Dans la campagne de Toulouse, le 100e singe allie coworking et formation des néo-paysans

Florine Galéron
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C'est un projet atypique qui est en train voir le jour à Belberaud. Dans cette petite commune périurbaine d'un millier d'âmes au Sud-Est de Toulouse, en Haute-Garonne, le collectif du 100e singe veut donner une deuxième vie à un ancien corps de ferme et ses 7 hectares de terrain. Quatre espaces collaboratifs sont envisagés :
Une micro-ferme verra le jour à Belberaud (Crédit: Le 100e singe).
Originaire de Saint-Orens, Amandine Largeaud a travaillé pendant 10 ans au Burkina Faso. "Je revenais chaque année dans la région et j'ai pu voir petit à petit l'évolution. Mon village entouré de champs est devenu une ville-dortoir et personne ne se préoccupe du devenir de ces espaces périurbains".
Un autre phénomène sociologique a inspiré la création du collectif du 100e singe :"Dans mon entourage, je connais beaucoup de gens qui ont quitté leur CDI pour remettre du sens dans leur travail", relève la trentenaire. Cette quête passe de plus en plus par un retour à la terre, observé par un autre porteur du projet, l'ingénieur agronome David-Alexandre Lobry : "Les formations de reconversion agricole, il y a encore quelques années, peinaient à boucler leur effectif, elles ont aujourd'hui des listes d'attente. Rien qu'en Haute-Garonne et en Ariège, plusieurs centaines de candidatures sont enregistrées".
Toutefois, ces aspirants agriculteurs n'imaginent pas toujours les implications de cette nouvelle activité.
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Le 100e singe est porté par un collectif de 11 personnes. Une campagne de crowdfunding est en cours sur la plateforme Ulule avec l'objectif de récolter 30 000 euros. Les 230 000 euros de fonds restants nécessaires seront apportés par des donateurs privés à l'instar de la chaîne de magasins Biocoop mais aussi des collectivités locales comme le Sicoval ou le Conseil départemental. Le collectif espère réaliser les travaux d'aménagement dans les prochains mois pour une ouverture à l'été 2018. La deuxième phase du projet (la table d'hôtes qui requiert un financement supplémentaire de 90 000 euros) devrait être réalisée d'ici deux ans.
Florine Galéron
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