Pourquoi le pôle de compétitivité Imaginove ferme ses portes
Stéphanie Borg
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Le renouvellement du label "pôle de compétitivité" fait ses premières victimes. Imaginove, le pôle de compétitivité des industries du contenu et des usages numériques, cesse son activité.
Faute d'adhérents et de fonds propres pour poursuivre ses activités d'accompagnement, il est contraint de fermer ses portes. Quatre salariés de la structure seront licenciés dans quelques semaines, David Gal-Renier, ancien directeur d'Imaginove, a quant à lui rejoint Minalogic comme directeur technique "contenus et usages".
En juillet 2018, l'État a rebattu les cartes des pôles de compétitivité. Il leur a été demandé de recandidater à leur propre label, la phase IV (pour 3 ans), afin de construire des pôles de grandes envergures, notamment pour adresser des appels à projets européens. L'idée était donc de favoriser les regroupements et les fusions entre pôles existants. Une mesure plus particulièrement destinée aux "petits" pôles.
Dans ce contexte, et conscient de ne pas répondre à l'ensemble de ces critères, Imaginove avait choisit de ne pas déposer de candidature à cette phase IV en octobre. Et de transférer son service d'accompagnement à l'innovation au pôle de compétitivité Minalogic.
"Les activités d'Imaginove étaient complémentaires aux nôtres dans le domaine du numérique : nous avons donc décidé de nouer un partenariat au cours des derniers mois, qui a été acté par une fusion au sein de nos deux CA respectifs", expliquait Philippe Magarshack, à la Tribune en novembre dernier.
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Des adhérents, surtout ceux de la filière culture, connaissance et jeu vidéo se sont pourtant mobilisés pour essayer de sauver la seconde partie de l'activité du pôle, conscient des besoins actuels.
Mais le manque de temps pour bâtir un projet économiquement viable a eut raison de cette initiative.
Stéphanie Borg
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