Les investissements dans les énergies vertes au plus bas depuis 2009

 |   |  414  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters
Sous toutes ses formes, l'investissement dans les énergies renouvelables a poursuivi la baisse entamée depuis le début de l'année.

Pour expliquer les résultats médiocres de l'investissement réalisés dans le secteur des énergies renouvelables au troisième trimestre 2012, les analystes de Clean Energy Pipeline, qui publient chaque trimestre un bilan de ces investissements, pointent du doigt la crise de confiance sur les marchés financiers, l'incertitude réglementaire et les baisses de subventions au solaire ainsi que les incertitudes qui pèsent sur l'éolien. La baisse de 30% enregistrée en Asie dans le financement de projets n'a pas arrangé les choses.

A 27 milliards de dollars, le financement de projets a baissé de 28% par rapport au trimestre précédent et de 52% par rapport à l'année précédente. Les Etats-Unis ont été les plus touchés avec un effondrement de 62% dû à l'expiration possible du crédit d'impôt dont bénéficie l'éolien, le fameux PTC, dont Mitt Romney a déjà annoncé la fin s'il était élu, et qui risque de connaître un temps de flottement même en cas de ré-élection de Obama.

Disparition des grands projets solaires

Le capital risque, qui en est à son quatrième trimestre de baisse, a atteint 1,7 milliard de dollars, soit une baisse de 60% par rapport au troisième trimestre 2011. Cet effondrement est essentiellement dû à la disparition des grands projets solaires qui constituaient alors l'essentiel des investissements. Dans ce seul secteur, les investissements n'ont représenté qu'un dixième (soit 108 millions de dollars) de ceux réalisés à l'époque.
Sur les marchés aussi les énergies renouvelables ont souffert, avec un cumul des levées de fonds qui plafonne à 1,1 milliard de dollars, soit la moitié du montant du trimestre précédent et à peine un quart du troisième trimestre 2011.

Recyclage, matériaux intelligents et transport propre tirent leur épingle du jeu

En dépit de ce bilan, qui ne les a pas surpris, les analystes de Clean Energy Pipeline tiennent à soulignent quelques bonnes nouvelles. Ainsi, à 16,3 milliards de dollars, les fusions et acquisitions, même si elles restent en dessous de celles réalisées un an avant, ont bondi de 70% par rapport au deuxième trimestre 2011. Le secteur des déchets et du recyclage a quant à lui battu un record avec 16 acquisitions pour un montant total de 4,5 milliards.

Le capital risque dans les matériaux intelligents et le transport propre semblent également mieux lotis: le capital risque qui leur a été consacré a connu des hausses de respectivement 45% et 98% en comparaison du trimestre précédent.
 

 


 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 10/10/2012 à 11:42 :
Normal ce ne sont pas des énergies vertes. Leur bilan écologique est négatif.
a écrit le 08/10/2012 à 15:37 :
Baisse, il est prefereable de parler d'effondrement et peut etre d'aneantissement. Mais j'ai comme le sentiment que certains en profitent...
a écrit le 08/10/2012 à 14:03 :
Résultat, les monarchies du Golfe devraient gagner 572 milliards de dollars grâce au pétrole contre 538 milliards en 2011. Depuis 1973, c'est l'argent du pétrole qui finance l'intégrisme musulman qui a fait tant de mal à la France. Depuis 1973, chaque forte hausse du prix du pétrole a été suivie par une forte baisse de la croissance. Mais bon, visiblement, l'occident ne l'a toujours pas compris et préfère les coûteuses options militaires.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :