3.400 kilomètres de voies. Et pas mal de tracas. En Nouvelle-Aquitaine, les trains roulent sur des rails pas toujours gâtés. Des rames bridées à 50 km/h au sud de la Charente-Maritime, des wagons qui tanguent entre Périgueux et Limoges, des tempêtes qui ont agité le Sud-Ouest à l'automne : voilà les lignes régionales de plus en plus malmenées. C'est dans ce contexte chaotique que la Région a reçu fin avril les représentants de SNCF Réseau à Bordeaux.
Ces derniers ont annoncé une hausse à venir des investissements sur la Nouvelle-Aquitaine. « Là où aujourd'hui on investit 200 millions d'euros par an, ce seront 300 millions chaque année à partir de 2027 dans le réseau néo-aquitain », présente ainsi Mathieu Chabanel, PDG de SNCF Réseau. Cette branche de l'opérateur ferroviaire sous tutelle de l'État est chargée d'entretenir et moderniser les voies. Et se trouve donc régulièrement pointée comme responsable de l'abandon des infrastructures ferroviaires alors que la moitié du réseau régional est désormais concerné par des limitations de vitesse et/ou des risques de coupure.
Une situation que ses dirigeants veulent conjurer en justifiant les chantiers à venir : le lancement des travaux sur Niort-Saintes avec la fermeture de la ligne à partir de mai, les 70 millions d'euros qui seront mis pour réhabiliter les voies entre Saintes et Bordeaux ou le plan global d'1,6 milliard d'euros sur la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse - dont le retard de livraison des rames Oxygène vient d'être annoncé.