire immense. Aujourd?hui en Europe, la Norvège comme la Russie n´augmenterons pas leurs fournitures de gaz dû à un déclin très proche de la production (Norvège) et des gazoducs de plus de 30 ans en mauvais état (Russie). L´honnêteté, c´est quand d´expliquer les conséquences du retrait du nucléaire, ainsi que son remplacement, surtout en période de crise.
Une éolienne de 5 MW, c´est 1000t de béton, 250t d´acier, 600kg de cuivre et beaucoup de dérivés du pétrole (plastiques, résines pour les pales et pour les circuits électriques CI, lubrifiants etc...). Une tranche de nucléaire c´est 1000 éoliennes (20% de rendement moyen) donc 1000000t de béton (60 à 120 litres d´équivalent pétrole/tonne) etc... Quantité négligeable ? Impossible à construire sans les matières fossiles !!!
Réponse de le 04/06/2012 à 0:24 :
Très partisan et peu objectif votre analyse. Ce sont des clichés. La comparaison d'une énergie à une autre doit tenir compte de tous les paramètres et le nucléaire en a de très mauvais et lourds dans son bilan complet. Les énergies renouvelables ont leurs inconvénients mais pas d'aussi lourds et utilisent des ressources hyper durables, gratuites et non polluantes, ce n'est pas rien dans leur bilan qui est globalement très bon.
a écrit le 02/06/2012 à 0:39 :
plus d argent entretient bacle des centrales,nous sommes condamnes a les maintenir en bon etat meme si le peuple meure de faim
a écrit le 01/06/2012 à 10:19 :
Il ne faudrait tout de même pas oublier que la facture de la sortie du nucléaire est de la faute des pronucléaires et non des antinucléaires. En particulier, la facture astronomique du démantèlement est totalement de la faute des irresponsables qui ont construit les centrales nucléaires et aucunement de la faute des gens sensés qui font fermer ces usines de mort. CQFD
Réponse de le 02/06/2012 à 9:37 :
Sauf que la facture de sortie du nucléaire n'est pas dû au démantèlement (celui ci étant compris dans le prix de vente de l'électricité) mais à la construction des éoliennes, panneaux solaires, donc pour moi la faute est partagée (si faute il y a).
Réponse de le 02/06/2012 à 23:08 :
@ Taxe : non pas vraiment. Voir le texte de Jean ci-dessous qui est exact assez précis sur ce point.
a écrit le 01/06/2012 à 0:08 :
Le prix de l?électricité « hors taxe » au Danemark est bien, contrairement à ce qu?on lit parfois ici, moins cher au Danemark tous clients confondus qu?en France en 2011. Pour mémoire les taxes au Danemark qui servent à l'efficacité énergétique, l'isolation, la cogénération, le renouvelable etc et la Tva sur l'électricité sont au total de 60,7%. L?écart va être d?autant plus net que les augmentations à venir sont d?au moins 30% au cours des 5 années à venir comme déjà annoncé en Fance. La qualité de service (taux de coupures) est également meilleur au DK, juste derrière l'Allemagne. Concernant le nucléaire le démantèlement fait l?objet de révisions à la hausse régulièrement puisque l?on a pas assez de recul compte tenu du nombre d?unités de tailles et fonctions diverses en cours de démantèlement mais les révisions se font chaque fois à la hausse et les coûts affichés par les anglais, les allemands et aux Etats-Unis sont bien supérieurs. Par ailleurs les coûts en France ont été de nombreuses fois largement sous estimés (c?est EDF qui supervise les engagements de coûts?ceci explique sans doute cela) La commission Énergie 2050 a avancé le chiffre de 750 Milliards d'euros pour cinquante-huit centrales. La Cour des Comptes affirme en 2012 que les coûts du démantèlement des centrales est régulièrement actualisé et intégré dans les comptes de l?exploitant limitant les risques de dérapage significatifs. Si le devis du démantèlement doublait, le coût de production de l'énergie nucléaire n'augmenterait que de 5%. Le problème est qu?il y a déjà eu des révisions de prix d?un facteur 20 de la part de la Cours des Comptes sur de simples petites entité comme Brennilis. Ces provisions sont des éléments de passif qui ne garantissent pas la disponibilité des fonds correspondants. À cette fin EDF constitue des fonds dédiés qu?elle supervise?En cas d?accident nucléaire on peut faire un parallèle instructif avec le cas japonais et Tepco, c?est in fine l?Etat donc le public qui a la plus large contribution pour ne pas dire la totalité. N?est pas non plus pris intégralement en compte le stockage des déchets ultime sur plus de 100.000 ans puisque la solution un peu durable (qui en Allemagne n?a pas été longtemps durable et pose de sérieux problèmes et qui en Suède va durer jusqu?en 2070 et +) n?est pas encore assurée !
a écrit le 31/05/2012 à 18:57 :
Ce qui est tout de même frappant, c'est le nombre de commentaires s'appuyant sur des données dont le caractère complètement erroné est pourtant facilement vérifiable. L'un donne en exemple le Danemark pour le prix bas de son électricité, en fait la plus chère d'Europe, l'autre la Suède en défense des EnR, alors que celle-ci a décidé en 2009 de relancer son programme nucléaire avec l'accord d'une majorité de la population, d'autres encore s'obstinent à répéter que les charges de démantèlement des centrales nucléaires et de stockage de leurs déchets n'auraient pas été provisionnés, alors qu'un rapport de janvier 2012 de la Cour des Comptes dit le contraire, données chiffrées à l'appui. Evidemment rien n'est tout blanc ou tout noir, aucune forme d'énergie n'est parfaite et les situations de chaque pays sont différentes. Mais comment imaginer débattre de façon intelligente et équilibrée sur ces questions complexes cruciales pour notre avenir lorsqu'un petit nombre refuse obstinément de prendre en compte les réalités?
