Comment la centrale nucléaire du Blayais doit sécuriser ses emplois pour assurer son avenir

Maxime Giraudeau
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Des conseillers Pôle emploi en visite à la centrale du Blayais le 6 mars 2023.
MG / La Tribune

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Des conseillers Pôle emploi en visite à la centrale du Blayais le 6 mars 2023.
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« Avec la construction de l'EPR de Flamanville, la filière nucléaire a pris conscience d'une déperdition de compétences. Ça faisait tellement longtemps qu'on n'avait pas construit de centrale en France qu'on a perdu un certain nombre de savoir-faire. » C'est le constat pragmatique et sévère posé par Charlotte Maes, la directrice de la centrale du Blayais, arrivée en septembre 2022. En y ajoutant « la course aux talents dans le secteur de l'industrie » le site nucléaire girondin se trouve face à une vraie problématique, si ce n'est une inquiétude, pour recruter.
Alors qu'EDF prévoit des centaines d'ouvertures de poste sur la rive droite de l'estuaire de la Gironde dans les prochaines années, le secteur industriel accuse encore un déficit d'image. Les chantiers, déjà à l'œuvre et futurs, sont d'envergure majeure. La révision générale des quatre réacteurs du Blayais, entreprise dans le cadre du grand carénage débuté en 2020, doit s'étendre jusqu'en 2029 et peut-être même au-delà. Rien que pour ce chantier décennal, 900 emplois doivent être créés. Les deux tiers seront à pourvoir dans les années à venir.
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Pour assurer le fonctionnement opérationnel du site, l'énergéticien va recruter 70 personnes en 2023 sur des postes dédiés au pilotage du réacteur, à la maintenance, chaudronnerie, robinetterie ou encore à la logistique. Les entreprises sous-traitantes de la centrale, qui emploient 700 salariés sur des postes peu qualifiés de maintenance ou de logistique, cherchent également à recruter. « On ne va pas juste attendre que les gens toquent à la porte, on a besoin d'être proactifs », mobilise Charlotte Maes. Signe que le secteur énergétique est en tension, une semaine des métiers du nucléaire est organisée du 6 au 10 mars dans tout le pays, pour faire valoir l'intérêt d'une filière en mal d'image et pourtant pleine d'opportunités.
Maxime Giraudeau
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