Comment la logistique fait sa révolution grâce au numérique
Stéphanie Gallo Triouleyre
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"La révolution est en marche. C'est certain, mais les acteurs de cette révolution vont-ils marcher ou vont-ils courir ? Pour l'instant, nous ne savons pas encore le dire".
Patrick Bellart est le directeur de l'innovation technologique au sein du groupe FM Logistic, un des poids lourds français de la logistique dont le siège social est en Moselle (1,075 milliard d'euros de chiffre d'affaires au 31 mars 2017 ; 26 000 collaborateurs dans le monde).
Il affirme néanmoins que les méthodes de travail vont probablement faire un bond dans les prochaines années.
En Auvergne Rhône-Alpes, les acteurs du numérique ont bien compris le potentiel du gigantesque marché de la logistique. Et se sont emparées du sujet numérique/logistique très tôt.
Parmi les technologies qui tendent à se démocratiser, on trouve la géolocalisation des stocks dans les entrepôts, le déploiement massif de la cobotique, c'est-à-dire de l'assistance du salarié par un robot, "les lunettes de réalité virtuelles permettant de transmettre facilement des informations aux opérateurs, la mise en place de capteurs en tous genres pour anticiper et analyser les arrêts de machines... ", détaille David Vitale, directeur technique photonique pour le pôle de compétitivité Minalogic, qui a présenté ces technologies lors d'une journée thématique à Saint-Etienne le 21 juin dernier.
Impossible de citer toutes les technologies développées dans la région, mais elles sont riches, selon David Vitale.
C'est le cas par exemple du Grenoblois Eyesee, spin-off du fournisseur de logiciels Hardis (1 000 salariés ; 99,1 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2017). Elle va lancer dans quelques mois l'industrialisation de son drone destiné aux inventaires.
Stéphanie Gallo Triouleyre