Entrepreneuriat en journalisme : Médiacités, la solidité du modèle récompensée
Maxime Hanssen
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Maxime Hanssen
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
"Faire émerger des projets d'entreprises journalistiques francophones aux positionnements et modèles d'affaires innovants et durables". Voilà l'objectif du concours des Têtes chercheuses, organisé depuis deux ans par le club de la presse de Lyon. A de nombreuses reprises, ce mardi soir à l'Institut Lumière, le jury n'a pas hésité à challenger en profondeur le cœur économique des six projets en lice. Et à ce petit jeu, c'est finalement le site d'enquêtes dans les grandes villes françaises, Mediacités, qui a remporté le prix. Ce nouveau média prône "l'investigation sans concession". Porté par sept journalistes d'expérience, il doit voir le jour le 1er décembre à Lille, avant un déploiement à Nantes, Lyon et Toulouse puis à terme, dans les 10 grandes métropoles françaises.
Si l'ADN éditorial a séduit le jury, le modèle économique l'a définitivement convaincu.
Une philosophie qui s'est répercutée avec sérieux dans les prévisions et dans la solidité du business model, a estimé le jury.
Mais aussi, les jurés ont souhaité récompenser l'un des six prétendants pour qui le timing était idéal pour accélérer sa croissance : ni trop jeune, ni surtout, déjà trop mature. A l'instar de Live magazine, un média qui propose des contenus uniquement en live et sur scène, qui devrait déjà réaliser un chiffre d'affaires de 180 000 euros en 2016 et dont le business model semble solide (prestation, sponsoring et billetterie).
À lire également
Ou à l'image du média suisse Sept info, tenant d'une production circulaire, où le pure-player doit alimenter un beau magazine papier, ce dernier renvoyant sur l'application ou le site grâce à la réalité augmentée. Un journal dont les innovations technologiques et éditoriales n'ont pas suffi, pour le jury, à compenser un modèle d'affaires soutenu par un puissant mécène suisse, qui assure la viabilité du titre pour "cinq années après sa fondation", précisait Patrick Vallélian, à l'origine du projet.
Maxime Hanssen
Recyclage des aimants : à Grenoble, une ligne pilote au cœur de la bataille des terres rares
Navettes volantes : SeaBubbles en quête de repreneurs pour survivre
Circuits électroniques pour l'IA : Nvidia entre au capital de Scintil Photonics
La start-up lyonnaise Y-Brush confrontée au ralentissement du marché américain