Réponse de le 31/05/2012 à 19:20 :
@georges. merci, grand merci. je ne suis pas un partisan acharné de l?énergie nucléaire mais il se trouve qu?aujourd?hui c?est vraiment la seule qui nous est encore économiquement accessible et que les autres n?en sont qu?au stade expérimental mais font l?objet de nouveaux lobby industriels qui essaient de profiter de l?aubaine. La dernière lubie lancée dans certains esprits allemands mais elle va vite venir chez nos perturbés de l?environnement, est de lancer d?immenses plates formes flottantes retenues au fond de la mer par des chaînes et qui seraient à même de produire disent ils toute l?énergie dont le monde aurait besoin. Car, en fait, on s?est aperçu que les éoliennes implantées sur des fonds plats et de 20 à 30 m de profondeur d?assise, n?avaient pas assez de vent pour être vraiment efficaces alors des esprits tordus ont imaginé des fonds plus profonds pour s?éloigner en haute mer et capter des vents plus fréquents. Les mêmes qui s?en prennent aux plates formes pétrolières, en imaginent de plus grandes, plus complexes et plus dangereuses pour la navigation sans être capables d'apporter aujourd?hui la solution au transport de l?énergie produite jusqu?au rivage. Mais, le délire est désormais ancré. Tous les fantasmes vont se donner libre cours accompagnés de chiffres faussés et détournés.
Réponse de le 01/06/2012 à 0:23 :
Pour débattrre il faudrait ne pas avoir la naïveté de sortir des chiffres fournis essentiellement par le secteur nucléaire français mais faire des comparatifs avec d'autres pays, des rapports d'universités, des cas pratiques etc. Bref avoir un esprit critique sans être partisan et voir toute la chaîne énergétique de l'extraction du minerai uranium jusqu'à son stockage de déchets ultimes à très longue durée, les autres formes de nucléaire avec leurs avantages, surcoûts et inconvénients etc. Et on en arrive au fait que le nucléaire n'est pas la solution ultime ni l'éolien seul mais il y a un mix optimal qui varie selon les pays et conditions. Il est clair qu'en France on a trop privilégié le nucléaire par rapport aux autres énergies, efficacité énergétque etc et avancées technologiques en cours que de nombreux pays ne laissent pas passer. Par ailleurs il y a de sérieuses différences entre une plateforme de forage offshore comme celle de BP dans le golfe du Mexique ou de Total en mer du Nord parmi bien d'autres et des éoliennes. La faune marine se porte nettement mieux autour des éoliennes comme on le constate.
a écrit le 31/05/2012 à 17:46 :
L'Allemagne sort du nucléaire car elle n'y a aucune compétence et serait à la remorque de la France dans ce domaine sans aucun retour sur investissement. L'affaire Siemens/Areva l'a prouvé. Elle a donné son épilogue sous forme d'accord discret sur le sujet : exit l'Allemagne. Le pays doit aussi sortir du charbon qui fait 50% de l'énergie pour cause de grande polution. Il compte en fait sur ses voisins dont la France pour assurer ses grosses pointes hivernales et diverses sources stockables et transportables encore étrangères pour assurer l'ordinaire. La où d'aucuns envisagent une opération salée, d'autres la perçoivent comme une manière de se sucrer. Ce qui n'est pas dit c'est que le pays compte également sur la désindustrialisation en marche du pays pour ralentir ses besoins. Cette phase contrainte est inévitable et déjà en mouvement. Nous connaissions son économie de bazar, nous allons découvrir son énergie de coucou.
a écrit le 31/05/2012 à 15:33 :
De nouveau le memes critiques, de nouveau le meme reponses :
1/ les couts de demantellement cites auraient de toutes facon ete engages pour fermer ces centrales dont beaucoup approchent ou approcheront les 40 ans de vie.
2/ l'Allemagne va devenir championne du demantellement et pourra exporter son savoir-faire a l'etranger, nous damant le pion dans notre propre domaine de soi-diant excellence.
3/ les couts de reseau auraient de toute facon du etre engages puisque l'Objectif de 50% puis 100% d'EnR est juste avance.
a écrit le 31/05/2012 à 15:18 :
c'est plus salé qu'au Japon ou qu'en Ukraine? On ferait bien de faire pareil que l'Allemagne avant que ça nous tombe dessus aussi.

a écrit le 31/05/2012 à 14:58 :
Point n'est besoin d'être écologiste pour partager le constat que la crise est une opportunité pour sortir du cycle pétrole/ nucléaire. Qu'on le veuille ou non, ce couple là est au bout du rouleau, ce qui signifie aussi que le modèle économique qui est basé dessus est aussi au bout du rouleau. Le changement est toujours difficile, mais s'il est anticipé, la transition vers un monde sans pétrole et sans uranium sera moins traumatisante. Il faut agir maintenant et laisser de côté les ressentiments envers les écologistes, ils ont raison.
a écrit le 31/05/2012 à 14:58 :
Point n'est besoin d'être écologiste pour partager le constat que la crise est une opportunité pour sortir du cycle pétrole/ nucléaire. Qu'on le veuille ou non, ce couple là est au bout du rouleau, ce qui signifie aussi que le modèle économique qui est basé dessus est aussi au bout du rouleau. Le changement est toujours difficile, mais s'il est anticipé, la transition vers un monde sans pétrole et sans uranium sera moins traumatisante. Il faut agir maintenant et laisser de côté les ressentiments envers les écologistes, ils ont raison.
a écrit le 31/05/2012 à 13:00 :
L'allemagne a remplacé sa production d'electricité nucleaire par du charbon. Super l'ecologie!!!
Réponse de le 31/05/2012 à 14:11 :
Oui mais seulement ponctuellement et pas durablement et globalement il ont encore réduit leurs émissions de C02 ! Et avec le C02 ils ont plein d'applications en cours (isolants à base d'algues fixatrices de C02, matériaux pour le bâtiments, les infrastructures etc, outre les biocarburants - neutres - à base d'algues etc). Et leurs centrales à charbon sont globalement performantes. Par contre nous notre balance commerciale s'est alourdie de près de 62 milliards d'euros dans les importations d'énergies fossiles dès 2011 et cà ne fait que commencer avec la hausse à venir des énergies fossiles et nos exportations de CO2 ont fortement augmenté par nos importations, on délocalise fortement notre C02 ! Et les meilleurs qui vont avoir les meilleurs tarifs d'électricité dans quelques années pendant que d'autres vont se ruiner à démanteler des réacteurs qui vont pour la majorité arriver en fin de vie en même temps et si il n'y a pas en plus un accident majeur entre temps, c'est qui ?? ;o))
Réponse de le 31/05/2012 à 14:40 :
Et en cas d'accident en France, vous croyez que l'Allemagne sera épargné ??
a écrit le 31/05/2012 à 12:32 :
Pour comparer, vous pouvez indiquer les coûts des deux derniers gros accidents nucléaire???...
a écrit le 31/05/2012 à 11:18 :
Encore une conséquence des irresponsables écologiques qui ne pensent qu'à se faire élire au détriment des principes de réalité et de l'intérêt de la collectivité.
