MIA, la navette autonome mise à l'épreuve du réel
Vincent Lonchampt
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

navette MIA
DR
Vincent Lonchampt
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

navette MIA
DR
A partir de janvier prochain, les 1 500 employés de la ZAC des Gaulnes de Meyzieu-Jonage auront à disposition une navette électrique autonome pour rejoindre leurs bureaux depuis la gare TCL de Meyzieu.
Nommée MIA, cette navette électrique sans chauffeur de 15 places (gratuite) va parcourir un trajet de 1,2 km ponctué de six arrêts sur "route ouverte", au coeur de la circulation, là où les autres expérimentations - à l'image de celle menée à la Confluence - se déroulent sur des sites propres.
Bordée de technologie (GPS, caméras, cartographie 3D...), elle va notamment traverser deux carrefours sur son chemin, et interagir avec les feux de circulation. Une première en France dans cette configuration, dont l'expérimentation doit durer deux ans.
Développé depuis 2016, le projet MIA se présente comme une solution 100% lyonnaise. Initié par le groupe Eiffage qui cherchait un moyen de transport pour ses collaborateurs implantés dans la ZAC des Gaulnes, le groupement public-privé rassemble également la Métropole de Lyon, la SERL et le Sytral autour de la navette autonome développée par le constructeur Navya.
Outre 180 000 euros financés par la Métropole pour aménager la voirie, le coût d'exploitation pour la durée de l'expérimentation est estimé à 480 000 euros.
Considérée comme un moyen de renforcer l'attractivité de la ZAC des Gaulnes, la navette MIA, qui va circuler du lundi au dimanche, ne se donne pas d'objectif en terme de passagers/jours pour juger - ou non - de la réussite de l'expérimentation. La fréquence de rotation va d'ailleurs s'adapter à la demande et se caler sur les horaires de bureaux. Entre 40 et 50 allers-retours sont prévus par jour.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Vincent Lonchampt