Logement neuf : à Toulouse, une étude se projette sur un prix au m2 de 4800 euros

Pierrick Merlet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les logements neufs à Toulouse devraient coûter de plus en plus cher.
Rémi Benoit

Pierrick Merlet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les logements neufs à Toulouse devraient coûter de plus en plus cher.
Rémi Benoit
Les prix des logements neufs à Toulouse vont-ils s'envoler sur les trois prochaines années ? C'est ce que craint L'Observer de l'immobilier toulousain. Cet organisme, qui rassemble les promoteurs immobiliers de l'aire urbaine toulousaine et d'autres acteurs du logements, veut tirer une nouvelle fois la sonnette d'alarme et alerter le nouveau gouvernement sur cette problématique.
Si le prix moyen du mètre carré sur la métropole de Toulouse atteint les 4.350 euros en 2021 selon lui, une étude commandée par la structure au cabinet Adéquation dresse un scénario pour le moins inquiétant. Selon leurs projections communes, les prix pourraient grimper à 4.800 euros dès 2023 ou au plus tard en 2024.
Par conséquent, et si ce scénario se confirme, les budgets pour devenir propriétaire n'auraient plus rien à voir avec ceux d'un passé plutôt récent. Selon l'étude, acquérir un T3 à prix libre nécessitait en moyenne un budget d'acquisition de 250.000 euros sur la métropole toulousaine en 2019/2020. Ce qui revenait à un revenu net mensuel par foyer de 2.810 euros, ce qui rendait éligible 45% des ménages cibles selon Adéquation, que sont les jeunes actifs et les jeunes familles. Mais leurs projections pour 2023/2024 est tout autre. Un même T3 reviendrait à 288.000 euros, ce qui nécessiterait alors des revenus mensuels de 3.470 euros, réduisant alors la part de ménages éligibles à 35%. Ce phénomène est également observé pour les biens neufs de type T2 et T4.
À lire également
Plusieurs points expliquent cette potentielle envolée des prix, sachant déjà qu'elle est de +6% au m2 sur la métropole de Toulouse depuis 2019. Tout d'abord, les mises sur le marché diminuent drastiquement. Seule la métropole bordelaise, en France, fait pire.
Pierrick Merlet