Réponse de le 31/05/2012 à 12:01 :
Merkel (CDU) a pris la décision. Non les Verts allemands. Par ailleurs historiquement le virage vers les énergies renouvelables est consécutif à la réunification allemande et à la programmation d'activités de pointe qui a très bien réussi à l'Allemagne. Cà date des années 90 et c'est toujours très profitable à la balance commerciale allemande. La recherche allemande est également très tournée vers les énergies renouvelables (+ de 2000 chercheurs en énergie au Fraunhofer Instit. par exemple). Pour rappel aussi en Suède, Danemark et Islande le virage a été pris dès les années 70, ce n'étaient pas des gouvernements dits écologistes. Le Grenelle de l'environnement, c'était qui ?... Pour mémoire ausi les écologistes n'ont pas encore gouverné ni en Allemagne, ni en France. Et quand ils font tel ou tel % dans les votes, ce sont bien les français qui votent, donc c'est leur choix s'ils veulent des énergies renouvelables. Un peu d'objectivité et d'honnêteté, à défaut de connaissances, seraient plus utiles dans les "commentaires".
Réponse de le 31/05/2012 à 14:49 :
En logique :
- utilisez-vous l'énergie nucléaire pour vous éclairer ?
- utilisez-vous le pétrole pour vous déplacer ?

C'est marrant, les donneurs de leçons ne s'appliquent jamais à eux-mêmes ce qu'ils préconisent pour les autres.

Un peu de cohérence que diable !!!
a écrit le 31/05/2012 à 10:58 :
En fait derrière le problème d'arrêter ou pas le nucléaire, commence enfin à apparaitre un autre problème d'un autre type et surtout d'une autre envergure : celui de la distribution des produits (ici l'électricité, qui, par sa nature même, se retrouve en 1ière ligne). On envisage de passer d'une électricité nucléaire/énergies fossiles à des énergies renouvelables, mais sur le même modèle de distribution. Or la 1ière façon de produire ne se fait actuellement qu'à partir de grandes centrales. Mais la 2nde façon, elle, se fait principalement à partir de "petites/moyennes" unités. Voir de très petites unités. Par exemple, on sait, techniquement, construire des bâtiments qui produisent plus d'énergie qu'ils en dépensent (après, reste le problème du coût, forcément plus élevé. Mais beaucoup ?). Imaginons que dans un avenir assez proche, tous les nouveaux bâtiments soient construits sur ce modèle ; que deviendra alors le modèle de distribution ? Que deviendront les grands réseaux ? [et surtout, que deviendront les multinationales qui possèdent actuellement ces réseaux et ces centrales ? il serait étonnant qu'elles envisagent cet avenir avec sérénité ...] C'est sans doute tout un modèle économique plus large que la simple production qu'il faudrait (faudra ?) revoir en profondeur.
Réponse de le 31/05/2012 à 12:03 :
Bien vu. voyez les vidéos ou textes de Jeremy Rifkin, parmi d'autres, il décrit très bien cela depuis de nombreuses années !
a écrit le 31/05/2012 à 10:54 :
La sortie du nucléaire est salée serte. Mais finir comme les Japonais ça l'est encore plus.
Réponse de le 31/05/2012 à 12:08 :
Je n'ai lu nulle part que les japonais aient été victimes d'irradiations, puisque c'est à cela que vous semblez faire allusion.
Ils furent victimes d'un tsunami qui détruisit pratiquement une centrale apparemment mal sécurisée.
Réponse de le 31/05/2012 à 12:10 :
La sortie du nucléaire en allemagne a été très approfondie depuis les années 90, beaucoup de débats, d'études etc (voir les documents de planification d'instituts comme le Fraunhofer etc.) et le coût de l'électricté va commencer à baisser autour de 2020, un peu à l'image du Danemark ou l'électricité hors taxe est désormais moins chère qu'en France. Donc la rentabilté va être assez rapide. C'était la même chose pour la réunification allemande : au début çà semblait être un puit sans fond et çà a été profitable rapidement. Par contre les français feraient bien de moins se gausser et de se bouger car les centrales elles ont 27 ans d'âge moyen pour 30 ans prévu au départ et quand on en démantèle une les prix dérapent complètement (les anglais et allemands affichent des prix explosifs pour le démantèlement d'ailleurs, sans parler des déchets qui durent plus de 100.000 ans et les centrales de 4e génération qui ne règlent pas tout et coûtent encore bien plus cher.
Réponse de le 31/05/2012 à 13:23 :
contrairement aux énergies traditionelles, les énergies renouvellables (solaire/vent) n'ont pas de COUT VARIABLE. A terme, cela conduit à une baisse substantielle des prix à la consommation. L'amortissement des investissements initiaux est généralement calculé sur 10 à 15 ans, d'où les prix supérieures au départ. Ensuite, la chûte sera brutale en faveur du consommateur.
