Bio-impression : Poietis signe un partenariat avec le géant Servier

Mikaël Lozano

Mikaël Lozano
La pépite Poietis travaille, depuis sa création en 2014 à Pessac près de Bordeaux, sur le sujet de la bio-impression. Elle a notamment mis au point une bio-imprimante guidée par laser qui permet de produire des tissus vivants. De l'impression 4D cellulaire en somme, ajoutant aux 3 dimensions habituelles la 4e dimension du temps, qui autorise la startup à viser d'ici quelques années la production d'organes et tissus pouvant être implantés de manière chirurgicale. Avant d'aller jusque-là, Poietis fait avancer ses recherches via des partenariats scientifiques conclus avec de grands acteurs mondiaux de la santé, qui lui permettent également de financer sa R&D en vue d'une arrivée en bloc opératoire. La société annonce ce mercredi la signature d'un partenariat de ce type avec le laboratoire Servier (21.700 emplois, 4,152 milliards d'euros de CA en 2017), dans l'optique de développer et produire des tissus hépatiques.
La technologie portée par Poietis pourrait ainsi contourner ces limites : "Ce projet repose sur la reproduction d'un nouveau tissu hépatique humain bio-imprimé complexe avec des lignées de cellules hépatiques humaines et des cellules immunocompétentes dans une architecture définie afin d'imiter in vitro le tissu hépatique humain."
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"Ce projet permettra de faire progresser notre compréhension des mécanismes d'hépato-toxicité et d'offrir des tests pour détecter, le plus tôt possible, d'éventuels effets délétères lors du développement de nos médicaments", précise Nancy Claude, directrice de la sécurité non clinique chez Servier. "On peut s'attendre ainsi à une réduction des effets indésirables hépatiques chez les patients dès la phase de tests cliniques."
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