E-santé : un consortium pour piloter les thérapies anticancéreuses à distance
Marie-Annick Depagneux
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Le fabricant de piluliers isérois Stiplastics, l'éditeur de logiciels e-santé montpelliérain La Valériane et l'Institut médical avignonnais Sainte-Catherine finalisent leur accord pour constituer un consortium. Objectif ? Développer en commun une solution connectée avec une interface digitale pour sécuriser et piloter à distance la prise d'anticancéreux par voie orale en collectant toutes les données utiles.
Selon les chiffres fournis, 23 % des traitements de chimiothérapie sont administrés en comprimés ou gélules versus la voie intraveineuse. Ce taux pourrait atteindre 50 % en 2020 si l'organisation et le suivi sont plus contrôlés. Le projet vise à accompagner efficacement les patients dans le parcours de soins post-hospitaliers.
C'est précisément à échéance de 2019-2020 que le dispositif devrait être opérationnel.
Trois molécules et traitements sont envisagés pour ce pilote.
Cette démarche novatrice dont l'investissement est chiffré entre 2 et 4 millions d'euros pourrait bénéficier du forfait innovation dans son utilisation expérimentale. Ce projet ne se voit pas d'équivalent de cette ampleur, en Europe. Aux Etats-Unis le géant Google planche avec de puissantes structures américaines sur un programme analogue.
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Au-delà du noyau dur des trois "investigateurs principaux", le tour de table est voué à associer d'autres partenaires. L'ambition est d'étendre ce programme à la communauté de cancérologie française. Pour commencer, quatre régions sont prospectées. Outre Provence Côte d'Azur il s'agit de l'Occitanie, les Pays-de-Loire et Auvergne Rhône-Alpes.
Marie-Annick Depagneux
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