En France, l'évolution du prix de l'éléctricité va dans le sens contraire, en augmentant, vue l'augmentation des couts variables ainsi que des couts de démantelement, modernisation et reconstruction.
a écrit le 31/05/2012 à 9:41 :
Ces couts sont en fait des investissements d'infrastructures de lignes électriques certes peu rentables .Mais à mon sens ce ne sont pas des pertes , car ils permettront à l'Eolien de contribuer à la puissance de pointe en jouant sur le foisonnement .Ces lignes permettront ainsi de réduire le total de construction de centrales thermiques induspensables pour faire face aux creux de vent ; Donc l'écart de cout est peut etre moindre,même s'il va couter très cher.Par ailleurs la construction de ce réseau de lignes va créér des emplois en quantité très significative . Le bilan financier sera donc certes salé ,mais globalement peut etre moins qu'il n'apparait

Réponse de le 31/05/2012 à 10:14 :
Ne pas oublier non plus que quand l'Allemagne mobilise sa population et ses deniers elle peut faire des prouesses. Qui disait dans les années 1990 que la réunification Allemande serait ruineuse ? Beaucoup (trop) de monde. Au final ça a effectivement couté 1000 milliards à l'Allemagne. Les cassandres qui prédisaient la ruine de l'Allemagne réunifiée sont-ils ceux qui aujourd'hui lui prédisent de nouveau la faillite pour cause de changement de paradigme énergétique ?
Réponse de le 15/11/2012 à 16:42 :
@clodo désolé mais je ne comprend pas un broc de ce que tu chantes.
a écrit le 31/05/2012 à 9:19 :
les verts en France, représentant brillamment 2 % du corps électoral sont devenus une seconde église de la scientologie avec leurs gourous, leurs intellos, leur chantage sur les médias et le rabâchage continuel de contre vérités et inepties démenties par les faits. Au lieu de se consacrer aux vrais problèmes qui polluent notre planète, déchets de toutes sortes dont les plastiques mortels, le manque d?eau potable, l?air pur, les eaux propres, ils se sont lancés dans une seule croisade l?anti nucléaire au profit de solutions non viables et impossible à gérer en temps de crise. Leur modèle exemplaire, l?Allemagne est en train de révéler les vérités sur ces sources d?énergie et la rébellion des consommateurs et des industriels est en marche.
Réponse de le 31/05/2012 à 13:01 :
C'est stupide d'accuser les écologistes, ils n'ont jamais eu le pouvoir ni en France ni en Allemagne. Et en Allemagne il y a eu des débats publics et ouverts sur l'énergie pendant des années. C'est un choix qui dépasse largement le cadre des écologistes. Vous ne pouvez pas dire qu'ils ne représentent que 2% et qu'ils ont un tel pouvoir, c'est contradictoire. Par ailleurs quand René Dumont (premier candidat écologiste) ou Cousteau on averti dès les années 70 personne ne les a écouté, pourtant ils avaient sacrément raison et on aurait gagné du temps. Ils évoquaient aussi les problèmes que vous citez et c'étaient bien des écolos. La Suède a changé de modèle énergétique dès cette époque et malgré qu'elle était pionnière, çà lui bénéficie désormais et elle est de moins en moins dépendante des énergies fossiles. En plus vous faîtes un amalgame entre écologie politique et écologie en général. Si vous alliez en Allemagne vous verriez qu'il n'y a pas de rébellion des industriels ou des consommateurs. Vous confondez des négociations en cours et du lobbying de la part de 4 opérateurs de réseaux pour l'éolien. Vous oubliez que les énergies renouvelables ce n'est pas que du solaire ou que de l'éolien. Il y a par exemple environ 7000 unités de biogaz en Allemagne. En France où le potentiel est plus élevé seulement environ 300 et souvent petites encore et toujours des torchères sur la majorité des décharges etc. Bref à côté du nucléaire vieillissant c'est le moyen-âge. Et les risques du nucléaire sont bien réels c'est statistique avec 58 réacteurs viellissants. Il n'y a pas d'exception française en matière de statistiques de sécurité et l'énergie est un important problème. La crise est une opportunité pour une évolution plus forte vers un mix énergétique plus diversifié pour ne pas se retrouver en sortie de crise avec un pétrole qui flambe avec la demande et un déficit de la balance commerciale sur ce seul thème des énergies fossiles qui était déjà de 61,4 milliards d'euros en 2011. Il y a une très fort retard en matière d'efficacité énergétique en France et une part importante de renouvelables (38% acceptable sur le seul réseau actuel précise ERDF) dont les aides ont à l'origine été excessives vu l'essor rapide mais évitent en majeure partie des investissements publics contrairement au nucléaire dont les assurances, le démantèlement, les risques la R&D, la formation, les déchets très longues durée etc sont essentiellement pris en charge par l'Etat et qui au prix d'un Epr actuel n'est plus compétitif. Donc au lieu de passer vos journées à rabâcher des inepties et contre véritées à longueur d'articles et de polluer avec votre portable sans rien faire pour l'écologie, vous feriez mieux d'approndir un peu plus sérieusement ces sujets.
a écrit le 31/05/2012 à 8:57 :
il n y a pas photo quand on parle du cout du desastre asiatique estime de 600 a 1000 milliatds d euros
Réponse de le 31/05/2012 à 11:10 :
Il n'ya pas non plus photo (voltaïque) quand on compare le nombre de tsun amis en Allemagne et au Japon .
Réponse de le 31/05/2012 à 13:09 :
@ jp1941d : En 99 la tempête avait failli provoquer un grave accident à la centrale proche de Bordeaux, en 2003 la canicule a été un gros problème pour le refroidissement des réacteurs, il n'y a pas longtemps de simples méduses ont bloqué un moment le circuit de refroidissement d'une centrale, plus récemment des écologistes ont a plusieurs reprises pénétré et survolé des centrales sans difficultées... Il n'y a pas que les tsunamis ou les tremblements de terre pour créer un accident majeur, il ya des erreurs techniques et humaines aussi. Et statistiquement il y a une accident nucléaire majeur tous les 22 ans dans le monde et la France est de plus en plus statistiquement en bonne place, c'est mathématique compte tenu du nombre et de l'âge moyen de plus en plus avancé des réacteurs qui ont 27 ans en moyenne contre une durée de 30 ans prévue initialement...
Réponse de le 31/05/2012 à 13:53 :
Fin 2011, une inondation a failli provoquer la même catastrophe dans un autre pays que Fukushima. L'eau est arrivée à 4 cm du haut des digues. Les groupes éléctrogènes qui ont fait défaut au Japon se serait retrouvés également sous l'eau ici. Cette centrale est située en France.
Je vous laisse chercher les photos sur google, c'est assez impressionnant de voir une centrale entourée d'eau.

N'oubliez pas que le Japon est l'un des pays les plus développé de la planète, ça n'est pas l'Ukraine sur une vieille technologie russe.

(Je précise que je ne suis pas pour une sortie immédiate du nucléaire pour autant, hein, il reste des gens objectifs sur le nucléaire qui ne tombent pas dans un dogmatisme aveugle)
a écrit le 31/05/2012 à 0:13 :
L?HOMME SEDENTAIRE sur MER. Ivan Causse1 Ingénieur ? 22 mars 2012-


Enfin le début de l?énergie éolienne offshore en France !...L?appel d?offre (A.O.) de juillet 2011 prévoit la sélection des entrepreneurs chargés de réaliser les 5 parcs en avril. L?administration finit de reformer la gestion du littoral, suite au Grenelle de la mer, mais ce n?est pas encore « le guichet unique ».Le secteur privé s?est mis en ordre de marche et l?on ne compte plus les Pôles, Technopoles,?Clusters, Consortia, Instituts d?excellence, IEED -
-La 1eretranche ne concerne que l?énergie éolienne avec exploitation extensive et coloniale des ressources brutes sans aucune valorisation locale. La 2etranche de l?A.O. (3000 MW aussi) doit modifier le cahier des charges et on devrait y privilégier une vision innovante.
- L?énergie en un point donné, en mer, est un mix : vents, houle, courants, solaire, thermodynamique. L?histoire montre qu?elle a toujours accompagné l?évolution de l?homme et ses ruptures : par ex. la vapeur, le charbon .Plus récemment la houille blanche a d?abord fixé les populations montagnardes, puis crée des usines électrochimiques et électrométallurgiques (Savoie, Tarentaise et Maurienne), le tourisme d?été et enfin le tourisme d?hiver (1945) en s?appropriant la haute montagne. Mais déjà les Plateformes multi-énergies en mer, apparaissent : projet H2Ocean en catalogne, San Diego usa, Malte ? Les concepts sont : sobriété, autonomie et stockage de l?énergie, smartgrid, implantation locale de gros consommateurs d?énergie,(data center, froid industriel,?),création systématique d?une valeur ajoutée locale, approche avec mesure d?une économie de pénurie.
- L?évolution de l?homme en mer sous la pression démographique littorale, doit être pensée au delà du nomadisme et de la cueillette. Des projets (souvent vues d?artistes) présentent des iles artificielles, des navires gigantesques. L?architecte marin, académicien ROUGERIE2 évoque une université de 7000 personnes en 2050 mais aussi des villages de la mer de 50/100 personnes pour des séjours de 3/6 mois. L?industrie pétrolière exploite en mer du nord, depuis 40 ans, des plateformes de vie pour plusieurs centaines de célibataires et séjours de 15/28 jours. Le parc éolien Danois, Horns Rev 2, à 30 km en mer du nord, possède une plateforme d?habitation pour 24 personnes et un poste de transformation électrique. Mais déjà l?axe maritime, Baltique, Mer du nord, Mer celtique est traversé d?éléments du futur grand réseau de transport électrique : Supergrid.
- Le premier site habité permanent rassemblerait une collectivité diversifiée (un village triangulaire de 800m) pour200/400 personnes résidentes permanentes à une distance de 7/14 km de la cote. Cela correspond à chacun des 5 parcs choisis dans l?A.O. mais aussi à l?ouest Cotentin, du Raz Blanchard au Passage de la Déroute, hors de l?horizon du mont St Michel. Comme tous nos villages ruraux, les liaisons vicinales sont primordiales .Au delà des navettes maritimes, à hydrogène bien sur,( et hélicoptères en survie ), le télécabine mixte à conteneurs spécialises pour le fret (2,5 tonnes sous crochet permettant, par ex. Le transport du poisson depuis le bateau en mer jusqu?aux marchés nationaux, sans rupture de froid ni de charge)
- Comment ne pas intégrer la sédentarité sur mer, dans les études fondatrices en cours : NACRE, Navire du Futur, réorganisation portuaire, Port du Futur, nouvelle flottille de pèche, audit des écoles Hydro et création de l?Ecole Nationale Supérieure Maritime?comment ne pas intégrer au nouvel enseignement maritime, une pédagogie de l?objet réel (O.R.) au delà du monde artificiel littoral des aquariums, des parcs de jeux et à thèmes, d?une muséification générale. La pédagogie de l?O.R. dés les classes sur mer, jusqu?aux écoles d?ingénieurs mais aussi, en associant le grand public des le chantier, comme prévu dans le grenelle de la mer.
-Technologiquement, le pylône éolien naval innovant (P.E.N.I.), au lieu d?être le repoussoir des esthètes de la mer, constitue par sa robustesse la colonne vertébrale des sites en mer. Il sert de support à la télécabine associée à la plateforme piétonnière et chemin de câbles de la liaison terre-mer mais aussi d?ancrage et d?accès pour les hydroliennes et autres objets sous-marins. Aucun câble ni tuyau sur le sol marin, ni sur l?estran et protection du benthos-L?accord franco-britannique du 17.fev.2012 offre une opportunité rare : les hydroliennes dans le raz Blanchard et l?ile d?Aurigny ainsi qu?une liaison électrique de 1800 MW vers l?Angleterre. La liaison de 16 km (dont 50 % en France) comprendrait avec des portées de 800 m, 19 P.E.N.I.de 6 MW (soit 114 MW sans compter les hydroliennes et le câble standard de 1800MW)-
Conclusion
-Au-delà du trait de cote et de l?estran, il y a une rupture entre la civilisation des nomades de la mer, aux objectifs réactionnaires de défense de l?acquis, et les nouveaux sédentaires Meriens2 .La nouvelle génération Y (18-30 ans) est prête à TRAVAILLER ET VIVRE SUR MER3 et à S?Y REPRODUIRE4. Une écologie de l?admiration contre une écologie vintage de l?accusation. Plaisir de vivre ensemble sur une nouvelle frontière.
