• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
IdéesTribunes

OPINION. « Quand l'adaptation aux conséquences du dérèglement climatique passe par le mercantilisme et la territorialité »

Eric Muraille, Philippe Naccache et Julien Pillot

Publié le 24 septembre 2025 à 06:53 - Mis à jour le 24 septembre 2025 à 09:52

Photo d'illustration

Photo d'illustration

DR

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • Le déficit commercial s'est réduit à 5,6 milliards d'euros en avril
  • Farandou répond à une proposition de loi sur les congés payés
  • Le Monténégro accueille un sommet européen
  • La banque indienne maintient ses taux inchangés
  • L'inflation atteint 32,6 % sur un an en Turquie
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 3

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 4

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 5

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 6

    Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
OPINION. Face à l’aggravation du changement climatique et à l’éloignement des objectifs de l’accord de Paris, l’Union européenne se trouve confrontée à une question existentielle : comment garantir ses ressources et son autonomie stratégique dans un monde de plus en plus compétitif et instable ? Par Eric Muraille, Philippe Naccache et Julien Pillot (*)

Alors que chaque jour voit s'éloigner un peu plus les chances de satisfaire aux accords de Paris, il est plus que temps que l'UE prenne pleinement conscience des funestes conséquences qu'un réchauffement planétaire supérieur à 2 degrés aura sur ses structures économiques et sociales, et notamment sur la disponibilité des ressources nécessaires tant à son développement qu'à son autonomie stratégique. Pour survivre, l'UE doit renouer avec les stratégies mercantilistes et territoriales.

Retour au modèle mercantiliste

Le pouvoir d'achat est la préoccupation principale de la quasi-totalité des pays occidentaux. Or, le réchauffement planétaire va affecter la productivité agricole, altérer les stocks d'eau douce et entrainer des tensions pour l'accès aux ressources critiques (nécessaires à l'industrie, la défense, la tech et plus largement à l'électrification de la société). Nul doute qu'un choc inflationniste de grande ampleur pour l'accès à ces ressources essentielles porterait l'estocade à nos démocraties déjà passablement malmenées.

Or, c'est précisément sur la prise de conscience d'une distribution inégale des ressources qu'a prospéré le courant mercantiliste entre les 16e et 18e siècles. Celui-ci postule qu'un État doit s'approprier les territoires qui abritent les ressources nécessaires à sa prospérité, à plus forte raison quand il n'est pas bien doté naturellement. Le commerce est vu comme un jeu à somme nulle : si l'un gagne, l'autre perd. Cette conception de l'économie, qui justifie les conquêtes coloniales et les guerres commerciales, est associée à des mesures protectionnistes et une forte intervention de l'État dans l'économie.

Toute ressemblance avec la doctrine poursuivie par l'administration Trump depuis sa réélection ne serait, naturellement, pas fortuite. Elle qui a fait de la guerre commerciale son modus operandi, qui ressuscité le département de la guerre, et qui lorgne sur le Groenland et le Canada, territoires riches en terres agricoles, en ressources halieutiques, en eau douce et en métaux rares. Il en va de même avec la « diplomatie du blé » que la Russie active en Afrique, ou la guerre d'expansion qu'elle mène en Ukraine, territoire fortement pourvu en ressources. Quant à la Chine, dont les sous-sols sont riches, elle fait main basse sur une large part des capacités extractives et de raffinage des métaux à l'échelle mondiale et poursuit sa stratégie expansionniste dite des « nouvelles routes de la soie » tout en se constituant une armée à même de sécuriser ses territoires d'influence.

La territorialité, clé de l'adaptation

Comme le rappelle le chercheur en sciences politiques de l'Université de Chicago Michael Albertus dans son ouvrage (Land Power : who has it, who doesn't, and how that determines the fate of societies), notre vie actuelle est déterminée par les choix qui ont été réalisés dans la répartition des terres au cours des siècles précédents. Ainsi, la capacité à contrôler et sécuriser des territoires sera l'une des principales clés de notre adaptation aux défis posés par le changement climatique. C'est cette voie qu'empruntent la Russie, la Chine et les USA.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Si l'UE n'a pas les moyens, et encore moins la volonté, de mener une politique expansionniste, celle-ci doit a minima sortir de la naïveté et de la passivité si elle ne veut pas devenir l'annexe, voire la proie, des puissances prédatrices susmentionnées. Et cela commence par rétablir la capacité à sécuriser militairement ses territoires et ressources, sans avoir à dépendre d'autrui. L'UE doit également affirmer sa voix par-delà ses frontières continentales naturelles. L'Arctique illustre parfaitement cet enjeu. Ce territoire riche en métaux et hydrocarbures attise toutes les convoitises. Il est aussi une zone tampon entre l'OTAN, la Russie et la Chine. On attendrait de l'UE, dont 3 pays siègent au Conseil de l'Arctique, et 6 autres (dont la France) y officient en tant qu'observateurs, qu'elle ne soit plus la seule à s'enferrer dans une politique multilatérale quand les autres grandes puissances ne cachent même plus leurs ambitions impérialistes, au mépris d'ailleurs des questions environnementales.

Accepter les rapports de force plutôt que les subir

Adopter une politique territoriale ne doit cependant pas être assimilé à une déclaration de guerre. Un territoire qui n'est pas revendiqué ou défendu est naturellement convoité et est source de conflits fréquents. A l'inverse, la sécurisation militaire d'un territoire réduit les appétences et donc la fréquence des conflits. La question de l'Arctique n'est qu'un élément illustratif de la nécessité pour l'UE de développer des politiques d'adaptation qui reconnaissent la nécessité de sécuriser militairement ses territoires et les ressources qui lui seront nécessaire dans un monde à +2°C.

La gouvernance européenne, drapée du voile du multilatéralisme, de l'état de droit et d'une approche pacifiée des relations internationales, n'est plus adaptée à la situation. On doit le regretter, mais aussi en prendre acte et en tirer les conclusions qui s'imposent. Il est temps pour l'UE, sans renoncer aux possibilités offertes par la diplomatie, d'assumer, par la force si nécessaire, son devoir de protéger son territoire, et d'œuvrer à la prospérité de sa population. Si le droit international n'est plus respecté, alors le développement d'une armée - et de la volonté de s'en servir - est un mal nécessaire, non pas tant pour renouer avec une quelconque nostalgie nationaliste, que pour s'adapter à un monde que le changement climatique va rendre plus compétitif et violent. Comme le dit l'adage indien : « paix trompeuse nuit plus que guerre ouverte ».

_____

(*) Eric Muraille, Biologiste, Immunologiste, DR F.R.S.-FNRS, Université Libre de Bruxelles

Philippe Naccache, Enseignant-chercheur en Sustainability, Inseec Grande Ecole (Groupe Omnes Education)

Julien Pillot, Economiste, enseignant-chercheur, Inseec Grande Ecole (Groupe Omnes Education)

Eric Muraille, Philippe Naccache et Julien Pillot

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Asie centrale : la nouvelle frontière économique que la France ne peut plus ignorer »

  • 2

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »

  • 3

    OPINION. « Iran : le véritable adversaire de Trump est-il désormais Netanyahou ? »

  • 4

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »