Aurex : la première banque régionale de compensation des entrepreneurs est née
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Elles sont déjà une centaine d'entreprises de la région, principalement de Grenoble, à se faire payer et à régler leurs factures en Aurex.
Kezako ? Il s'agit de la monnaie créée pour circuler au sein de la toute nouvelle banque de compensation régionale, lancée il y a quelques mois, par une douzaine d'entrepreneurs issus du CJD Grenoble et de la pépinière d'entreprise iséroise, La Pousada.
Le concept est basé sur des transactions inter-entreprises libellées en Aurex et non plus en euros. Chaque adhérent dispose d'un compte dans la banque. Lorsqu'il le peut, si son fournisseur ou son client sont également adhérents, il paie ou se fait payer en Aurex, via la banque de compensation. Les Aurex crédités aux vendeurs ne sont pas transformés en euros (sauf cas spécifiques) mais restent sur les comptes pour régler de futures transactions.
"Nous nous sommes inspirés de la banque de compensation Wir qui avait été créée par des entrepreneurs suisses pour échapper à la déflation de la monnaie. Wir fédère maintenant plus de la moitié des entreprises suisses !", précise-t-elle.
Aurex est également directement inspirée du fonctionnement de Sardex, une autre banque de compensation entre entrepreneurs née en Sardaigne en 2008, pendant la crise. "Les entreprises avaient des commandes mais plus de liquidités pour acheter les matières premières. Ce système leur a permis de sortir la tête de l'eau. Ils en sont déjà à plus de 140 millions équivalents euros de transactions".
Hormis la préservation de la trésorerie et des liquidités, le système a l'avantage de booster le tissu économique local en poussant les adhérents à travailler en priorité avec des partenaires locaux.
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Stéphanie Gallo Triouleyre