Thierry Mandon : "Mon projet pour la Cité du design"
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Thierry Mandon
Pierre Grasset
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Thierry Mandon
Pierre Grasset
Acteurs de l'économie-La Tribune. Vous avez pris la direction de la Cité du Design depuis un mois. Quel est votre premier diagnostic ?
Thierry Mandon. Je constate qu'il y a un écart assez considérable entre la situation concrète de la Cité et les attentes qu'elle génère. Je m'explique : la Cité a une image très forte, avec des moyens suffisamment importants apportés par la Région et la Métropole, elle dispose d'une aura internationale incontestable grâce notamment au label Ville Créative Unesco. Mais il faut encore faire monter ce projet pour le mettre au niveau des attentes des citoyens et des élus. Le projet est déjà remarquable, il doit encore être consolidé. Au niveau local comme au niveau national ou international.
Saint-Etienne, capitale française du design. Rêve ou réalité ? Ne se fait-elle pas rattraper par des villes comme Lille ?
Objectivement non. Saint-Etienne est le seul endroit en France où vous avez une école de design implantée dans un tel bassin de créativité (Mixeur, Usine Créative...), un écosystème économique local, des designers organisés etc. Il n'y a pas de concurrent aujourd'hui, hormis peut-être Paris. Et encore... ce n'est pas aussi bien organisé qu'ici.
Quelles sont les directions que vous envisagez de suivre pour porter plus haut la Cité du design ?
Je compte beaucoup sur l'ESADSE. Je ne comprends pas la dichotomie qui s'est installée entre la Cité du design et l'école supérieure d'Art et de Design de Saint-Etienne. Je crois que la colonne vertébrale de ce lieu est l'école. C'est elle qui porte le tout. Sans elle, il n'y aurait jamais eu de design à Saint-Etienne.
Elle doit à présent grandir. L'école accueille déjà 350 étudiants, elle doit arriver à 450 sous trois ans. L'objectif est d'augmenter en capacité mais aussi en puissance de feu de recherche et en diplomation internationale (en master, licence et demain en doctorat). Ma première priorité est donc de la remettre au centre du dispositif.
Quels sont vos autres axes d'actions ?
Stéphanie Gallo Triouleyre
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