-En avril prochain, la sélection des entrepreneurs du 1er A.O. éolien offshore et surtout la définition du 2e A.O.représente une lourde responsabilité pour la C.R.E. et les trois ministres compétents. Le citoyen se souviendra de leurs noms et surtout de leur perspicacité -

- 1-Google, lemonde.fr Ivan Causse offshore 11 mai 2009 - 2 -Jacques ROUGERIE Centre d?architecture de la mer - 3 - Google lemonde.fr Ivan Causse offshore 18 mai 2010 - 4 -Françoise HERITIER anthropologue, ethnologue -



Réponse de le 31/05/2012 à 9:52 :
Beaucoup d'écrivain ont écrit de la science fiction, elle permet d'échapper aux dures réalités de la vie. Personnellement j'adore ça, mais je retourne vite à la vie réelle.
a écrit le 30/05/2012 à 23:22 :
Sucree ou salee l'addition sera ce qu'elle sera...Un choix a ete fait et il faut aller au bout..Dans quelques annees les energies renouvelables seront plus efficientes et la France Humiliee constatera les degats .... avoir eut tout faux.Le soleil ne manque pas chez nous mais c'est vrai on peut aussi s'y allonger.
Réponse de le 31/05/2012 à 8:12 :
entièrement d'accord ! Et dans quelques années on lira dans la presse : "la France essaie de combler son retard dans le développement des énergies renouvelables"...
Réponse de le 31/05/2012 à 8:53 :
Et oui chez nous on dit que l'espoir fait vivre, mais les Allemands commencent à sérieusement en douter. Les Espagnols eux, en sont bel et bien revenus du miroir aux alouettes des EnR, au grand dam des industriels du secteur, privés des généreuses subventions versées, rubis sur l'ongle, en ponctionnant les consommateurs qui n'en peuvent mais. Ils ne sont pas à la rue ces aventuriers des EnR, puisque les engagement déjà pris à leur égard par les précédents gouvernements courent sur au moins 20 ans.
Réponse de le 31/05/2012 à 13:13 :
Si les espagnols s'étaient lancés dans des EPR à 7 milliards d'euros l'unité, c'est sûr que là ils étaient déjà coulés. Alors que leurs renouvelables sont déjà en bonne part très amorties surtout si on tient compte de leurs exportations et firmes dans le secteur. S'ils ont fait une erreur, alors les chinois leaders en éolien et solaire et les 100 autres pays qui font par exemple de l'éolien et plus nombreux qui font du solaire doivent se tromper.... lol ;o)
Réponse de le 31/05/2012 à 15:29 :
en rajoutant le coût de traitement des déchets (et leur nuisance environnementale) + le démantèlement in fine (jamais provisionné bien sûr!).
Réponse de le 31/05/2012 à 18:34 :
Vous pouvez répéter à l'infini que le coût de traitement des déchets et de démantèlement in fine n'ont jamais été provisionnés, cela n'en reste pas moins un gros mensonge. Tout un chacun peut s'en convaincre en lisant le rapport très détaillé de la Cour des Comtes publié en janvier 2012.
a écrit le 30/05/2012 à 23:07 :
C'est une étude faîte par les 4 opérateurs du réseau donc normal qu'elle soit élevée ! Cà fait partie du jeu des négociations. Par compte des études indépendantes comme celle de l'Institut Fraunhofer (qui compte plus 2000 chercheurs en énergie) table sur une baisse des coûts de l'électricité à partir de 2020. Et là l'amortissement de ces projets est alors très rapide. Donc il faut se projeter sur le moyen terme pour juger correctement. La Suède avait démarré son programme d'Enr dès les années 70 (l'Allemagne en 90) et les résultats sont très positifs. L'Allemagne a quasiment produit 100% de son énergie à partir de sources renouvelables lundi de Pentecôte, çà en dit long sur ses avancées rapides. Sans parler des chiffres de son industrie liée au renouvelable qui sont très bénéfique pour le pays. Et puis c'est très relatif par rapport aux 700 milliards de $ d'investissements que réaliseront d'ici 2020 les membres de l?organisation VLPGO (Very Large Power Grid Operators). A elles seules ces quatorze entreprises opérant dans treize pays représentent plus de 70% de la demande en électricité mondiale et fournissent près de la moitié de la population.
Réponse de le 31/05/2012 à 0:14 :
Si vous lisez la presse allemande, vous constaterez que nos voisins se posent des questions sur la pertinence des généreuses subventions accordées depuis plus de 10 ans aux renouvelables. D'une part les industriels allemands du secteur laminés par la concurrence chinoise ferment les uns après les autres. D'autre part après 100 milliards pour les seules subventions directes, le photovoltaïque produit seulement de 3 à 4% de l?électricité. Quant aux Espagnols, ils ont fini de débattre et ont décidé d?arrêter purement et simplement de subventionner les énergies renouvelables.
Réponse de le 31/05/2012 à 13:53 :
Merci je suis du secteur et travaille couramment avec l'Allemagne entre autres ! Pour infos les entreprises chinoises et autres consolident aussi. C'est normal, surtout avec la forte crise présente dans un secteur récent et qui plus est face à une concurrence chinoise fortement soutenue à différents échelons. Ce n'est pas nouveau. La consolidation mondiale dans ce secteur n'est pas terminée mais il est plus intéressant de détecter ceux qui vont sortir gagnants et qui seront comme d'habitude assez peu nombreux. On a déjà un aperçu. Les allemands sont demandés partout dans le monde dans ce secteur (exemple en Arabie Saoudite qui investit plus de 100 milliards de $ dans le secteur etc.). Des entreprises américaines consolident tout comme des chinoises également, çà ne remet nullement en cause les objectifs aux Etats-Unis et en Chine, entre autres. La décision espagnole est celle d'un gouvernement. Cà ne remettra pas en cause la tendance à moyen terme tout comme en Allemagne, pas plus qu'aux Etats-Unis et en Chine et ailleurs dans de multiples pays qui adoptent les énergies renouvelables. Se réferer à des vagues ponctuelles et articles de presse qui font états d'intérêts en jeu n'est pas assez pertinent. C'est la tendance de fond et le virage qui a été pris en Allemagne depuis les années 90 et qui ne sera plus abandonné qui détermine le paysage à venir. Regardez plutôt les rachats qui s'effectuent actuellement, les prises de participations, les mouvements plus en détail de ces secteurs, les études prévisionnelles sérieuses qui ne manquent pas, les avancées technologiques etc et vous verrez que c'est une transition, certes dure bien sûr pour certains vue la crise et la compétition mondiale mais ne vous focalisez pas sur le court terme car il y a toujours une sortie de crise et vous verrez que l'énergie est un secteur essentiel et les énergies renouvelables ne sont absolument pas sur le point de couler ! C'est au contraire un moment très intéressant où les gagnants sont en train de se positionner et c'est ce qui va conditionner l'avenir. Mieux vaudrait se pencher plus en détail sur les évolutions actuelles du secteur au plan mondial et se projeter dans l'avenir car ce sont eux qui n'auront pas su anticiper et qui s'accrochent à un modèle et des technologies passées qui vont être assurément les vrais perdants du futur, et on les voit aussi apparaître dans les évolutions actuelles.
