Val Tolosa : le promoteur immobilier derrière le projet attaque en justice les collectivités territoriales et l’Etat
Vanessa Vertus
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C'est un dossier vieux de plus de 17 ans qui, il y a encore quelques semaines, semblait enfin se terminer. À Plaisance du Touch, le projet de mega centre commercial "Val Tolosa" initié par le promoteur Unibail Rodamco est de nouveau sur le devant de la scène. PCE, la filiale de ce géant de l'immobilier commercial - 87 centres commerciaux, premier groupe mondial côté en bourse dans ce domaine, présent dans 13 pays - dépose un recours en justice contre les pouvoirs publics.
"PCE confirme avoir engagé un recours contre les pouvoirs publics pour obtenir réparation à la suite de l'impossibilité de réaliser l'aménagement de la "ZAC des Portes de Gascogne" et le projet Val Tolosa, alors même qu'ils étaient à l'initiative des collectivités et s'inscrivaient dans leur stratégie de créer sur le plateau de la Ménude un pôle de développement économique", commente le groupe.
Sur les bancs des accusés, les collectivités territoriales à savoir la mairie de Plaisance du Touch, le conseil départemental de Haute-Garonne, mais aussi très directement l'Etat par l'intermédiaire de la préfecture du département.
Mais que reproche précisément le groupe aux dites collectivités et à l'Etat ? Le non-respect des plans d'urbanisme adoptés par les collectivités. "Les pouvoirs publics ont adopté des documents d'urbanisme (PLU, SCOT) et délivré des autorisations (permis de construire, CDAC, Dérogations faune-flore) censés permettre l'aménagement de la "ZAC des Portes de Gascogne" et la réalisation du projet Val Tolosa. Pourtant divers manquements ont été commis, dont l'absence de la réalisation de la desserte RD924, conduisant à l'illégalité de ces autorisations, et rendant ainsi la réalisation du projet impossible", ajoute le promoteur.
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Longtemps pourtant, différents acteurs publics mis en cause ont montré leur soutien à ce projet qui suscite depuis près de deux décennies une forte opposition de groupes citoyens locaux. Ce fut notamment le cas de Philippe Guyot, actuel maire de Plaisance du Touch et en son temps ardent défenseur de la construction du mega centre-commercial. L'édile fut le président du collectif Oui à Val Tolosa avant de se résoudre à faire machine arrière face à la multiplication des décisions judiciaires en défaveur du projet. Contacté à plusieurs reprises par La Tribune pour connaitre sa position face à cette nouvelle procédure judiciaire, l'édile a préféré ignoré nos sollicitations, témoignant son embarras.
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Vanessa Vertus