Nouvelle usine de goudron à Toulouse : les opposants s'en remettent à la justice
Alexandra Frenkel
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'association "nature et vie sur les coteaux" se mobilise contre l'usine de goudron.
Rémi Benoit
Alexandra Frenkel
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'association "nature et vie sur les coteaux" se mobilise contre l'usine de goudron.
Rémi Benoit
Le bras de fer se poursuit au nord-est de Toulouse, sur la commune de Gragnague. « Les voitures blanches qui deviennent noires, les terrasses qui changent de couleur, les odeurs désagréables... »... Pour le maire de la commune, Daniel Calas, ce n'est pas le fait du hasard, mais bien dû à l'activité de la centrale d'enrobé.
Pour rappel, le projet porté par la société Eurovia Grands Projets France, (filiale de Vinci Autoroutes) consiste en l'installation de deux centrales d'enrobé mobiles sur la commune de Gragnague, à proximité de l'autoroute A68. L'installation est destinée à la fabrication des enrobés nécessaires aux travaux de réfection des chaussées de l'autoroute A68 entre Toulouse et Gémil (18 km), qui vise à répondre à une exigence de sécurité routière.
Mais cette installation suscite la colère des riverains de Gragnague et des communes environnantes puisque l'enrobage est un processus industriel qui implique l'utilisation de produits chimiques et de matériaux polluants, tels que les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et des métaux lourds. Reconnues comme cancérigènes par l'OMS et le Centre International de Recherche contre le Cancer (CIRC), ces substances sont jugées dangereuses pour la santé humaine.
À lire également
Respectant la procédure dite d'enregistrement, les deux usines ont pu débuter leurs activités le 26 avril dernier six mois après le dépôt d'un dossier d'autorisation par Eurovia à la préfecture de Haute-Garonne.
Alexandra Frenkel