a écrit le 30/05/2012 à 22:44 :
Et combien ont coûté les 47000 kilomètres de lignes à très haute tension (21000 kilomètres de lignes à 400000 volts et 26000 kilomètres de lignes à 225000 volts) en France construites pour transporter l'électricité principalement nucléaire venant souvent de centrales très éloignées des lieux de consommation comme Paris ?
Réponse de le 30/05/2012 à 23:50 :
En n'ayant aucune centrale électrique, nucléaire ou à énergie fossile, ce problème ne se serait pas posé! Il est vrai que les bougies ne nécessitent pas de ligne à haute tension. Les écologistes et industriels des EnR ont voulu nous faire croire qu'avec les renouvelables il en serait de même. L'exemple allemand démontre que c?était encore une fois un gros mensonge.
Réponse de le 31/05/2012 à 14:37 :
Le besoin de lignes supplémentaires est essentiellement lié au fait que les plus importants pôles de consommation sont au Sud et l'offshore au Nord mais globalement c'est moins de 10% de ligne nouvelle (dont une part rénovée) par rapport au réseau déjà existant et çà va permettre à terme de fournir la part des énergies renouvelables les plus conséquentes (voir objectifs 2020 et +). Pour exemple, le seul lundi de Pentecôte quasi 100% d'énergies renouvelables étaient atteintes il faut donc assurer le flux. Une autre énergie aurait posé à terme aussi des problèmes assez similaires et bien d'autres inconvénients compte tenu de la densité de l'Allemagne et donc des risques par exemple dans le cas du nucléaire s'il avait fallu se passer des renouvelables. Les nucléopathes et fossilopathes veulent nous faire croire que les énergies renouvelables sont le retour à la bougie car c'est trop compliqué pour leurs petites têtes mais ils vont devoir évoluer ou disparaître comme les dinosaures !
a écrit le 30/05/2012 à 22:05 :
@Julien Pourtant, selon les chiffres publiés par Eurostat, l?office statistique de l'Union européenne, le 28 mai 2010, exprimés en euros, les prix moyens de l'électricité domestique ont été les plus faibles au second semestre 2009 en Bulgarie (8,2 euros pour 100 kWh), en Estonie (9,2) et en Lituanie (9,3) et les plus élevés au Danemark (25,5), puis en Allemagne (22,9) et en Italie (20,0). Après ajustement pour tenir compte du pouvoir d?achat, les prix de l'électricité domestique demeuraient les plus faibles en Finlande (10,3 SPA pour 100 kWh) et en France (10,6). Dans tous les cas le Danemark est très mal placé. Il est vrai que les taxes sur l?électricité y sont les plus élevées (56%) car elles servent à subventionner les EnR. Ajoutons qu'avec l'Allemagne, ce pays est aussi parmi les plus émetteurs de CO2 pour la production d?électricité. En effet, non seulement les éoliennes doivent être lourdement subventionnées mais encore, en l'absence de vent, les énergies fossiles doivent le plus souvent prendre le relais. Le bilan serait encore plus sévère si ce pays n'avait pas la chance de bénéficier des facilités de stockage de l?énergie dans les barrages de ses voisins du Nord. Le Danemark, pionnier des EnR, est donc loin d?être un modèle, c'est même plutôt un repoussoir.
Réponse de le 31/05/2012 à 15:18 :
Inexact : la production de CO2 est liée aux centrales à charbon dans lequel le Danemark était fortement impliqué dès l'origine. Donc ce n'est pas le choix des énergies renouvelables qui est là detérminant ou ajouterait à la pollution. C'est d'ailleurs contradictoire de dire qu'ils disposent des immenses capacités de stockage de la Norvège par exemple et qu'ils auraient alors besoin de compenser par des centrales à charbon et ils ont de l'éolien offshore qui a un taux de charge élevé et beaucoup de vent par ailleurs vues leurs côtes. Sur le prix hors taxe l'électricité est moins chère au Danemark qu'en France. La taxe n'est absolument pas uniquement destinée aux renouvelables mais à inciter les danois à consommer moins et mieux donc çà couvre tout un éventail d'applications de cette taxe comme l'isolation, l'efficacité énergétique etc et la encore pas du tout pour abonder intégralement les énergies renouvelables. Quant au CO2 il faut juger la part émise par le pays et la part émise à l'extérieur par des délocalisations, des importations etc et là la France est très mauvaise élève. Donc il faut analyser les données plus en détail avant de faire des comparaisons hâtives. Et considérer aussi les conditions de climat, d'opportunités de ressources ou de stockage local etc. La France a beaucoup de vent, de soleil, de stockage hydro, d'hydrolien possible, de biogaz possible, de géothermie, de biomasse etc et elle ne fait encore quasiment rien !!! alors que sa facture d'énergies fossiles (et nucléaire) explose chaque années, on approche bientôt les 70 milliards d'euros d'importations annuelles. Avec de tels atouts se comparer à un pays qui n'a pas autant comme le Danemark n'est pas objectif. Le Danemark a bien mieux fait avec très peu d'habitants . Ils exportent par exemple plus d'éoliennes Vestas que nous de centrales nucléaires...et ils ont moins de déficit que nous...moins de chômage aussi etc. Et si chez nous une centrale a un problème majeur pour telle ou telle parmi les multiples raisons possibles, ce qui n'est absolument pas exclu, nous serons KO pour longtemps.
a écrit le 30/05/2012 à 21:55 :
Lorsque les français auront a payer la vrai facture du nucléaire (sécurisation des centrales, traitement des déchets au lieu d'en faire cadeau a leurs enfants avec une technique qui n'existe pas...) Sans parler des couts d'un accident nucléaire comme l'évacuation d une région (Paris a 100km de plusieurs centrales, ou bien une centrale anglaise dont la sécurité laisse a désirer)...ils trouveront le prix allemand alléchant, doux, tendre, mignon, délicat... A bon entendeur salut !! Et en fait les Allemands payeront aussi nos manques de vision. La vie devenue moins importante que l'argent que rapporte le nucléaire. C'est aussi cela que nous apprend Fukushima. Soyons moins stupides !
Réponse de le 30/05/2012 à 22:20 :
Pour les coûts, reportez vous au rapport très détaillé publié récemment sur la question par la Cour des Comptes. Vous verrez que le problème du financement du démontage des centrales et du stockage des déchets nucléaires est bien pris en compte, comme le prévoit d'ailleurs depuis longtemps la loi.
Réponse de le 30/05/2012 à 22:28 :
Toujours la même rengaine. Simplement, "traiter" les déchets ne sert pas plus que démanteler les "vieilles" centrales. Les premiers sont stockés, vu qu'il n'y a AUCUN problème à le faire même sur des périodes relativement longues, et les deuxièmes sont remis à niveau. De toutes manières, on n'a PAS les moyens de faire autre chose, alors ...
Réponse de le 31/05/2012 à 11:39 :
Les anti nucléaires ne pourront certes pas nous dire sérieusement que les EnR sont bon marché (ou alors avec une mauvaise foi coupable...)
a écrit le 30/05/2012 à 21:00 :
A moyen terme ce sera très rentable. Voir l'exemple du Danemerk ou l'électricité hors taxe est moins chère qu'en France.
Réponse de le 30/05/2012 à 21:43 :
c'est vrai : il n'y a qu'à constater le nombre de création d'emplois en allemagne dans le solaire ! (à zut : mauvais exemple !!!)
Réponse de le 31/05/2012 à 10:42 :
110 000 emplois créés, et toujours en croissance malgrès la crise et la fermeture de quelques usines... Au global le secteur continue sa croissance en Allemagne malgré les quelques fermetures très médiatisées en France par ceux qui ne veulent surtout aucun changement !
a écrit le 30/05/2012 à 20:34 :
D'ici 2022, ils ont le temps de changer d'avis... surtout si l'hiver est froid...
Réponse de le 30/05/2012 à 22:19 :
Les allemands utilisent très peu le chauffage électrique car l'électricité y est 2 fois plus cher qu'en France. La consommation électrique ne varie que de 20% entre l'été et l'hiver alors qu'en France elle est 3 fois plus élevée en hiver qu'en été. De plus, les capacités de production d'origine thermique (hors nucléaire) représentent 120% de la consommation maximale de l'Allemagne qui exporte son électricité même en hiver en particulier en France.
Réponse de le 31/05/2012 à 9:12 :
@jean-michel. toujours le même mensonge, l?Allemagne échange des achats et ventes de courant électrique avec ses voisins selon les heures de production mais en période de pointe et notamment cet hiver particulièrement froid, elle a dû dans l?urgence acheter aux Français, aux Suisses, aux Autrichiens et aux Polonais de l?électricité: Tout cela est parfaitement consigné dans des rapports en allemand mais je doute qu?il y ait beaucoup de verts fantaisistes français qui sachent l?allemand.
Réponse de le 31/05/2012 à 10:03 :
Merci à vertmifuge de redonner à chaque fois le bon angle d'analyse, et ne pas laisser dire n'importe quoi.
Réponse de le 31/05/2012 à 10:46 :
Tout à fait d'accord avec Jean Michel, et j'ajoute qu'un allemand consomme 20% d'électricité en moins qu'un français.
En hiver c'est la france qui importe de l'électricité d'allemagne pour éviter un black out, en été c'est l'allemagne qui importe (importait? cette année ça change avec le solaire).
D'autre part les STEP allemandes fonctionnenet désormais 2 fois par jour grace au solaire (au milieu de la nuit car moins de conso et entre midi et 14H car pic solaire) en Allemagne contre une seule fois en France, ce qui double leur rentabilité et est en train de changer en profondeur l'économie du stockage de l'énergie.

Mais en France on a de solides ?illères et un bon retard doublé d'une vision qui date des années 70, et ça nous plaît!
Réponse de le 31/05/2012 à 11:44 :
C'est sûr que les panneaux solaires emmagasinent beaucoup d'énergie la nuit...
Réponse de le 31/05/2012 à 12:16 :
@License to live. Mais oui, mais ou, en Espagne on s?est aperçu que des petits malins mais grosses filous revendait le solaire la nuit en se branchant au courant produit pas les autres énergies pour toucher les subventions. Car sans subventions, point d?énergie dites renouvelables et @ Arnaud en remet une couche sur la farce de l?Allemagne qui nous aurait alimenté cet hiver. Archifaux, le land de Bavière un des plus important vient de menacer l?etat fédéral que sans solutions concrètes , il allait s?equiper de 8 nouvelles centrales à gaz. Mais, il n?y a rien à faire , tous ces verts délirants dans les fumeux projets d?énergie éternelle, ne cessent de lancer de fausses informations. Je vous invite à lire la presse allemande: die Welt, die Zeit, Handelsblatt, die Sud Zeitung et compulsez les articles sur ce qu?ils appellent Energiewende. qui tourne au casse tête car basée sur des mensonges avérés. On assiste à un matraquage verdâtre mensonger.

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