Voitures autonomes : qu'en pensent les Toulousains ?

Florine Galéron
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Rémi Benoit

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Rémi Benoit
Richard, la cinquantaine, est ingénieur en informatique et habite à 30 km de Toulouse. Laurence, la quarantaine, travaille au service des achats d'Airbus et vit dans le quartier de Lardenne. Pascal, 30 ans, opère dans le web et vit dans l'hypercentre de la Ville rose. Voici le profil de quelques uns des participants croisés samedi 28 janvier au débat citoyen sur les voitures autonomes, un événement organisé par l'agence Missions publiques simultanément sur cinq sites en France (Toulouse, Rennes (35), La Rochelle (17), Conflans-Sainte-Honorine (78), Sophia Antipolis (06)).
Des habitants de toute l'agglomération toulousaine ont participé au débat (Crédit : Rémi Benoit).
Au final, dans la Ville rose près de 100 habitants ont répondu à l'appel. "Nous avons un peu plus d'hommes que de femmes mais il y a beaucoup d'habitants profanes sur la question des véhicules sans chauffeur. Ils viennent de toute l'agglomération (Toulouse Métropole et le Sicoval sont partenaires du débat, NDLR)", se félicite Elian Belon, membre de Missions publiques.
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Il est 9h30 quand les discussions démarrent dans la salle Barcelone par petits groupes. Chacun se présente et explique son rapport à la voiture. "Je ne voulais pas passer de permis, déjà à l'époque je devais espérer la voiture sans chauffeur", plaisante Pascal qui revendique son mode de vie urbain. Lui aimerait que les véhicules sans chauffeur soient pensés de manière à recréer de la sociabilité entre les habitants. "Dans le métro, personne ne se parle alors que lors d'un covoiturage il est impensable de ne pas parler avec ses voisins", remarque-t-il. Le Toulousain pointe l'image qui figure dans la brochure d'explication du débat distribuée aux participants. On y voit des enfants jouer à des jeux de société avec leurs parents qui n'ont plus besoin de conduire. "Ce serait idéal pour jouer à la belote", intervient Jean-Paul, un retraité.
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