Perspectives au beau fixe pour l'éolien européen au beau fixe

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Le climat d'inquiétude qui pèse sur la filière française contraste avec les prévisions optimistes annoncées par l'association européenne du secteur.

La neuvième édition du Salon des énergies renouvelables s'ouvre à Paris dans un contexte d'inquiétude quant à l'avenir de l'éolien terrestre en France (voir ci-contre). En revanche, à l'échelle européenne, on se demande si la capacité éolienne installée en 2010 ne va pas, encore une fois, dépasser celle des autres sources d'énergies. En 2009, elle avait atteint plus de 10 GW, ce qui représentait 39 % des nouvelles capacités énergétiques installées dans l'année sur le Vieux Continent.

Pour 2010, les prévisions tablent à nouveau sur un accroissement de 10 GW (soit 13 %), qui porterait la capacité installée totale à 85 GW. Pour Christian Kjær, directeur général de l'European Wind Energy Association (Ewea), ces prévisions optimistes résultent d'une meilleure disponibilité du capital, avec un bémol toutefois en ce qui concerne les grands projets offshore.

Dynamisme de l'Est

La Banque européenne d'investissement (BEI) a cependant réaffirmé son intérêt pour le secteur en allouant la semaine dernière 250 millions de livres (300 millions d'euros) à l'énergéticien danois Dong Energy pour soutenir le financement de son projet offshore dans l'estuaire de la Tamise.

Certes, les séquelles de la crise économique pourraient conduire à une baisse significative des nouveaux projets en Espagne, mais ce repli serait plus que compensé par le dynamisme des pays d'Europe de l'Est, à commencer par la Roumanie (voir « La Tribune » du 14 juin) et la Bulgarie.

L'Italie et la France, pour leur part, devraient chacune installer 1.000 MW supplémentaires, ce qui porterait la capacité française totale à près de 5.500 MW. Pour mémoire, les objectifs du Grenelle de l'environnement s'établissent à 19.000 MW en 2020 pour l'éolien terrestre, et à 6.000 MW pour l'offshore.

L'Allemagne devrait poursuivre la course en tête, suivie du Royaume-Uni et de ses nombreux projets offshore. En janvier, le Crown Estate, qui gère les côtes du Royaume, a attribué de nouveaux sites de fermes offshore pour un total de 32 GW, dont les travaux débuteront au plus tôt en 2015.

À l'échelle européenne, la filière, qui employait déjà 192.000 personnes fin 2009, pourrait créer 250.000 nouveaux emplois dans les dix prochaines années. L'éolien offshore, les réseaux électriques et la formation d'ingénieurs et techniciens seraient les trois principaux gisements.

La France ne compte qu'un seul industriel, le fabricant de turbines Vergnet, positionné sur la niche des zones cycloniques et/ou difficiles d'accès. En revanche, une jeune filière se structure autour des pièces détachées et de la maintenance, dont le développement dépend de l'avenir du marché domestique.

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