• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

OPINION. « La Libération selon Donald Trump » (Michel Santi)

Photo de Michel Santi

Michel Santi

Publié le 31 mars 2025 à 04:56

Photo d'illustration

Photo d'illustration

Reuters

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • 70 milliards de dollars pour la police de l'immigration américaine
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 2

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 3

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 4

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 5

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 6

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
OPINION. Dans un monde où la globalisation semble perdre de son influence, les nations se replient sur elles-mêmes, préférant un protectionnisme croissant. Des barrières commerciales se dressent, non seulement à l'initiative des États-Unis sous Trump, mais aussi d'autres pays comme le Mexique, l'Europe ou la Chine. Ce phénomène n'est plus temporaire, mais se structure et façonne la nouvelle économie mondiale. Par Michel Santi, économiste (*)

Dans notre environnement hostile, c'est désormais du chacun pour soi. Le lubrifiant des économies - c'est-à-dire la globalisation - rend l'âme. Tandis qu'avant-hier encore, elles se concertaient pour rédiger des lois et des règlements qu'elles s'engageaient à respecter, les nations fracturent à présent et les consensus et les alliances passés. À coup de subsides et de «tarifs», elles se bousculent pour promouvoir leurs propres industries et saper celles de leurs voisins et ex-partenaires. Plus qu'une réponse temporaire à une crise, le protectionnisme devient un élément structurel de la nouvelle économie mondiale.

Il ne faut surtout pas jeter la pierre à Trump, car les barrières au commerce se mettaient en place bien avant son retour en 2025 à la Maison-Blanche, principalement contre la Chine accusée d'inonder le monde avec ses véhicules électriques, son acier et autres produits finis à bon marché. En Corée du Sud et le Vietnam dès février dernier, sous la pression de leurs entreprises nationales broyées par la compétition chinoise. En Indonésie, pour augmenter ses taxes sur tous les produits chinois emballés dans du nylon. À l'autre bout de la planète, au Mexique, qui ouvre des enquêtes antidumping sur les produits chimiques et plastiques en provenance de Chine. Au Canada, qui impose en octobre 2024 des surtaxes de 100 % sur les véhicules électriques chinois, et de 25 % sur les produits d'acier et d'aluminium en provenance de ce même pays. En octobre 2024 encore, dans cette Union européenne autrefois grande prêtresse du libre-échange, qui instaure des taxes pouvant atteindre 35,3 % sur les véhicules électriques importés de Chine. En Russie, ce partenaire très spécial de la Chine, qui légifère pour taxer les véhicules chinois constituant désormais la moitié des nouvelles ventes, contre 10% en 2022.

Global Trade Alert, observateur du commerce international basé en Suisse, calcule que 4'650 restrictions à l'importation sont en vigueur en mars 2025 parmi les économies du G 20, soit 10 fois plus qu'en 2008. Nous avons donc affaire à une tendance lourde, qui s'était même imposée sous la Présidence Biden. En effet, Global Trade Alert indique que les restrictions à l'importation touchent aujourd'hui 90% des 5'200 catégories de biens classifiées aux États-Unis, par rapport à 50% de ces marchandises qui faisaient l'objet de taxes au début du premier mandat de Trump. La Tax Foundation, think tank aux É.-U., alerte sur le niveau des droits de douane à l'importation aux États-Unis qui reviennent au niveau de 1946, «depuis 90 ans», selon Fitch Ratings.

Cela dit, l'avènement du second mandat de Trump annonce une prolifération en bonne et due forme de ces droits, taxes, et tarifs. Une vague sans précédent de redirection des échanges se met en place à travers le globe. Les proches du Président américain tentent de ralentir ses ardeurs, car il regrette publiquement s'être laissé modérer lors de son premier mandat. Donald Trump envisage un droit universel qui s'appliquerait à la totalité des marchandises en provenance de tous les pays, et compte faire de ces «tarifs» l'emblème de sa seconde Présidence. Quoiqu'il en soit, nous sommes à l'orée d'une escalade fondatrice, d'une «Libération», pour reprendre les termes de Donald Trump, qui nous l'annonce pour le 2 avril 2025.

Par ailleurs, l'objectif de ce tsunami protectionniste est que ces «tarifs» remplissent les coffres de la Trésorerie et ramènent les emplois perdus. Seule une baisse drastique du déficit de la balance commerciale est susceptible, selon l'exécutif US, de réindustrialiser le pays et d'y traiter mieux ses cols bleus. Postulat erroné qui accorde une importance disproportionnée aux emplois industriels, alors que c'est le secteur des services qui est aujourd'hui devenu le grand  pourvoyeur de travail.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Pour parvenir à ses fins, cette administration intervient directement et massivement pour réorienter l'économie. Cocasse, et hautement contradictoire, pour Donald Trump comme pour l'ensemble de son électorat, car ils ont systématiquement plaidé pour un rétrécissement des pouvoirs de l'État. Or, ne voilà-t-il pas que l'État redevient tout-puissant, qu'il est censé rendre aux Américains leur «liberté» et leur souveraineté économique ?


_____

(*) Michel Santi est macro-économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales, écrivain. Il publie aux Editions Favre « Une jeunesse levantine », Préface de Gilles Kepel. Son fil Twitter.

Michel Santi

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Le bio-manufacturing, prochain tournant stratégique : la France peut-elle se permettre d’attendre »

  • 2

    « Recyclage et réemploi : des enjeux de  souveraineté industrielle et écologique »

  • 3

    OPINION. « Asie centrale : la nouvelle frontière économique que la France ne peut plus ignorer »

  • 4

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »