Ziggy, le nouveau robot humanoïde toulousain intelligent

Pierrick Merlet

présentation du robot Ziggy
Rémi Benoit

Pierrick Merlet

présentation du robot Ziggy
Rémi Benoit
"Bonjour, je m'appelle Ziggy, un robot Pepper conçu par la société SoftBank. Je suis né au Japon en 2014", lance ce compagnon à la carrosserie blanche et au regard bleu lumineux. De taille moyenne et doté d'une voix plutôt entraînante, le robot humanoïde Ziggy est le fruit d'un travail de cinq mois, produit par 22 étudiants qui composent la formation systèmes robotiques et Interactifs de l'Upssitech, une école de l'université toulousaine Paul-Sabatier.
Ce cahier des charges a été dicté par l'entreprise toulousaine Eurécia, le propriétaire de Ziggy, qui travaille actuellement sur la place du robot au sein des entreprises et qui a donc souhaité s'associer à ces étudiants dans le cadre de cette réflexion. Basé à Castanet-Tolosan, "Eurécia est un éditeur de solutions RH numériques créé en 2006, qui compte actuellement 80 000 clients-utilisateurs dans 900 entreprises, à travers 43 pays", selon Ziggy.
Ce dernier sera ainsi utilisé par l'entreprise comme hôte d'accueil dans ses locaux soit comme figurant dans les salons, afin de rendre attractif le stand de l'entreprise. Mais comment Ziggy fonctionne-t-il ? Comment ce robot peut avoir un dialogue constructif avec "ses confrères humains"» comme il tient à les nommer ?
Ziggy est doté d'un système de reconnaissance faciale pour reconnaître son interlocuteur. / Rémi Benoit
Quand il aura affaire à un visiteur plutôt qu'à un salarié qu'il reconnaît, Ziggy a la solution. Le robot humanoïde demandera à son interlocuteur (encore inconnu) de rentrer son nom et son prénom sur la tablette numérique située sur le torse de Ziggy, avant de lui proposer un enregistrement dans sa base de données pour pouvoir le reconnaître lors de sa prochaine visite. Le robot demande ensuite la raison de sa venue. Si c'est pour un rendez-vous, Ziggy demande le salarié concerné et prévient celui-ci par mail ou par SMS qu'une personne l'attend dans le hall d'accueil. Pour faire patienter le visiteur, l'assistant nouvelle génération propose une présentation numérique de l'entreprise stockée dans un CMS, suivi de blagues également enregistrées sur ce système si l'attente n'est pas terminée. En résumé, sa tâche consiste à accueillir, informer, assister et divertir.
En plus du mode hôte d'accueil, Ziggy connaît neuf autres modes, comme celui d'assistant personnel commandé vocalement. L'employé assisté par son nouveau compagnon pourra par exemple demander la météo, la liste des tâches à réaliser ou une demande quelconque de renseignements. Le robot est également relié au service Open Data de Toulouse Métropole et à celui de Tisséo pour connaître tous les noms de rue et les transports en commun existants. Ainsi, l'interlocuteur peut demander à Ziggy un itinéraire pour aller d'un point A à un point B. Le robot affichera alors un QR code sur sa tablette que l'interlocuteur devra capturer avec son smartphone afin que l'itinéraire s'affiche. Ziggy est également équipé d'un mode annonce qui peut lui permettre de rappeler aux salariés les réunions de la journée ou même les anniversaires.
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Malgré cet exploit technologique, Ziggy reste encore une invention fragile qui peut être améliorée. "Pour intercepter l'attention du robot, l'utilisateur doit vraiment se trouver au premier plan et rester dans un périmètre de deux mètres, Ziggy n'étant pas équipé de la meilleure technologie de reconnaissance faciale qui existe", reconnaît Quentin, un autre étudiant du projet. Le bruit ambiant aurait également était un problème lors du développement du projet.
Ziggy est un produit qui contient de nombreux axes d'améliorations. / Rémi Benoit
Pour poursuivre ce travail, l'un des 22 étudiants va prochainement venir en stage au sein de l'entreprise Eurécia pour assurer le développement du robot.
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